‹ Armorial du bibliophile, avec illustrations dans le texteChapitre 8 sur 22 · O*» ARMORIAL · texte numérisé non relu

O*» ARMORIAL

DREUX DE BRÉZE (Thomas), dit le marquis de Dreux, lieutenant général des armées du Roi, grandmaître des cérémonies de France, mort le i6 mars 1749. II avait épouse Catherine- Angélique deChamillart, fille aînécdc Michel de Chamillart.ministreet secrétaire d'Etat, morte le 19 février 1739, âgée de 5o ans.

Comme ci-dessus.

Les deux époux avaient, chacun de leur côté, formé une belle et riche Bibliothèque. Les livres de l'épouse se reconnaissent parla marque suivante.

De Drhux, accolé de Chamillart.

DRU Y (le comte de),conseillerd'Etat, élu le 1 2 juillet lôf)! . Il avait épousé, le 4 novembre 1643, Marie de Damas d'Anlczy de Crux.

DU BIBLIOPHII.F.

De gueules, à la fasce d'argent aC'

compagnée de 3 canettes de même.

DU RARRY (Jcannc-Gomart de Vaubernicr, comtesse de), née à Vaucouleurs, en 1 746, morte à Paris, sur l'échafaud révolutionnaire, le 8 décembre 1793.

Deux écus accolés.

Le premier : De gueules, à 3 jumelles d'argent. ^

Le deuxième : D'azur, au chevron d'or portant en cime un geai surmonté d'un G, et accompagné en chef de deux roses en pointe, d'une main dextrecn pal; le tout d" argent.

Devise : Boute:{ en avant.

La dernière favorite de Louis XV avait une Bibliothèque composée de

AMUnUb DO M

1,068 Tolamtf , toitti haUIemelit rdiés co maroquin range, dorés sur tranche,

et frappes aux armes ci -dessus. Ces volumes sont fort recherchés des amateurs, loît à cause de la provenance, soit A cause de la beauté etdel'élcgance de la reliure. Toutefois, on n'en rencontre que rarement dans les ventes publiques, la majeure partie se trouvant aujourd'hui conservée à la Bibliothèque de la ville de Versailles.

La Du Barry, quoique fort belle, n'était guère en état de former, seule, une Bibliothèque, elle qui ne pouvait pas écrire un mot sans feirc une faute d'orthographe : son libraire s'en chargea. On y remarqua d'abord de bons ouvrages d*hisioire, de littérature et même de morale, puis ensuite des produclions plus lépères, que son fournisseur y ht entrer sans doute pour distraire les instants du monarque blasé. Louis XY, dit*oa, parut enchanté du goût littéraire de sa nouvelle muUressc» et lorsque sa collection aniva au châtead de VersaiUes, il s'écria: c La marquisede PompadouraTait plus de livres que la comtesse, mais ils n'étaient pas si bien reliés, ni si bien choisis; aussi nous la nommerons bibliothécaire de Versailles. »

« Grâce ù ccne Bibliothèque, dit M. Paul Lacroix (bibliophile Jacob), Madame Do Barry put se perfectionner dans la lecture, mais elle ne réussit point à corriger l'orthographe de ses pères. B

Catiilofsur tics livres de madame la comtesse Du Barry, avec les prix. — Versmlles, 1771, in-4 manuscr. de 33 ff. (Bîbl. de PArsenal.)

A la fin de l'avertissement qui se trouve en tcle de ce catalogue on lit :

« Les fers ou les armes de Madame la comtesse, gravés en petit et en grand.

jonots. 1^

sont entre les mains de Redan, maître relieur, rue ChartUre, au PutU-Cer^

Paul Lacroix, Z,e«r<? dans le ^oarfe illustré, n» du 3 1 mars 1 860.

DU BOIS (Guillaume), cardinal, ministre d'État , né en i656 à Brivesla-Gailiarde, mort à Versailles en

D'a!{îir, à trois palmiers d'or posés 2 et i \ au chef cousu de gueules, ehm-gé dê trois mokties dréptr&H éTargent pôsées ettfasee.

