BÉRAULT DE LA HAYE DE RIOU
De gueules, au loup passant d'argent, ta queue passant entre les jambes et remontant sur le dos, accompagné de 3 vannets de même, 2 en chef, 1 en pointe.
D'azur, à un chevrond'or accompagnéenpointe d'une brebis paissante d'argent.
Ce conseiller au Parlement de Bourgogne avait amassé une grande quantité de pièces ou plaquettes curieuses sur l'histoire de France.
BERBISEY {Jean de),- chevalier, baron de Vantoux, président à mortier au Parlement de Bourgogne, de 1 7 1 6 à 1745, époque à laquelle il donna sa démission.
D'a\ur , à une brebis paissante d'argent, sur une terrasse de sinop le.
La Bibliothèque de Berbisey était remarquable et riche surtout en ouvrages sur la théologie et la jurispru-
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
dence. La plupart des volumes étaient habilement reliés, et un grand nombre portaient sur les plats les armes cidessus.
Vente de livres après décès à l'hôtel Berbisey... — Dijottj L.-N. Frantin, 1770, in-8°.
BERGER, seigneur de Malissol, en
Dauphiné.
D'azur, au chevron d'or accompagné de trois têtes de moutons d'argent.
BERGHES (Guillaume de), quatrième archevêque de Cambrai , mort en 1 509, âgé de 58 ans.
pli
De si nop le, à trois mac les d'argent, posées 2 et i, qui est de Boutebsem ; au chef d'or chargé de trois pals de gueules, au franc quartier de Brabant. Le tout surmonté, par concession, d'un chef dor, à C aigle à deux
têtes, aux ailes éployées de sable qui est de /'emmre.
Devise : Ex momento œternitas.
La théologie et quelques livres de science composaient seuls la Bibliothèque de l'archevêque de Cambrai.
BERINGHEN (Henri-Camille, marquis de), né le inaoût 1693 , mort en février 1770. Il avait été nommé premier écuyer du Roi le 7 février 1724, chevalier de ses ordres en 1731, et gouverneur des châteaux de la Muette et de Madrid en 1 734.
D'argent, à 3 pals de gueules, au chef d"a\ur chargé de deux quintefeuilles d'argent.
Le marquis de Beringhen était nonseulement un ardent bibliophile .
mais encore un amateur d'objets d'art des plus distingués. Sa collection d'estampes forme aujourd'hui l'un des principaux fonds du cabinet des estampes de la Bibliothèque Impériale.
Catalogue raisonné des tableaux et des livres, après le décès de M. Beringhen , premier écuyer , par Pierre Rêray; vente à Paris, le 2 juillet 1770, in- 12,
Catalogue d'estampes de feu M. le Premier (le marquis de Beringhen).— "Gr. in-411.
BERMONTfde), conseiller au Parlement de Paris.
D'azur, au chef d'or chargé d'un lion Usant de gueules.
BERNAGE, seigneur de Vaux, conseiller d'Etat et prévôt des marchands de Paris, officier grand-croix de l'Ordre royal et militaire de Saînt-Louis, mort vers 1779.
D'or, à 3 fasces de gueules chargées chacune de cinq sautoirs alaises d'argent.
Notice des principaux livres qui composent la Bibliothèque de feu M. de Beraage, conseiller d'État. — Paris, Gangnery { 1780), in-8° , 23 pages.
BERNARD (André), conseiller Parlement de Bourgogne, 16!
De gueules, à unebande d'or chargée de trois étoiles daqur, et accompagnée d'un cornet d'or embouché et virole d'azur en chef à senestre.
BERNARD DE RIEUX (Gabriel), président de la seconde chambre des enquêtes du Parlement de Paris, prévôt, officier grand-croixde l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 2* fils du célèbre banquier Samuel Bernard. Il mourut le i3 décembre 1745.
D'azur, à l'ancre d'argent portant en chef, au canton senestre, une étoile de même dans une gloire d'or.
Cataloguede la Bibliothèque de feu M. le président Bernard de Rieux. — Paris, Barrois, 1747, în-8.
