‹ Armorial du BibliophileChapitre 27 sur 97 · BIBLIOPHILES OU AMATEURS DIVERS · texte numérisé non relu

BIBLIOPHILES OU AMATEURS DIVERS

ABEILLE, avocat au Parlement de Bretagne.

. Les volumes de ce Bibliophile portaient tous une abeille d'or sur le dos entre chaque nervure.

Vers 1788, le sieur Abeille vendit pour 6,000 livres, à la Bibliothèque du Roi, les documents que le commissaire Nicolas de la Mare avait recueillis pour son ouvrage sur la police.

ACHER.en Normandie.

D'azur, à la fasce d'argent, accompagnée de trois écussons d 'or, deux en chef, un en pointe.

ÀCHEY (Claude d*), archevêque de Besançon, mort le a3 mai 1637.

Ecartelé: au 1 et 4, de gueules , d deux haches d'or adossées, péries en pal, qui est d" Achky; au 2 et 3, vairé d'or et de gueules, qui est de Ravfyre-

ACIGNÉ DE CARNAVALET (Claude), conseiller du roi ao Parlement de Bretagne, vers 1671.

D'hermines, à lafasce de gueules chargée de 3 /leurs de lys d'or.

AUODIAL DU BIBLIOPHILE.

AFFRE (Denis-Auguste), archevêque de Paris, né le 27 septembre 1793, mort le 27 juin 1848.

EPa\ur , au dauphin soufflant de l'eau par ses évents, et nageant en une mer mouvante de lapointe, te tout d'argent; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.

AGUESSEAU {Henri-François d'), Chancelier de France, né le 26 novembre 1668, mort à Pans, le 9 février 1751.

D'azur, à deuxfasces d'or, accompagnées de six coquilles d'argent, 3,

2 «ri.

Le Chancelier d'Aguesseau s'était formé une des plus remarquables bibliothèques de son époque.

Tous les volumes portaient sur les plats les armes ci-dessus avec les insi-

gnes de sa qualité. Quelquefois les plats n'ont pas d'armes et ne se font reconnaître que par les coquilles mises aux angles, et les masses au dos. A sa mort, toute sa bibliothèque passa entre les mains de son second fils, qui suit.

Inventaire des manuscrits de M. le chancelier IHenri- François) d'Aguesseau. — In-folio.

Cet inventaire, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Impériale, mentionne, entre autres, plus de quatre cents volumes, dont soixante regardent l'histoire de France. L'ancien chancelier les eut, partie d'un sieur Rousseau, auditeur de la Chambre des Comptes de Paris, et partie de Loger, avocat au Parlement de la même ville.

AGUESSEAU (Jean-Baptiste- Paulin d'), second fils du Chancelier, mort le 8 juillet 1784, âgé de 83 ans.

Comme ci-dessus.

Les livres du fils se distinguent facilement de ceux du père par les ornements extérieurs de l'écu.

Catalogue des livres imprimes et manuscrits de la bibliothèque de feu Monsieur d'Aguesseau, doyen du Conseil, Commandeur desordres du roi. — Paris, 1785, in-8.

ARHORLtL DU BIBLIOPHILE.

AGUESSEAU (L'abbé Jean- Baptiste- Paulin d'), frère du Chancelier, mort à Paris, le 20 janvier 1723.

Comme ci-dessus.

AIGUILLON (Marie-Magdeleine- Thérèsede Wîgnerot,duchessed'), paires se de France, nièce du cardinal de Richelieu , et connue sous le nom de Madame deCombalet, morte en 1675.

Ecartelé : au 1 et 4. d'argent, à trois chevrons de gueules, qui est de Richelieu; au 2 et 3,d'or, à trots hures de sanglier de sable, 2 et 1, qui est de Wignerot.

L'écu, en losange, sur un manteau depair, surmonté d'une couronne ducale.

AIMON (Gabriel), Conseiller au Parlement de Grenoble, vers 1680.

De sable, au lion d'argent chargé d'un croissant montant de gueules, accosté de deux étoiles d'azur.

ALBAN (Auguste-Casimir de Vergnette d'), page du roi, en la grande écurie, vers 1757.

D'azur, au chevron d'argent chargé de trois étoiles de gueules, et accompagné de quatre étoiles d'or, trois en chef et une en pointe.

ALBRET DE PONTS, comte de Mïossins (César Phébus d'), maréchal de France, mort en 1 676.

ALÈGREfYves d"), baron de Tournel, chevalier de l'Ordre du Saint- Esprit, mort le 9 mars 1733.

Écartelé : au 1 et 4, de France ; au 2 et 3, de gueules plein.

Les militaires , en général, aiment peu les livres. Cette passion délicate, que l'on nomme bibliophilie, s'eflarouche de la turbulence des camps.

Aussi le maréchal d' Al bret, lui, n'avait-il qu'un nombre fort restreint d'ouvrages, et qui tous n'étaient guère remarquables que par les armes dont ils étaient ornés.

ALÈGRE {Gabriel d'), prévôt de Paris, vers 1526.

De gueules, à la tour d'argent crénelée de trois pièces , maçonnée de table.

De gueules, à la tour d'argent crénelée de 3 pièces, maçonnée de sable, accostée de 6 fleurs de lys d'or mises en pal, 3 de chaque côté.

La majeure partie des livres composant la bibliothèque de cet amateur de goût et de savoir avaient été reliés par Padeloup. Beaucoup d'entr'eux sont entrés à la Bibliothèque Impériale.