La Bibliothèque du cardinal du

Bois, à l'origine, appartenait à Fabbé Bignon,qui l'avait formée avant <Pétre bibliothécaire du roi. 11 la vendit A Lawdans le temps oh celui-ci pouvait et voulait tout acheter. Law la revendit en 1723 au cardinal pour la somme de 5o,ooo fr. Elle était alors composée de 35,000 volumes. A la mort de du Bois, les libraires de Paris l'achetèrent 65, 000 fr., et la cédèrent presque aussitôt pour le prix de 80,000 fr. à un nommé Guiton. Celui-ci fit transporter cette Bibliothèque à La Haye, où elle fut vendue à l'encan. Un amateur, nommé Milsoneau, acquit à cette vente plusieurs livrea imprimés et manuscrits des plus rares,

lesquels passèrent ensuite dans la collection de M. le marquis de Paulmy, pour aller après grossir les richesses de la Bibliothèque de l'Arsenal.

Cependant nous avons trouve quelques livres, provenant du trop célèbre cardinal, à la Bibliothèque Nationale.

Bibliothcca Duboisiana, ou Catalogue de la Bibliothèque de feu Son Eminence... le cardinal du Bois, recueillie ci-devant par monsieur l'abbé Bignon. La vente publique se fera le 27 août 1725, par Jean Swart et Pierre de Hondt. — La Haye, 1725, 4 vol. in- 1 2 .

DU BOIS DE MENlLLET(Jean), reçu conseiller au Parlement de Paris le i'8 mai 1 641 .

DU BOIS GAULTIER (Philippe- Charles), conseiller en la Grande Chambre du Parlement de Paris, mort le 22 mai 1726, à l'âge de 70 ans.

D'argent, au chêne de sinopte, au chef d'azur chargé de trois croissants d'argent.

Dans les Portraits des membres du Parlement de Paris, public's par Duleau, nous trouvons : « Du Bois de Menillet. — Entend le Palais, a de l'esprit et des lettres; néanmoins irrégulicr, d'accueil farouche, et pour l'ordinaire intrait.ible; revient quelquefois. Aime les intérêts ; a médiocre crédit... »

D'azur, à trois chevrons d'or accompagnés de trois étoiles d 'or.

DU BOUCHET, seigneur de Bournonville ( Henri ) , conseiller de Grande Chambre en la Cour du Parlement de Paris, mort le 23 avril 1654, âgé de 61 ans.

D'or, à une mcrlette de sable, au chef d'azur chargé de trois besants du premier.

Ce magistrat avait une Bibliothèque qui contenait, dit le P. Jacob, « six mille volumes des mieux choisis en

akmorial du I

tontes les sciences et langues », impriméi et mMimcriti. Elle fot encore «igiiieiitéBdepaii,et lorsque DuBou*

chet mourut, le nombre de ses volumes s'élevait à près de huit mille.

Le 27 mars i652, cet amateur disposa par testament, en foveur de l'abbaye de Saint- Victor, de toutes les richesses littéraires qu'il avait amassées avec tant de zélé et de soinSj et qui filent pendant sa vie c ses plus cltéiea délices ». Il y mit pour condi- < tien expresse que sa Bibliothèque serait publique, de manière que les tra- Tailleurs eussent la liberté de venir étudier « trois jours de la semaine, trois heures le matin et quatre heures de l'apris-diner ». Déplus, il légua une rente annuelle de 340 livres, à pvendfe sur les gabelles, pour l'entretien de ladite Bibliothèque. Une seconde rente annuelle de 340 livres, à prendre sur le clergé de France, fut encore abandonnée par le testateur, à l'efFet de subvenir au traitement du religieux qui en serait le bibliothécaire, désirant que le premier qu'on appellerait à cette fonction fot k P.