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BERNARD DE BOULAINVIL- UERS (Anne-Gabriel-Henri), né le 10 décembre 1724, fils du précédent. Il succéda à son père dans la charge de président à la deuxième chambre des enquêtes du Parlement de Paris,et mourut vers 1765.
BERNARD DE BOVES, membre du Parlement de Dijon, mort le 1 3 septembre 1626, dans sa soixantequinzième année,
D'a\ur, à lafasce d'or chargée de trois molettes de sable, accompagnée en chef de deux badelaires d'argent
en sautoir, sur une hure de sanglier de sable, et d'une enseigne d'argent en pointe.
Devise : Et bello etpace.
Bernard de Boves légua sa bibliothèque au collège des Frères Prêcheurs de Paris.
La plupart de ses livres, fort bien reliés du reste , sont aujourd'hui conservés à la Bibliothèque Impériale.
BERNARD DE RULLY, chanoine de l'église de Lyon.
D'argent, au chevron de gueules accompagné de trois étoiles de même, deux en chef, et une en pointe.
BERNARDON, dont un membre du Parlement de Bourgogne.
D'azur, au sautoir d'or accompa-
gné en chef d'un croissant 4e même, et de trois étoiles aussi d or , deux aux côtés et une en pointe.
On trouvait dans cette Bibliothèque bon nombre d'ouvrages rares et curieux et bien reliés.
BERNIS (François-Joachim de Pierre de), cardinal et secrétaire d'Etat,
D'azur, à la bande d'or accompagnée, au canton senestre, d'un lion de mime armé et lampassé de gueules.
BERRYER(Nicolas-Réné), garde des sceaux, mort le 1 5 août 1762.
D'argent, au chevron de gueules accompagné en chef de deux quintefeuilles, et en pointe d'une aigle éployée, le tout d'azur.
Cet amateur éclairé et délicat, et pourtant si peu connu des bibliophiles, avec un soin et une patience infatigables, avait recueilli les plus belles éditionsde son temps. Lorsqu'il apprenait qu'un exemplaire plus beau , plus grand de marge, mieux conservé que celui qu'il possédait était en vente, il le faisait acheter à quelque prix que ce fût, et revendait le sien à perte. La majeure partie de sa bibliothèque fût ainsi renouvelée sept à huit fois. Il ne s'arrêtait qu'autant qu'il était sûr d'avoir en ses mains le plus bel exemplaire connu, soit par sa marge, soit par la force du papier, soit par la magnificence de la conservation et de la reliure.
Quant aux ouvrages d'éditions modernes , même celles faites en pays étrangers, Berryer en acquérait plusieurs exemplaires en feuilles, et s'en composait un seul pour ainsi dire unique par le choix des feuilles, la propreté du papier et la netteté de l'impression. Il collationnait ensuite cet exemplaire avec la plus scrupuleuse attention, puis le faisait relier en beau maroquin du Levant par les plus habites artistes de son époque.
Il avait aussi amassé une collection d'estampes fort remarquables , avec une foule d'objets d'art et de curiosité.
A sa mort tout son cabinet passa dans la bibliothèque de Chrétien François II deLamoignon, son gendre. — Voy. ce nom.
BERULLE (le cardinal' Pierre de), né le 4 février 157S, mort le 2 décembre 1629.
Le cardinal de Berulle fut le fondateur de la fameuse Bibliothèque des Pères de l'Oratoire de Paris.
« La mémoire du cardinal de Be-
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
mile, dit le P. Jacob, sera a jamais en bénédiction pour avoir esté l'autheur de la congrégation de l'Oratoire, qui a donné dïuers scauans qui tous ont contribuez à l'establissement d'une insigne Bibliothèque, qui possède plus de six mille volumes; outre lesquels se void toute la théologie et philosophie des Hébreux, manuscrit qui a esté apporté de Constant! nople par M. de Sancy , pour lors ambassadeur de nostre Roy... »
De gueules, au chevron d'or accompagné de trois molettes d'éperon de même, deuk en chef, une en pointe.