ALIGRE, comtede Maran (Etienne- François d'), premier président au

Parlement de Paris. II naquit le 1 7 juillet 1727, et mourut hors de

ARXOXIAL DU BIBLIOPHILE.

France en 1798, laissant un fils unique, qui hérita de ses biens et de sa Bibliothèque. Ce dernier décéda en mai 1847.

Les volumes composant la collection d'Aligre avaient deux marques différentes. L'une (no 1), aux armes simples des d'Aligre, qui sont : Burelé d'or et d'azur, de 10 pièces, au chef d'azur chargé de 3 soleils d'or; l'autre (n» a), aux armes précédentes accolées de celles de Françoise- Madeleine Talon , première femme du comte de Maran. Les Talon portaient : D'azur, au chevron d 'or, accompagné de trois croissants montants d'argent, surmontés chacun d'un épi de même.

ALIGRE (Charles d'), abbé de Saint-

Regnier en Ponthieu , conseiller

d'État, mort le 20 mai 1695, âgé de 65 ans. Il avait abandonné à ses religieux les revenus de son abbaye, qui se montaient à 20,000 livres par an ; ils en firent bâtir une église. Comme ci-dessus.

ALLEMA.N (Pierre), conseiller au . Parlement de Grenoble, vers 1667,

De gueules, semé de fleurs de lys d'or, à ta bande d'argent brochante.

ALLEMAN DE MONTMARTIN (Ennemond), évéque de Grenoble, mort en 171g.

Ce prélat avait une bibliothèque composée presque exclusivement d'ouvrages sur la théologie et la liturgie.

ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.

ALR1C (Charles-François), conseiller au Parlement de Grenoble, vers

De gueules, au chevron d or, au chef cousu d'azur chargé d'une étoile à huit raies d'argent.

ALSACE (Thomas- Louis de Hennin- Lietard, primat des Pays-bas, archevêque de Malines, cardinal d1).

Né à Bruxelles en 1680, mort le 6 janvier 1759.

De gueules, à la bande d'or.

Tous les bibliophiles connaissent l'amour que le cardinal d'Alsace avait pour les livres. Il recherchait avec passion les éditions de choix, et les faisait richement relier et orner.

Pllll

ÉÉJ

De gueules, à trois coquilles a"or, 2 et 1.

AMBOISE {Georges <ï).

Il y eut deux cardinaux d'Amboise, tous deux nommés Georges, et tous deux archevêques de Rouen. Le premier fut ministre de Louis XII, c'est le bibliophile. Il naquit en 1469, et mourut en i5io.

Paie d'or et de gueules de 6 pièces.

Au temps du cardinal d'Amboise , l'imprimerie venait de naître; les bibliothèques ou librairies, comme l'on disait alors, ne se composaient guère que de manuscrits. Sous ce rapport, celle que ce prélat s'était formée passait à juste titre pour l'une des plus

remarquables qui eussept existé. Elle avait eu pour base une notable partie des manuscrits provenant de cette collection fameuse que les rois aragonnais de Naples fondèrent et entretinrent 'successivement depuis Alphonse le Magnanime jusqu'à Frédéric III, le dernier de ces princes.

Déjà en 1 495, pendant son éphémère domination à Naples, Charles VIII avait entamé cette collection. * Il n'est a pas douteux, dit M. Léopold Delisle, « que ce monarque n'ait rapporté de « Naples un assez grand nombre de « livresqu'ondistingueaisémentparmi a les manuscrits de l'ancienne Biblioa thèque de Blois... Toutefois, les a plus beaux manuscrits de la Biblio- « thèque Royale de Naples échappè- « rent à Charles VIII. »

Frédéric recueillit tous les débris de la collection de ses ancêtres, et, après la perte définitive de ses Etats , c'està-dire vers i5oi , il les vendit au cardinal d'Amboise, Georges Ier , archevêque de Rouen. Un inventaire du mobilier du cardinal, dressé en i5o8, publié d'abord par l'abbé Langlois, ensuite par De ville, montre que le nombre des volumes acquis en cette circonstance s'élevait à cent trentehuit. Ce fut là le premier fonds de la librairie du château de Gaillon.

Dans la seconde partie, outre les livres imprimés, figuraient quatrevingt-troismanuscritsdelaplusgrande beauté, et dont la plupart furent exécutés aux frais du possesseur. On ne se rend pas bien compte aujourd'hui de ce que pouvait coûter alors une collection de manuscrits un peu importante.

Un exemple tiré des dépenses que ces manuscrits nécessitèrent pendant la seule année ]5o2-i5o3 pourra en donner une idée. Ainsi, dans le Compte des dépenses du château de Gaillon,

nous voyons, pour cette année, que la mise pour les livres que mon dit seigneur fait escrire s'élève à 1,074 livres, 12 sous, iq deniers tournois, environ 5, 88afr. de notre monnaie.

Un seul volume , la Fleur des Histoires, coûta 1,728 fr. de nos jours.

Au dire du savant cité plus haut, le. cardinal d'Amboise fut un de ceux qui contribuèrent le plus à introduire en France le goût des chefs-d'œuvre calligraphiques que Ton exécutait en Italie avec une si merveilleuse perfection depuis le milieu du xv° siècle. Il trouva dans la ville de Rouen des artistes qui rivalisaient avec les artistes de Florence et de Naples. La Bibliothèque Impérialeconserveun spécimen deThabileté des écrivains rouennais à la solde du cardinal. Ce sont deux volumes de Monstrelet. (Manus. franc., n*« 2678-2679.)