Eustachcde Blémur, son ami, alors bibliothécaire de l'abbaye.

Ce legs, ainsi tormulé> est digne de remarque. A cette époque, il n'y avait ft Paris qu'une seule Bibliothèque ouverte aux gens de lettres, celle de Mazarin, et encore depuis neuf ans seulement, la Biblic^èqoe du Eoi ne fut publique qtt*en 1737.

Toutes oespreKriptïons furent exactement remplies. Selon son voeu, Du Bouchet fut inhumé dans une des chapelles de l'église. En outre, les religieux reconnaissants placèrent son buste dans la Bibliothèque. Près de la porte d'entrée, on mit d'un côté une plaque de marbre sur laquelle étaient

IBUOPHILE. 191

inscrits les termesdulegs, et, de l'autre côté, le buste du donateur, avec une

épitaphe qui fut composée par le P.

Ëustache de Blémur.

De son vivant. Du Bouchet n'avait pas de fer pour ses livres. Il se contentait d'apposer sa rignature en téte et sur le milieu du titre, avec la date et le prix de l'acquisition. Les armes cidessus, que l'on trouve sur la plupart des volumes provenant de sa collection, n'y ont été mises qu'après sa mort, et suivant son désir exprimé dans son testament. Mais, en cela, le goût des religieux de Saint-mctor n*égala pas leur reconnaissance. « Par économic^ans i^otitc, dit M. Franklin, ils firent frapper les armoiries du défunt sur des petits carrés de cuir, et ne craignirent pas de couper surledoe d'une multitude de volumes la place nécessaire pour y introduire ce singulier orncmLiU.

Du Bouchet avait la réputation d'un amateur âudit et délicat, et pendant

l'exercice de sa charge il s'était acquis l'estime et la considération de ses contemporains. Pierre Petit, à la fois mé* decin, poiteet bibliophile, fitsonâog»

dans une ode latine, et Santeuîldunta dans la même langue son savoir, ses tiilents et SCS éminentcs qualités.

Lors de la confiscation des biens du cierge, c'est-à-dire en 1791, l'importante collection de IViMaye de Saint- ■yictorfut répartie entre les différentes Bibliothèques publiques de Paris :

beaucoup de livres imprimés et presque tous les manuscrits entrèrent à la BiUiotbàque Nationale.

FftAMKUN, Mbtoir€ des Bibliothèques publiques de Par if!, in-fol. — Le P. Jacob, Traité des plus belles Bi-

192 AkMOniAL

DU BOUCHET (Jean), conseiUer et maître d'hutel ordinaire du Roi , mort vers 1 685, doyen des chevaliers de l'ordre de Saint- Michel. Il figure dans la liste des chevaliers dé cet ordre, donnée par les Etats de la France, de 1 ô6o à 1 684.

D'hermines^ papelonné de gueules.

Cette marque est frappée sur les plats de VHistoire des pays du Gatinois, Senonois et Hurepoix, de Guillaume Morin, i63o, in-4 : ouvrage conservé à la Bibliothèque Nationale, ainsi que beaucuupd'autresdela même provenance.

DU BOURG, cn;Bugcy

/)'<i;ur, à un dragon d'or.

Le volume sur lequel figuraient les

ou BIBLIOPHILE.

armes ci-dessus portait le millésime de 1498. Or, dans l'Histoire de la Bresse et du Bugey de Guichenon, on trouve un Antoine Du Bourg, seigneur de Sainte-Croix , d'Argit, etc., lequel testa le 5 mai i5oo. Si ce n'est pas lui le collectionneur, ce ne peut être qu'un de ses descendants,

DU BUTAY, enAnjou.

I Z)'or, au pin arraché de gueules.

Les livres de cet amateur, en général très-bien reliés, portent, outre les armes ci-dessus, le chiffre suivant formé de deux D et de deux B entrelacés et

couronnés On trouve beaucoup de livres à ces armes dans les différentes Bibliothèques de Paris. — Communiqué par M. de Longperrier-Grimoard.

