‹ Armorial du BibliophileChapitre 20 sur 97 · LOUISE DE LORRAINE · texte numérisé non relu

LOUISE DE LORRAINE

Mi-parti, de France et de Pologne contre-parti de Lorraine-Guise.

Louise de Lorraine avait dans son château de Chenonceau, où elle s'était retirée après la mort de son époux, une bibliothèque composée de livres splendidement reliés et ornés. L'inventaire de la bibliothèque de Chenonceau, dressé en i6o3, et publié eu i856 par le prince A. Galitzin, mentionne quatre-vingt-quatre ouvrages, la plupart * couuerts de marocquin « bleu, rouge, verd, dorez sur la tran-

« che, et à petit fer », et dont quelques-uns portaient sur la couverture tantôt '■ un semé de fleurs de lu >, tantôt ■ les armes de la deffuncte dame • royne. »

Louise de Lorraine avait légué Chenonceau à sa nièce, Françoise de Lorraine, depuis duchesse de Vendôme.

Comme elle était mineure, sa mère, Marie de Luxembourg, princesse de Martigues, prit possession de ce château, après en avoir fait foire l'inventaire par le bailli d'Amboise.

Les livres de cette princesse sont aujourd'hui très-rares, ayant été vendus et dispersés après la mort du dernier possesseur. La Bibliothèque Impériale en conserve quelques-uns seulement, et encore n'y voit-on pas ceux avec marques complètes. Les amateurs les recherchent avec ardeur, soit à cause de la provenance, soit à cause de la beauté et de l'élégance de la reliure. Un exemplaire de Tite-Live, indiqué ainsi dans l'inventaire : a L'hystoire de Tite-Live, en troys volumes, couvercteen marrocquin verd, estimée douze livres... » , fut acquis dans une vente publique 975 fr.

Le relieur d'Henri III, Nicolas Eve, fut aussi le relieur de Louise de Lorraine; mais il ne travailla pas toujours pour elle. Les reliures portant simplement un a semé de fleurs de lys »

appartiennent bien certainement à une autre main, malgré le talent incontestable de l'ouvrier, resté inconnu.

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