Les manuscrits de cette seconde partie de la Bibliothèque du château de Gaillon se distinguent par les armes ci-dessus, dessinées dans Tintérieur du volume ou frappées sur les plats. Quelquefois l'écu est accompagné, tantôt de cette devise ; Domine, ab expectatione me a; tantôt de la suivante, représentant à peu près le même sens : Deus meus in te speravi, non confundar ; tantôt encore de celle-ci : Transivimus per ignem, et induxisti nos in refrigerium.

On reconnaîtrait avec peine maintenant, sous leur habillement frustre, la splendeur avec laquelle quelquesuns de ces manuscrits avaient été ornés. Toutefois, tels qu'ils sont, « ils fournissent encore d'assez bons modèles de reliure en cuir rouge ou noir, à ouvrage doré à la mode d'Italie. »

A sa mort, le cardinal d'Amboise, par une disposition testamentaire, fit deux parts de sa librairie : les livres

français et lu livres latins. Les premiers furent légués à son petit-neveu, Georges d'Amboise , et durent être transportés dans l'ancien manoir patrimonial de Cbau mont-sur- Loire. Plus tard, infère M. Léopold Del isle, après la mort du petil-neveu, tué à la bataille de Pavie en 1 5 25, « ils devinrent la propriété de la famille de La Rochefoucauld, au droit d'Antoinette d'Amboise, femme d'Antoine de La Rochefoucauld. »

Quant aux livres latins, selon le vœu du cardinal, ils restèrent à son successeur, et formèrent la Bibliothèque des archevêques de Rouen dans le château de Gaillon. Cette splendide Bibliothèque, qui avait coûté tant de peines et de dépenses à son fondateur, fut en partie dilapidée sous les derniers Valois. Cependant, grâce aux efforts du cardinal de Bourbon, Charles II, archevêque de Rouen, elle parut se relever de ses ruines. Mais a la mort de ce bibliophile, elle ne tarda pas à se dissiper complètement; elles ouvrages, imprimés ou manuscrits, en passant parles mains de divers amateurs, vinrent presque tous grossir les richesses de la Bibliothèque du Roi.

Léopold Deusle, Cabinet des manuscrits delà Bibliothèque Impériale.

— Devillb , Comptes et dépenses du château de Gaillon. — Lahglois, Recherches sur les Bibliothèques des archevêques de Rouen.

AMELOT DE BEAULIEU (Jacques), président a la cour des Aides, mort le ti avril 1668, dans sa 66' année.

Ce collectionneur, presque aussi savant que magistrat ridicule , avait réuni les éditions les plus belles et les plus rares des classiques anciens, et un

grand nombre de manuscrits grecs, latins et français. Sa Bibliothèque contenait, en outre, une immense collection de copies manuscrites, de mémoires historiques du xv* au xvii* siècle. De plus, on y trouvait presque tous les placards et plaquettes imprimés concernant les affaires publiques depuis 1 568 jusqu'en 1640. Dans cette Bibliothèque furent fondues celle de Chénard , avocat au Parlement, et celle de Gilles de Souvré, évêque d'Auxerre.

D'oxur, à trois cœurs d'or surmontés en chef d'un soleil de même.

AMELOT DE CHAILLOU (Jean), ministre de Louis XVI, mort en la prison du Luxembourg, en 1794.

Comme ci-dessus.

Catalogue des livres et de quelques manuscrits précieux composant la bi-

bliothéque de feu le cit. Amelot, ancien ministre d'État... — Paris, G. 'De Bure l'aîné, 1797, in-8. La vente de cette intéressante bibliothèque produisit 17,842 fr.

AMPROUX, conseiller au Parlement de Paris, vers le milieu du 1 8* siècle.

ARMOIIAL DU BIBLIOPHILE.

ANDRAULT(Charles-Claude), marquis de Langeron, lieu tenant -gé-

De sinopte, à trois larmes d'argent.

Ce magistrat avait une collection formée principalement d'ouvrages sur la jurisprudence.

AN-DER-ALLEMEND (Melchior- Georges-Joseph), seigneur de Baldégy , membre du conseil de Lucerne, en 1765.

De g feules, Jt l'arbre de sinople, tigt et arrache for.

nèral désarmées du roi, chevalier de l'Ordre' du Saint-Esprit, le i«*

janvier 1784.

D'azur, à trois étoiles d'argent.

La bibliothèque de cet amateur se faisait remarquer par une collection complète des classiques grecs, latins et français. On y comptait, en outre, un grand nombre d'EIzeviers.

ANDRE DE CHAMPCOURT, né vers 1770, mort en septembre i8a3.

D'argent, an ckerro* de sable accompagné, en pointe, Sun croissant d'argent, et sur les Jlancs de deux étoiles de mime.

AMIOKUL DU BIBLIOPHILE.

M. de Champcourt fît partie de l'armée de Condé. Rentré en France avec les Bourbons, il s'occupa de littérature. On a delui : Pièces fugitives et légères, ; Paris, 1820, in- 1 8. — Histoire morale de l'éléphant; Paris, 1821, in-18.— Poésies légères ; Paris, 1822, in-12. Dans ce volume se trouve les Rivaux de ta Cour lit le, tragédie burlesque en un acte. Tous ces ouvrages n'ont été tirés qu'à un très-petit nombre d'exemplaires : c'est là leur seul . mérite.