AKMORIAL DU BUyOPHILK.

DU CHAMP (Georges), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le I4}uin 1690.

D'a^fur, à deux étoiles iPor en chef, et un croissant remisé dot' gent en pointe.

Dertie ; TouthUn du champ.

DU CHAT£LET, branche puinée de kl maison de Lorraine.

D 'argent, à la bande de gueules chargée de3 fleursde ijr* d'wdMS le sens de la bande.

DU FOS (Jean), seigneur de Mery et de Taule) , conseiller au Parlement de Paris, élu le 14 juia 1619 en la

quatrième Chambre de* Enquêtes.

Mort en r h? 2.

D'or, à 3 yd!s d'azur, m lambel à 3 pendants d'argent.

DU FRESNOY (H.-Petit), célèbre bibliophile qui vivait en Picardie vers le milieu du xvu* siècle, et qui laiua une Bibliothèque atûii importante que curieuse.

D'or, au sautoir de sable chargé de cinq bitlettes d^argent, alils du eken^.

Les livres de cet amateur sont remarquables par la beauté et la richesse de l'habillement. Ils sont très-recherchiés des ' bibliophiles et te vendent fortdwr. Ils portent la plupart, outre la marque ci dessus, le chiffre suivant tormé des neuf lettres qui composent

1^4 AKMORIAI.

le nom de Du Fuesnov, et des deux lettres H et P, qui sont les initiales

de Ms prénoms.

DU GERMONT, conseiller-auditeur à h Chambre des Comptes, reçu en 1705, mort vers 1739.

D'argent^ au chevron d'azur, accon^gné de deux étoiles de gueules en chef et dune montagne de simple en pointe.

DUGUÉ DR BAGNOLS (Augustin),

conseiller d'Etat ordinaire, doyen des tnaitres des requêtes de l'Hôtel du Roi, mort en sa terre des Troux, •près Chevreiisc , le lo septembre 175», âgé de 78 ans.

r BIILIOPHILB.

D'ûyUr, au chevron accompagné à trois étoiles; celle de la pointe sur-

montée d'une couronne ducale^ le tout JPor

Catalogue des livres de feu M. Dogué de Bapnols, conseiller d'Etat...— Paris, Bauchef 1753, in-8.

DU LAURENS (Gaspard), aicfaevé.

que d'Arles, mort en i63o.

D'or, à un laurier de sinople, au cktf d'azur chargé de trois étoiles d'or.

La collection de l'arcfaeTéqued* Arles comptait plusieurs manuscrits précieux qui ont été dissémines après sa mort, et que Ton trouve aujourd'hui dans quelques Bibliothèques du Midi de la France.

ABMOMAL DU HBLIOPNILK.

DU LYS (Eustacbe), évéqne de Ne- 1 même, Imnpassée de gueules^ co»'

vers, 1607; mort le 17 juin 164?,

dans la 82< année de son âge, et de

son ériNj' ir;it la "^t'.

D'a\ur, à trois chiens épai^nieuls cTor l'un sur l'autre, et une fieur de lys i argent en chef.

DU MONCKAU (Micliel), docteur en théologie de lu Faculté de Pnris, et conseiller-clerc au Partement de la même ville, vers 1700.

D'azur, à trois trùfies d'or.

DU PÉRIER (Aymar, , conseiller au Parlement d<; GrtMioblc, vers 1591.

D''a\ur^ à la bande d'or accompagnée eu chef dune tête de lion de

ronncc d'arf^cnl. à la bordure dentelée de gueules.

DU PKRKON DAVV (Jacques), archevCt|uc lie Sens et grand aumônier de Fiance. II naquit à Berne, le 25 novembre i556, d'une ancienne fiimitle de la basse Normandie, réfugiée en Suisse pour cause de religion, et mourut à Paris, le 5 septembre 1618.

