ANNE D'AUTRICHE
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i couronne, comme dans le n° 3.
ELISABETH DE VALOIS, fille de Henri IV, reine d'Espagne, i55o.
L'épouse de Louis XIII avait des livres reliés avec luxe et dont les fers étaient très-variés. Tantôt ces fers représentent les armes de France et d'Espagne-Autriche accolées (N°i); tantôt ces mêmes armes parties et accompagnées ou d'un simple semis de fleurs de lys d'or (N" 2), ou d'un semis de fleurs de lys et de double A couronnés (N» 3), ou bien encore d'un seul A aussi couronné (N" 4). Cette série de fers fut exécutée pendant le temps du veuvage de la princesse, ainsi que l'indique la cordelière qui les entoure. Du vivant de son époux, ses livres portaient simplement sur les plats un L et un double A couronnés.
Les armes de cette reine (N* 1 ) sont : accolé de France et d'Espagne-Autriche.
France: d'azur à trois Jleurs de lys d'or. — ; Espagne*- Autriche : écar-
De France; Vécu en losange monté d'une couronne ducale.
télé: au 1 contre -écar télé ; au 1 et 4 de gueules au château a" or sommé de
trois tours de même, qui est de Castille; au 2 et 3 d'argent, au lion de
gueules, qui est de Léon ; au 2' quartier, d'or à quatre pats de gueules, qui
deux aigles de sable. Sur ces deux quartiers, de Portugal moderne, qui est d'argent, à cinq écussons d'azur mis en croix chacun chargé de cinq besants d'argent en sautoir, un point de sable au milieu de chacun ; à la bordure de gueules chargée de sept châteaux d'or ; à la pointe de ces deux quartiers, d'or, à une grenade de gueules tigée et feuillée de simple, qui est de Grenade ; au 3 de gueules àlafasced'argent, qui est (TAvimzhs.
soutenu de Bourgogne ancien; au 4 de Bourgogne moderne, soutenu desable, au lion a"or armé et lampassé de gueules, qui est de Braisant; sur ces deux quartiers, parti de Flandre qui est d'or, au lion de sable armé et lampassé de gueules, et de Tyrol qui est d'argent, à l'aigle de gueules couronné, becqué et membre d'or, chargé sur la poitrine d'un croissant de même. Quant aifx n™ 2, 3 et 4, ils sont:
est à" Aragon, parti <f Aragon-Sicile qui est de même flanqué d'argent à
mi-parti de France et d'Espagne-Autriche.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
MARIE - THERESE D'AUTRI- CHE, femme de Louis XIV.
Les fers de cette princesse représen-
tent simplement les armes de France mi-parties de celles d'Espagne-Autri-
couronne royale (N° i). Quelquefois ces armes sont accompagnées d'un semis de fleurs de lys, et de M et de T entrelacés et couronnés (N* 2).
MARIE-LOUISE D'ORLEANS, filledeMonsieur,frèredeLouisXIV, femme de Charles II, roi d'Espagne, morte en 1689.
che, soutenues de deux rinceaux c laurier, munies et surmontées de 1
Parti d'Espagne et d'Orl éans. — Espagne : coupé de 2 traits, ce qui fait trois quartiers. Au 1 écartelê:
au 1 et 4 de gueules, au château d'or sommé de trois tours de même, qui est de Castille ; au 2 et 3 d'argent, au lion de gueules, qui est de Léon; au 2 de gueules, à la/asce d'argent, qui est d' Autriche; au 3, bandé d'or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules, qui est de Bourgogne ancien. Sur ces deux derniers quartiers, d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules, qui est de Flandre, parti d'argent, à V aigle de gueules, couronné , membre , becqué d'or , chargé sur la poitrine d'un croissant de même, qui est rfeTïROL. — Orléans; de France, ai* lambel à trois pendants d'argent.
MARIE I.ECZINSKA , .femme de Hapsbourg; au 3, de Bourgogne 110 Louis XV. e>brne; au 4, de Toscane, et sur i
Ecartelé: au 1 et 4, de gueules, à l'aigle d'argent couronné, membre et becqué d'or, qui est de Pologne ; au 2 et 3 , de gueules, à un cavalier armé d*argentt tenant une épée nue en sa main dextre-, et en l'autre un écu da^ur, à une double croix d'or qu'on nomme patriarchale, le cheval bardé d'argent, housse d'azur et cloué d'or, qui est de Ltthuanie ; sur le tout d'argent, à une tête de buffle de sable, le muffle bouclé d' 'or \qut est <& Leczinski. Le tout accolé aux armes de France.
La bibliothèque de celte princesse était peu nombreuse, mais d'un choix sévère. Ses livres , dont la plupart avaient été reliés par Padeloup, sont conservés à la Bibliothèque Impériale.