ANGENNES (Charles) , marquis de Rambouillet , grand maître de la garde-robe du roi, mort le 26 février 1 65 2, âgé de y 5 ans.

De sable, au sautoir d'argent.

ANGRAN, vicomte de Fonspertuis ( Louis- Augustin } , seigneur de Lailly. Il avait été bailli et capitaine des chasses du duché d'Orléans , comté de Baugencyetpaysde Sologne, pour le duc d'Orléans, régent.

Il mourut à Paris, le 1 1 juin 1747, dans la soixante-dix-septième année de son âge.

Le vicomte de Fonspertuis avait amassé une Bibliothèque nombreuse et bien choisie. Les volumes qui La composaient étaient en général remarquables parleur rareté et l'élégance

de leurs reliures. Il s'était aussi formé une magnifique collection d'objets d'art et de curiosité.

D'azur, à trois chevrons d'or accompagnés de trois étoiles à cinqraies de même, 2 en chef, 1 en pointe.

Catalogue raisonné des bijoux, porcelaines, bronzes, lacqs, de feu M. Angrande Fonspertuis... par E.-F. Gersaint.— Paris,P.Prault, 1747,^-12.

Catalogue des livres de feu M. Angran de Fonspertuis, dont la vente commencera le lundi 5 février 1748.

—Paris, Barrais, 1748, in-12.

Mercure de France, juin 1747, p. 214.

ANNET RANVIER, échevïn de la ville de Lyon, vers 1694.

D 'a\ur, au croissant d'argent s monté d'une étoile de même.

APCHON (Claude-Marc-Antoine d'), archevêque d'Audi, né en 1731, mort en 1783.

ARMORIAI, DU BIBLIOPHILE.

ARCHAMBAULT (François), t crétaire du roi, mort vers 1734.

D'or, semé dejleurs de lys d'azur.

La bibliothèque de l'archevêque d'Auch est une preuve de plus de ce goût particulier que l'on avait au xvrn* siècle pour les livres et les reliures. Ce prélat avsît réuni une collection embrassant presque toutes les branches des connaissances humaines; les manuscrits les plus précieux, les incunables, les impressions sorties des plus célèbres typographies y figuraient en grand nombre ; et la magnificence de l'habillement ne le cédait en rien a la beauté des éditions.

AQUIN (Louis d*l, évéque de Séez.

mort le jj mai 1-10.

D 'argent, à la bordure en grêlée de gueules, au sautoir d'azur chargé de cinq étoiles d'or , une sur chaque branche et la cinquième en cœur.

Les livres de ce fonctionnaire n'étaient ni nombreux ni rares, quoiqu'ils fussent assez bien reliés et frappes à ses armes. Quelques ouvrages classiques et de jurisprudence en formaient, à peu près, le principal fond.

ARENBERG {Auguste-Marie-Raymond, prince d*), connu sous le nom de comte de la Marck, mort en septembre iS33.

De gvexles. à tn.it/emilles de nejtier de Cw{ *V*:.".o d'or. percées du ckemf, àwiees de rimtfie.

ARMORIAI DU BIBLIOPHILE.

des exécuteurs testa-

L'ami et 1' mentaires de Mirabeau, fut un des plus intrépides amateurs du siècle dernier.

Son goût égalait son savoir, et les livres sortis de sa collection sont toujours une bonne fortune pour le bibliophile éclairé.

ARGENTRÉ (Hypolited'J, conseiller au Parlement de Bretagne , "ver»

D'argent, à la croix pattée d'azur.

ARGENTRE {Charles du Plessis d'), aumônier du roi Louis XV, évêque de Tulle, mort le 27 octobre 1740.

De sable, à dix billettes d'or posées 4- 3, a, 1.

ARGOUGES (d'), premier président au Parlement de Bretagne vers 1 67 1 , et membre de la commission instituée par le roi pour la recherche de la noblesse.

Ecartelé d'or et d'azur, à trois quintefeuittes de gueules brochant sur le tout, posées 2 et 1.

L'ancien président au Parlement de Bretagne ne laissa pas une bibliothèque proprement dite. Il n'aimait les livres qu'autant qu'ils pouvaient lui être utiles, et les armes qui figurent sur quelques-uns des volumes lui ayant appartenu dénotent plus chez lui une idée de possession qu'un goût artistique.

ARLAY (Charles d'), conseiller au Parlement deBouf gogne, vers 1 672; mortle 14 juin 1691.

D'argent, à une fasce de sable.

64 ARHORIAL^DU BIBLIOPHILE.

ARNAULD (Simon), marquis de ARVILLARS (le marquis d'), en

Pomponne, secrétaire d'État, né en 1618, mort le 26 septembre 1699.

D'azur, au chevron d'or accompagné,en chef de deux rinceaux, et en pointe d'une montagne, le tout de même.

ARTHAUD (François-Bernard), conseiller au Parlement de Bourgogne, vers 1743.

De gueules, à trois tours d'or.

Cet amateur, dont le nom appartient aussi au Dauphiné, avait une fort belle collection. Quelques-uns de ses volumes se rencontrent encore aujourd'hui dans les Bibliothèques publiques de Dijon et de Grenoble.

Dauphiné.

D'or, à l'aigle d a\ur membrèe , becquée et couronnée de gueules.

La collection du marquis d' Arvillars était peu nombreuse, mais d'un choix exquis. On y remarquait des Elzéviers, des Foulis, des Gryphe, des Aide, et un grand nombre de manuscrits curieux du moyen âge.