D'a:{ur, au chevron d'argent, accompagné de 3 harpes d'or, 2 en chef et I en pointe.

Ce prélat possédait, en son chflteau

de Ba^molct, uoesplrâdide collectioa

délivres, dont uncprandc partie fut employée à fonder la Bibliothèque de Plcpus. A sa mort il légua le reste à

196 ARMORI4L DU

son neveu, Jacques Le NoÊl Davy du Perron, abbé de Saint-Taurin, nommé depuisàl'évéchdd'AngouIème, ensuite â celui d'Evreux en 1 646,011 il mourut le 17 février 1749.

DU PLESSIS(L. A. M. Gitton).

D'argent, à la fascc de gueules, accompagnée de sept mcrîettes de sable, quatre en chef^ trois en pointe, 2et t.

Cet amateur, qui habite aujourd'hui Blois, possède une collection délivres comprenant un spécimen des presses les plus célèbres depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'à nos jours, et les modèles de reliure des artistes les plus connus. Il a aussi réuni quelques manuscrits anciens et modernes, curieux et rares.

DU PRÉ DE SAINT-MAUR (Louis), seigneur de La Grange-Bleneau , avocat du Roi au Châteict de Paris en 171 1, puis conseiller au Parlement de la même ville en 17 14. Ce fut un magistrat estimé, aimant les livres et les arts. Il mourut vers

ly or y à la fasce de sinople, accom-

BIBLIOPHILB.

pagnée de 3 trèfles de même, 2 en

chejy 1 en pointe, DU PUY.

D'or, à la bande de sable chargée de 3 besants d'argent.

a Si les Muses doivent quelques recognoissaiiccs à ceux qui les courtisent avec un grand fruit, elles en doivent un signalé à MM. Pierre et Jacques Du Puy, frères.»

En parlant ainsi, le P. Jacob ne faisait que rendre hommage à l'immense réputation que les deux frères s'étaient légitimement acquise par j leurs travaux, leur érudition et leur amour des lettres et des livres. On ne vit guère, en effet, deux hommes plus ardemment et plus sincèrement dévoués aux intérêts de la science. Tra-

AitiioMAL un vmuimmM.

vaiUtui* iiiiatigabl«s, unis par le but

comme par le sang, toute leur vie fut consacrée à la recherche des documents historiques; et si nous avons des donnte pi^cises sur les temps anciens de

notre pays^ c'est en grande partie aux frires Du Puy que nous en sommes redevables.

Déjà leur père, Claude Du Puy (i), jurisconsulte célèbre et zélé bibliophile, avait fondé une Bibliothèque où se trouvaient les ouvrages imprimés les plus rares et les manuscrits les plus précieux. Pnrm- cL-ux-ci figurjîent les Epitres de S. Paul en grec et latin, et le Tite-Live en lettres oncialcs. Oa y vojrait encore c les antiques fïragments ele Vi r^^x le, qu'il donna à Fulvio Orsini, et sur lesquels M. Pertz a récemment appelé 1 attention au monde savant».

Lorsque CUuuIc Du Puy mourut,

sa succession bibliographique fut recueillie en commun par les deux plus jeunes de ses fils, Pierre (2) et Jacques (3) Du Puy : le premier, l'ainé, conseiller d'Etat; le second, prieur de Saini-Siiuveur ies-Bray, et tous deux gardes de la Bibliothèque du Roi. Les deux frères travaillèrent de concert à raiipmcntationetàl'ame'liorationdela Bibliothèque qu'ils tenaient de l'héritage paternel. Avec une persévérance ^qne le d^ir d'étra u^le à ses oonci* toyens peut seule donner, ils formèrent cette collection gigantes^que dont les annales de ia oibliophilie n olîrent pas ^eiemple, connue à la Bibliothèque Nationale sous le nom de CoUeethu

(1) Ué à Paris, en 1545, mort «n la mime vOk, le I*' décembre i»94.

