MARI E-ANTO I N ETTE
Armes de France et d'Autriche accolées.
Autriche. Ecartelé; au 1, parti de Hongrie et de Jérusalem; au 2, de
tout d'Autriche par ti de Lorraine,
M. .Louis Lacour découvrit à la Bibliothèque Impériale un catalogue manuscrit qu'il fit paraître sous ce titre : Livres du boudoir de la reine Marie- Antoinette. — Paris, J. Gay, 1862, in- 16.
L'authenticité de ce catalogue fut alors contestée, mais bien à tort. L'année suivante, M. Paul Lacroix, conservateur de la Bibliothèque de l'Arsenal, mettait au jour un ouvrage intitulé : Bibliothèque de la reine Marie-Antoinette au Petit Trianon, d'après l'inventaire original dressé par ordrede la Convention. C'était un catalogue avec des notes inédites du marquis de Paulmy. M- PaulLacroixavait pu constaterque les Livresdu Boudoir se trouvaient décrits dans l'inventaire de la bibliothèque de la Reine a Trianon. On peut supposer que ces livresde la littérature légère étaient contenus dans une armoire spéciale qui était placée dans un cabinet de l' apparie-
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
ment de la reine. Les livres de cette bibliothèque, reliés en maroquin rouge, aux armes ci-dessus , ont été déposés vers 1800 à la Bibliothèque publique de Versailles. Ceux qui ont passé depuis dans le commerce proviennent des ventes de doubles, faites par ladite bibliothèque, en vertu d'une délibération du conseil municipal de Versailles.
La reine Marie-Antoinette avait une autre bibliothèque particulière, plus nombreuse et mieux choisie, au château des Tuileries. Ces livres, qui portent presque tous, soit au dos, soit sur les plats, au bas des armes, les initiales couronnées C. T. (Chat, des Tuil.), ont été transportés, en 1793,
à la Bibliothèque Impériale, alors Nationale.
En 1771, J. Moreau, historiographe de France, avait entrepris de faire le catalogue des livres de Marie-Antoinette, alors Dauphine : a Mais, dit-il, j'ai cru que je la servirais plus utilement en lui présentant successivement, sur tous les objets dont ses livres peuvent l'entretenir, un plan qui la mit à portée de les saisir plus facilement et de les ranger avec plus d'ordre dans sa mémoire, d J. Moreau commença par l'Histoire et produisit la plaquette suivante : Bibliothèque de Madame la Dauphine, n° 1. Histoire.— Paris, Saillant et Nyon, 1770, in-8°. C'est tout ce qui parut.