ARZAC, en Dauphin.

D'argent, à trois bandes de gueules, au chef d'or chargé d'une aigle de sable.

ASPREMONTDEXYNDEN,bran- AUBÉRY (Félix), marquis de Vasche aînée des comtes de l'Empire. tan, maître des requêtes, vers 1720.

Ecartelé:au 1 et 4, de gueules, à la croix d'argent, qui est <f Aspremoht; au 2 et 3,tf or, au lion de gueules, qui est de Reckeim; sur le tout, d'azur, à t aigle d'argent becquée et membrée d'or.

Nous n'avons pu déterminer le membre de cette illustre famille qui posséda les beaux livres portant les armes ci-dessus. Quel qu'il fut, il devait être un amateur de goût.

AUBERVILLE (Jean d'), procureur de la ville de Bourges, vers 1 600.

D'a\ur, aux initiales I D d'or, enlacées d'un cordon de même.

Ecartelé: au 1 , d'or, à la bande de gueules chargée de trois besants d'argent ; au 2, d'or, au chef de gueules chargé au canton dextre de Montmorency; au 3 , de Montmorency ; au 4, d'or, à la bande d'azur, au chef d'argent chargé de deux merlettes de sable soutenues d'une fasce de sable chargée d'une merlette d'argent; et sur le tout, d'or, à cinq trangles de gueules, qui est d' Aubéky.

AUBESPINE (Gabriel de 1'), évéque d'Orléans, mort en août i63o.

Ecartelé : au 1 et 4, d'azur, au sautoir d'or cantonné de quatre billettes de même, qui est de l'Aubespine ; au 2 et 3, de gueules, à la croix ancrée dt vair, qui est de la Châtre,

AUBUSSON, seigneur de la Borne (Jean d'), protonotaire apostolique, prieur de Blessai* , vers 1540.

D'or, à la croix ancrée de gueules.

AUBUSSON DE LA FEUILLADE (Georges d"), évéque de Metz, mort en cette ville le 12 mai 1697.

Comme ci-dessus.

AUBUSSON DE LA FEUILLADE (Catherine-Scholastique Bazin de Bezons, comtesse douairière d'}, fille de Jacques Bazin de Bezons, maréchal de France, gouverneurde Cambrai. El le avait épousé Hubert-François d'Aubusson, comte de la Feu illade, moi'ten 1735.

D'or, à la croix ancrée de gueules, qui est d'AvBvsson ; accolé de Bazin

de Bezons, qui est d'a\ur, à trois

couronnes ducales fit pièces d'or,

AUBIGNÉfd'),

■nées de cinq

De gueules, au lion d'argent semé d'hermines de sable, armé, lampassé et couronné d'or.

AUMONT (Louis-Marie- Augustin , ducd'), pair de France, né le 28 août 1709 , mort à Paris le 4 avril 1782.

La bibliothèque du duc d'Aumont avait été formée avec un soin et une patience dont la bibliophilie offre peu d'exemples. Elle contenait les meilleurs ouvrages français en tout genre et des plus belles éditions. La plupart des reliures, soit en maroquin, soit en veau marbré, sortaient des mains de l'habile Padeloup.

Cette magnifique collection fut dispersée, malgré les propositions d'un Anglais qui voulait, dit-on, l'acheter en bloc. Soit cupidité ou patriotisme, tous les trésors littéraires du duc d' Aumont restèrent à la France. La Bibliothèque Impériale en possède unetrèsgrande partie.

D'argent, au chevron de gueules, à 7 merleties de sable, 4 en chef posées a, a; er 3 en pointe posées 1, 2.

Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le duc d'Aumont, dont la vente se. fera en son hôtel, place de Louis XV, le mardi 7 janvier 1783.., par Guillaume Debure, fils aine. — Paris, "Debure, 1782, in-8.

AUMONT DE VILLEQUIER (Louis-Marie,ducd'),morteni8i4.

Comme ci-dessus.

I BIBLIOPHILE. 67

La collection du duc de Villequîer était loin d'être aussi estimée que celle de son parent. Cependant, on trouve dans les ventes des livres à ses armes, qui dénotent chez le possesseur un véritable goût artistique.

AUTRY (le comte Goujon d'), mort le 9 août 1749, âgé de 70 ans.

Ecartelé-.au 1 et 4, da\ur, au chevron d'or accompagné de trois losanges de même, 2 en chef, 1 enpointe; au 2 et 3, de gueules, au sautoir engrêlé d'or cantonné de 4 fleurs de lys de mime. .

Le comte d'Autry avait, pour ainsi dire, passé sa vie à amasser des livres. • Ce fut, dit la notice placée en tête de son catalogue, sa seule et unique passion.» Aussi, sa bibliothèque était-elle remarquable par le nombre, le choix et la variété des ouvrages qui la composaient. On trouva à sa vente beaucoup de volumes reliés par les Deseuil, Derome , Padeloup , et autres habiles artistes.

Catalogue des livres de feu M- le comte d'Autry, dont la vente se fera... mardi 7 avril 1750. — Paris, G. Martin, 1750, in-8.

AUTRY(Joseph-Adalbertd')DELA MIVOYE, écuyer, originaire de la Champagne. Il avait épousé , le i3 juillet 1720, Elisabeth de Menou , tille de Charles de Menou , chevalier, seigneur de Luissi, brigadier des armées du Roi.

D'azur, à lafasce d'argent accompagnée en chef de trots merlettes d'or, et en pointe d'une molette d éperon de même.