(1) Pierre naquit à Dijon, le 27 noventae

l58a, et mourut le 14 décembre t65T.

(3) Jacques vit le jour à Paris en i586, et «lieÂlaflD la mime viU^ le synovenbra

Du Puy. Cette collection se compose de 798 volumes in-f" et ^c 3o volumes in-40 ou in-âo, de pièces dcuchécSf imprimées ou manuscrites, sur toutes sortes de matières : mémoires historiques, traites de paix, titres généalogiques, lettresauto^raphes, etc. Du vivant même des fîrêres Du Puy, elle jouissait d'une telle célébrité, qu'un auteur contemporain , Charles de Combault, baron d'Autcuil, dans son Histoire des Ministres d'Etat, p. 418, la cite comme un « abisme de doctrine» de curiosité et d'honneur ».

On ;> dit qu'ils nvn'CTiî entrepris CC liavuii de i iians pour i" usage du président de Thou. Nous ne savons guère sur quelle preuve cette assertion repose. Quoi qu'il en soit, ce que l'on ne saurait nier, c'est que Jacques Du Puy> le dernier survivant des deux frères, en fit don, par legs testamentaire, à M. l'abbc de Thou, le descendant de l'illustre président.

En 1680, de Thou vendit la collection au président Charron de Ménan qui, aux 798 volumes ci-dessus men« tiennes, en ajouta 160 autres de la même provenance. Charron de Ménars mort, ces manuscrits tombèrent entre les mains de Marie-Thérèse Charron de Ménars, et Marie-Françoise-Thérèse Charron de Nozieux , ses filles et ses héritières, qui les veiidirent, k 10 avril 1 720, au procureur général Joly de P'ieury, au prix de 25, 000 livres.

Enfin, Louis XV! les acheta des héritiers de ce dernier pour la Bibliothèque du Roi, moyennant la somme de 60,000 livres.

Quelques mois après la mort de son frère, Jacques Du Puy, par testament en date du 25 mai i652, avait légué au Rot sa BibliotMque , composée de 10,000 volumes, avec tous les manus»

ARMOBTAL DU B

crits, au nombre de 260. et le catalogue 1 de ceux-ci, qu'il exécuta de sa propre main, en deux volumes in-rolio.

Aufourd'hui, analogue, livres imprimés, livres manuscrits, toutes les richesses littéraires provenant des Ou Puj, sont conservées i la Bibliothèque Nationale. On les reconnaît fuel lement par les armes ci-dessus frappées sur les -

pkti des rdiures, et par le double A mis au dos de chaque yolume.

Delislb, Cabinet des Mamuerittde

la Bibliothèque Impériale. — Le P.

Jacob, Traité des plus belles Bibliothèques.

DURAND (Pierre-François), sieur de Montlessus, reçu conseiller au

Parlement de Paris le a a août 1 73 1 , en la deuxième Chambre des En-

iBIIOraiLB.

quêtes. Mort en novembre 173a.

De gueules, au lion d'or teHotlitm coutelas d'argent garni d'or,

DURAND (Philibert), seigneur d'Auxi, conseiller au Parlement de

Bourgogne, reçu le q janvier 171 1.

Il résigna ses fonctions pour passer A la charge de Grand-Maître des Eaux et Forêts de cette province.

LfOTtà la/asce de gueules, chargée de trms têtes de lion arrachées d*or.

DURAND DE SAINT-KUGÉNE (Philippe- Alexis) , chevalier, sei-

gneur de Trouhart-le-Guilloiré, de la même famille que le précédent, mort le 4 décembre 1729, âgé de 53 ans. Il avait été Maître d'Hôtel

ABMOMAL BU BIBLIOPIIIIS.

ordinaire du roi, conseiller d'État, et prcsidcnt à la Chambre des

Comptes de Bourf;Of;iK'.

D'or, à la bordure engrêlée de gueules, à lafasee de même, chargée de trois têtes de lion arrachées if 'or.