AUVRY (Claude), évëque de Coutances, mort subitement à Paris, le 9 juillet 1687, figé de plusde 8oans.

D'azur, à une fasce d'or chargée dune téte'de lion arrachée de sable, tampassée de gueules et accompagnée de trois roses d'argent, 2 et 1 .

AUZOLES (Jacques d'), écuyer, sieur delà Peyre, né le 14 mai 1571 , au château de la Peyre, en Auvergne, mort à Paris, le 12 mai 1641. Il devint secrétaire du duc de Montpensier. On doit a ce savant plusieurs ouvrages de chronologie, qui sont aujourd'hui complètement oubliés.

D'azur, à trois épis d'or surmontés de trois besants de même.

Devise : Plus en effect qu'en appa*

Cri: OZOAAI (Au^oles).

AYROLDE.

H^'a^ur, à deux chevrons d'or.

Les livres à cette marque sont assez fréquents. Cependant, nous n'avons pu déterminer quel était cet Ayrolde à qui ils ont appartenu.

BACHELIER (Nicolas) du Pinîer, conseiller au siège présidial de Nantes, 1671.

D'argent, au pin de simple planté sur un gason de même.

BAILLET(René),chevalier,seigneur.

de Sceaux, de Tresmes et de Selly, d'abord avocat au Parlement de Paris, puis conseiller du roi et premier président du Parlement de Bretagne, mort en 1579. Il avait épousé Isabeau Guillart, fille de messire André Guillart, chevalier, seigneur de l'Isle, de I'Epicheliere, etc., conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaire de son hôtel.

D'azur, à la bande de pourpre ou d'argent, accompagnée de deux amphistères ou serpents ailés d'or.

BAILLET (Lazare), conseiller au Parlement de Bourgogne, vers 1 704.

D'argent, à trois chardons de gueules feuilles et soutenus de sinople.

Devise : Non omnibus idem.

BAILLEUL(Nicolas- Louis de), marquis deChâteau-Gonthier, président à mortier au Parlement de Paris, mort le 1 7 avril 1714, âgé de 63 ans. Il avait épousé : i*,en octobre 1678, Louise Girard, fille unique de Louis, seigneur de la Cour des Bois.Tillai, etc. , doyen des maîtres des requêtes; 2» Charlotte du Frêne, veuve de Jacques le Noir, trésorier de France.

Parti d'hermines et de gueules.

JO ' ARMORIAI. 1

Cet amateur portait sur ses livres, tantôt ses armes simples avec le mortier(N"i), tantôt accompagnées de supports et du manteau de pair, l'écu timbré d'une couronne de marquise! d'un casque taré de face, surmonté du mortier, d'où sort un tête de griffon (N* 2).

BAILLON (Eléonor de), seigneur de Saillans, prévôt des marchands de la ville de Lyon, vers i638.

D'azur, au lion léopardé dor tenant ta patte droite sur un tronc éçoté et ale\é de même, mis en pal ; accompagné de trois /leurs de lys d'or rangées en chef, et sommées d'un lambel de quatre pendants de même.

BAILLY (François), conseiller au Parlementde Bourgogne, vers 1644.

D'azur, à une fasce d'argent accompagnée de trois étoiles d'or en chef et d'un croissant en pointe de même.

BALLESDENS, mort le 26 octobre 1675.

Sur des volumes, en général d'une belle apparence, rem arq ua blés quelquefois-par la richesse et l'élégance de l'ornementation , on trouve souvent d'une écriture nette et soignée ce simple nom: Ballesdens. Quel était donc ce Ballesdens ? Un bibliophile « sévère sur la forme et sur le fond, » au dire de Charles Nodier. Jean Ballesdens, prieur de Saint-Germain-d'AHuyé, secrétaire du chancelier Séguier, et membre de l'Académie française, s'était composé une bibliothèque qui, par le nombre, le choix et la beauté des éditions, était devenue la rivale de celle de son maître. S'il est aujourd'hui complètement oublié comme littérateur, il mérite pourtant une place dans le souvenir de tout bibliophile, a cause de son amour profond des livres. Deuxans après sa mort, c'est-à-dire en 1677, sa collection, amassée avec autant de

AHMORUL DU BIBLIOPHILE.

patience que de goût, fut vendue et dissipée. On trouva à sa vente neuf volumes à la reliure de GrolieY.

Avant de mourir, Ballesdens disposa de ses manuscrits- en faveur de Colbert, à la charge par celui-ci de payer à l'Hôtel-Dieu de Paris une somme équivalant au prix de la collection.

C'est par suite de cette disposition que les manuscrits de ce bibliophile entrèrent depuis à la Bibliothèque du Roi.

BALZAC (Charles de), évéque et comte de Noyon.morten 1642.

D'azur, à trois sautoirs d'argent alaises d'argent, 2 et i; au chef d'or, à trois sautoirs d'azur.

BARADAT (Henri), évéque de Noyon, mort en 1660.

D'azur, à une fasce d'argent ac-

compagnée de 3 roses d'or feuiïtées de sinople, 2 et 1.

Ce prélat avait-il une bibliothèque proprement diteîPourtantleP. Jacob, dans son Traité des plus belles Bibliothèques, n'en fait pas mention. Il est probable que les livres que nous avons trouvés à ces armes n'étaient que des exemplaires de dédicace : par conséquent ils doivent être fort rares.

BARADEAU (Henri-François), chanoine de l'église de Paris, vers 1722.