DURET DE CHEVRI (Charles), président à la ChambredesQnnpCes de Paris, sccrcrairc et commandeur des Ordres du Roi , et contrôleur général des finances. Mort en 1637.

Il était fils du célèbre Louis Duret, médecin de Chariea IX et de Heim m.

DURFORT , duc de Lorpes et de Randon (Guy- Michel de), maréchal de France, né le 26 août 1704, mort à Cotti;f)evote, près Paris, le 6 juin

Êeartelé xau i et ^,d argent^ à la bande de gueules qui est de DumoitT;

au 2 et 3, de gueules, au lion i argent, qui est de Dukas ; sur le tout, au lambel d'or à trois pendants.

DURFORT, duc de Duras (Emmanuel-Félicité de), maréchal de France. No le 19 décembre 171 5, mort à Versailles le 6 septembre

D'a^UTy à trois diamants taillis en

losanges d'argent, chatonnés d'or, ' portant en cœur un souci feuillé de sinople.

Ce magistrat avait une fort belle bibliothèque dans l'hôtel qu'il s'était fait construire à Tanjjle de la rue Richelieu et de la rue Neuve-de»>Petits- Cfaamps. Jacques Tubeuf, président à la même cour, acheta cet h ):el et le réunit au sien. Ce sont ces deux hôtels que Pon a restaurés pour en faire une partie des bâtiments aervant fli^oor> d'hui à la Bibliothèque Nationale.

Eeartelé : au i etj\, d'argent, à la bande de gueules qui est de Durfort; au % et de gueules^ au lien d'ar^ geÊit, qui est de Dinus.

Catalogue des livres... de feu M. le maréchal duc de Duras, dont la vente se fera le 12 avril 1790... — Paris, Prault, 1790, in-8.

DURFORT-CIVRAC (Jcan-Uurcnt de), comte de Lorges, marié le 22

' mai 1762 à Adélaïde-Philippine de Durfort de Lorges, fille puînée de Louis de Durfort, duc de Lorges, lieutenant-général des Armées du Roi.

Écartelé : au 1 et 4, d'argent, à la oande d a\ur, qui est de Durfort; au2 et 3, de gueules, au liond'argent.

Le tout accolé des armes de sa femmCy qui porte de même.

DU RlVAlL(Aymar), conseiller au Parlement de Grenoble, vers i56o.

D'a\ur, à trois étoiles dor.

DU SAUSAY (Marc-Antoine), prévôt des marchands de Lyon. 1662.

Al

D'a\ur, à la tour d'argent buttée de même, hersée de sable, sur un tertre de sinople, à deux étoiles d'argent en chef.

DU TARTRE (Antoine), membre de la Confrérie de Saint-Georges, au comiédc Bourgogne. i652.

D'azur, à deux bars adossés d argent, accompagnés de quatre croisettes tranchées du même.

DU THIER DE BEAUREGARD, secrétaire d'Etat et contrôleur général des Finances, mort en septembre 1 559.

Du Thier était un habile administrateur et un grand collectionneur de

ARMORIAL DU BIBLIOPHIUC.

livres et d'objets d'art. Ronsard lui adressa le sonnet suivant :

Dcpcicher presque seul les affaires de France, D'une main qui se fait diuine en écriuani, De répondre aux paquets d'Italc et du Lerant, Etvacquernuitet jourauxchoacsd'importance

De mener le premier des neuf Muscs la danse, Compagnon d'Apollon, aller haut éleuant Enfaueur,en crédit, ceux qui vous en suivant De bien loin après toy, des Muses la cadence.

Parler d'une voix graueaux princes hardimeni; Saluer d'un oeil doux les petits priuémeni, Auoirdedans le caur mille vertus encloses.

Sans csire courtisan, mais ouuert et entier.

Jamais le ciel bcnin n'assembla tant de choses Pour faire un homme heureux, en autre qu'en

[Du Thivb.]

D'azur, à trois grillettesd'or.

Page 1