D'azur , à la fasce d'or accompagnée de trois roses de même, 2 en chef, 1 en pointe.

BARBERYE DE SAINT-CONTEST (Michel), maître des requêtes, mort vers 1692.

Dans les Portraits des membres du Parlement de Paris, publiés par Duleau, on lit.: « Barberye de Sainta Contest. — Nouveau venu; deparenté b médiocre, mais riche et dans le des- « sein de travailler. A de grands procès « en la chambre de l'Edkt contre ses « proches. » L'ancien maître des requêtes ne fut pas le seul bibliophile de sa famille, car l'on rencontre des volumes reliés à ses armes et d'une

date bien postérieure à celle de sa mort. Il est très-probable que sa Bibliothèque fat conservée pendantquelque temps dans la ligne. directe, et que le même fer servit, pour les uns comme pour les autres.

ARMOUIAL DU BIBLIOPHILE.

D'azur, à trois têtes d'aigle arrachées d'or.

BARCILLON DE MOUVANS (Jean), consul d'Aix, 1590.

De gueules, à trois coquilles d'argent, y. et 1 .

Nous n'avons rien trouvé, sur ce magistrat provençal , qui pût nous donner quelque connaissance de sa bi- 'bhothèque. Seulement, d'après l'exemplaire à ses armes que nous avons eu entre les mains, on peut inférer qu'elle devait être très-bien composée.

BARDIS (Corne dé), évéque de Cârpentras, mort le 18 avril i63i.

D'or, à six losanges de gueules en bande, à la tour donjonnée de mime en chef.

L'évèque de Carpentras n'était ni un amateur, ni un collectionneur. Il avait peu de livres, et ceux portant ses armes sont des exemplairesdedédicace.

BARENTIN ( Charles- Louis-Fnnçois de Paule), garde des sceaux de France, né en 1738, mort à Paris le 3omaî r8io.

D'azur, à trois fasces, la première d'or et droite, les deux autres ondées d'argent, accompagnées de trois étoiles d'or en chef.

■ UKOBUL MI BIBLIOPHILE.

BARILLON DE MORANGIS (Antoine), maître des requêtes ordinaire du Roi, mort le 18 mai 1686.

D'azur, au chevron d'or accompagné de deux coquilles en chef et dune rose du même en pointe.

L'écu est ordinairement accompagné d'un monogramme formé des lettre» A. B. M. entrelacés (Ant. Barillon de Morangis).

Cet amateur possédait une riche Bibliothèque , dont la plus grande partie lui venait de son père, le président Barilion. Il l'augmenta encore de toute celle de son oncle, Barilion de Morangis, directeur des finances.

BARON (André), conseiller au Parlement de Paris, vers i65i

D'azur, à un arbre d'or.

BARRAI LLON (Gaspard), prévôt delà ville de Lyon, vers 1689.

D'argent, au lion rampant de gueules, à la bande d'or brochant sur le lion.

Ce magistrat de la commune lyonnaise avait formé une collection des plus importantes sur l'histoire de son pays. Tous ses livres étaient en parfaite conservation, et bon nombre portaient sur les couvertures les armes ci-dessus,

BARRAL (François), conseiller au Parlement de Grenoble, vers 1659.

De gueules, à trois bandes d'argent , au chef de même, chargé de trois cloches «façnr, rangées, batailléesifor.

ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.

BARRÉ, auditeur des Comptes, mort vers 1743.

Coupé d'argent et de gueules, l'argent chargé d'un lion léopardé de gueules, et le gueules chargé de trois bandes d'or.

Barré était un bibliophile instruit et lettré. Il recherchait avec- ardeur les traités singuliers en tout genre et les pièces rares et curieuses. Il avait annoté une grande partie de ses livres en tête de la première feuille de garde, soît pour en indiquer les vrais auteurs, soit pour rapporter quelques faits particuliers concernant les ouvrages. Il avait aussi formé plusieurs recueils de pièces fugitives qui n'avaient jamais été imprimées. On trouvait encore dans sa Bibliothèque la collection des El^eviers , celle des Variorum, et quelques livres d'estampes du meilleur choix.

Catalogue de feu M. Barré, auditeur des Comptes, dont la vente se fera... lundy i3 février 1744... enla maison où il est décédé, rue des Bernardins.— Paris, G.Martin, 1743, 2 vol. ill-8.

BARRES (Bernard des), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu en i63t.

D'azur, à une fasce d'or.

BARRIN DU BOISGEFFROY, conseiller au Parlement de Bretagne, vers i63o.

D'azur, à trois papillons d'or, 2 en chej, 1 en pointe.

On n'a aucuns détails concernant la Bibliothèque de cet amateur. Toutefois, le Virgile sur lequel figuraient les armes ci-dessus montrait, parla reliure et la netteté de l'impression, qu'elle devait être sinon luxueuse, du moins de bon goût.

BASCHET (Armand).

ARHORUL DU BIBLIOPHILE. yS

D'or, à une pomme de pin renversée

Marque: Le lion deSt-Marc.

Ce littérateur, à qui l'on doit \&Diplomatie vénitienne, le Roi che\ la Reine, et autres publications intéressantes, s'était formé une bibliothèque qui contenait 1,240 ouvrages, la plupart en italien , relatifs à l'histoire d'Italie en général, et à celle de Venise en particulier. Les volumes qu'il avait fait relier avec beaucoup de goût, pour le dire en passant, portaient sur les plats la marque ci-dessus, sans doute en souvenir de la mission qu'il avait eue d'explorer les archives vénitiennes.

Catalogue de la bibliothèque de M. Armand Baschet, divisé en deux parties : la première comprenant des livres en tous genres, et la deuxième relative à l'Italie et à Venise.— -Paris, Bachelin-Dejlorenne, 1866, in-8°.

BASSET (Jean-Guy), conseiller au Parlement de Grenoble, né en 1S98, mort vers la fin du xvn' siècle.

Cet avocat distingué , qui plaida sa première cause à l'âge de dix-huit ans, était grand amateur de livres, et sa bibliothèque contenait des exemplaires choisis et rares.

et feuillée d'or, au chef d'argent chargé d'une fasce de gueules.

BASSOMPIÈRE (le maréchal François de), né le ta avril 1579, mort le 12 octobre 1646.

D'argent, à 3 chevrons de gueules.

Le maréchal de Bassompière, dit

le P.Jacob, «est en estime d'un esprit

■ très accomply pour les sciences, car

■ son estude est continuelle, aussi bien

■ que le soin qu'il a de rechercher les

■ meilleurs livres pour enrichir sa cé- « lÉbre bibliothèque, où sont conservez

■ plus de quatre mille volumes. »

Ce que le P. Jacob ne dit pas, c'est que la plupart de ses livres étaient fort bien habillés et frappés à ses armes.

Inventaire et prisée des livres trouvés en la Bibliothèque de messire

ARHOKUL DU BIBLIOPHILE.

François de Bassompierre, par Sébastien Cramoisy, les 25, 26, 27, 29, 3o octobre et 4 novembre 1646, în-4* de 40 pages.

BASSOMPIÈRE (Louis de), évêque de Saintes, mort le 1" juillet 1676, fils naturel du précédent.

Comme ci-dessus.

BASTARD D'ESTANG ( Dominique-François-Marie), comte, ancien député, pair de France, président de chambre à la Cour de cassation , grand-croix de la Légion d'honneur.

Il naquit à Nogaro (Gers) le 3 1 octobre 1783 ; mort à Paris le 23 janvier 1834.

- D'or, à l'aigle de /'Empire , mi* parti d'azur, à lajleur de lys d'or.

Devise ; Cunctis notafides.

BAUDET (François), conseiller au Parlement de Grenoble, vers 1675.

De gueules, à la croix ancrée d 'argent.

BAUDINOT (Pakmèdes), seigneur du Breuil, écrivain moraliste, originaire du Charollais, vivait dans les premières années du xvn* siècle.

Il avait été avocat au Parlement de Dijon et juge de Paray. On a de lui ; Conseils et Sentences morales; Dijon, Guyot, 1617.

D'azur, à trois fasces d'or, accompagnées en chef de trois croissants montants de même mis en fasce.

ARXORIAL DU BIBLIOPHILE.

BAUDOIN, conseiller au Parlement

de Paris, vers 1730.

D'azur, à trois aigles éployées d'or, surmontées en chef d'un soleil du mime.

Ce magistrat posséda une Bibliothèque digne d'un grand seigneur. Sa passion pour les livres fut telle qu'il compromit, pour en acquérir, une belle fortune, et mourut, dit-on, dans un état voisin de la misère.

BAUDRY DE PIENCOURT (François-Plaride de), évéque et comte de Mcnde, mort en 1707.

De sable, à trois mains appaumées d*or, posées 2 et 1.

BAULT {Hugues de), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le 19 janvier i5a8.

D'azur, au chevron d'or, accompagné de trpis roses d argent.

La collection de Hugues Bdult était restreinte; mais les ouvrages qui la composaient étaient choisis et artistiquement reliés, comme l'indique le fer ci-dessus.

BAUME (Alphonse de la), conseiller au parlement de Grenoble , vers i658.

D'or, à la bande vivrée d'azur , accompagnée de deux mouchetures d'hermine de sable, 1 en pointe, foutre en chef.

BAUQUEMARE (Nicolas de), membre du Parlement de Paris, vers 1654.

BAY DE CURIS, intendant et contrô- . leur général de l'argenterie, menusplaisirs et affaires de la chambre de Louis XV.

D'a\ur, au chevron d'or accompagné de trois têtes de léopard de même.

Dans les Portraits des membres du Parlement de Paris, publiés par Duleau, on lit : « De Bauquemare : — ■ Homme sensé, de probité, aimé et « estimé des honnêtes gens du Palais; a asiidu dans la Chambre et y est resa pecté... • Complétons ce portrait en disant que la Bibliothèque qu'il s'était formée indiquait un homme de goût et d'esprit.

BAUYN D'ANGERVILLIERS et N. MATHEFELON, sa femme.

D'azur, au chevron d'or accompagné de trois mains dextres d'argent, 2 en chef, 1 en pointe; accolé de Mathefelon, qui est : de gueules, à six écussons de sinople, 3, zet 1.

D'argent, au cheval gai de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Bay de Curis n'était pas, à proprement parler, un amateur. Il collectionnait moins par goût que par ostentation. Cependant, disons-le, ses livres étaient nombreux et la plupart splendidement habillés.

BAYLE (Charles), échevin de la ville de Lyon, 1628.

D'or, au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople; au chef d'azur, chargé d'un lion léopardé d'argent.

BAZIN DE BEZONS (Jacques), maréchal de France, mort le 23 mai 1733, âgé de 88 ans.

AKKOHUL DU BIBLIOPHILE. JQ

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