BERULLE (de), président au Parlement du Dauphiné en 1789.
Comme ci-dessus.
BERTHAULTDEFREAUVILLE (François), conseiller honoraire du Parlement, mort en 1704.
D'or, à la bande de sable chargée de trois losanges d'argent, accompagnée de 6 annelets de gueules mises en orle.
BERTIER (Pierre de), évéque de Montauban, mort en juillet 1674, dans un âge fort avancé. Il était de l'illustre famille des Bertier de Toulouse. On doit à ce prélat le recueil qu'on a fait des évèques de Montauban, et plusieurs oraisons funèbres qui ne manquent ni de grandeur ni d'éloquence.
D'or, au taureau effarouché de gueules, chargé de six étoiles d'argent posées en bande.
ARMOMAL DU BIBLIOPHILE.
BERTIER DE SAUVIGNY (Louis- Bénigne- François). II était depuis 1768 intendant de la -généralité de Paris, lorsqu'éclata la Révolution.
Accusé d'avoir fait, avec son beaupère Foulon, des spéculations sur les blés par des accaparements ou monopoles, il fut massacré par la populace quelques jours après la prise de la Bastille.
Comme ci-dessus.
BERTIN (Henri-Léonard-Jean Baptiste), lieutenant général de police delà ville, prévôté et vicomte de Paris, ministre d'Etat, mort en 1792.
Ecartelé : au 1, d'azur, à une épée d'argent garnie dor, posée en pal, la pointe en haut; au 2 et 3, d'argent, à uneterrasse de sinople accompagnée de trois roses de gueules plantées sur
la terrasse et tigées de sinople, au chef da\ur chargé de trois étoiles d'or; au 4, d'azur, au lion d'or.
C'est â ce savant et intrépide collectionneur quela Bibliothèque Impériale doit l'une de ses plus utiles créations, c'est-à-dire le Cabinet ou le Dépôt des chartes.
BERTIN, en Limousin.
De gueules, au lion d'or adextré d'une épée d'argent.
BESNARD DE REZAY (Cyprien), membre du Parlement de Paris, mort sous-doyen du Conseil d'État du Roi, le 10 décembre 1702, à • l'âge de 87 ans.
D'argent, à zfasces ondées d'a\ur, au chef de sable chargé de trois cavaliers d'échec dor.
9 2 AKMOMAL I
Besnard de Rezay avait réuni un grand nombre d'ouvrages sur toutes les parties des sciences théologiques et juridiques. Bon nombre étaient splendidement reliés.
BETAULD DE CHÉMAULT (Hugues), conseiller au Parlement de Paris, mort le 2 mars 1712.
D'azur, au lion d'or, à la bande de gueules brochante sur le tout, chargée de trois quinte-feuilles d'argent.
Les livres de cet amateur étaient choisis et nombreux. La Bibliothèque du Louvre en possède quelques-uns.
BETHUNE, duc de Sully (Maximilien), maréchal de France, né le 1 5 décembre i56o, mort le 22 décembre 1641.
D'argent, à lafasce de gueules.
biiiliophile.
BETHUNE (Henri de), archevêque
de Bordeaux, mort le 1 1 mai 1680,
âgé de 76fens.
Comme ci-dessus.
BETHUNE (Phil., comte de), père d'Hippolyte et frère de Maximilien, duc de Sully. Il mourut en 1649.
D'argent, à lafasce de gueules, au lambel à trois pendants du même.
Le comte de Bethune fut employé sous Henri IV et Louis X 1 1 1 à diverses négociations diplomatiques. Dans ses voyages il ramassa toutes les pièces historiques qui lui tombèrent sous la main et en fit un recueil des plus curieux. On y comptait environ mille lettres originales de la plupart des rois, reines, princes et princesses et Repu-
blique de l'Europe, et de leurs grands officiers et ministres d'Etat; des négociations, des traités de paix, d'alliances; des instructions d'ambassades, et d'autres pièces intéressantes pour l'histoire depuis le xiv* siècle jusqu'au xvn«.
Michel de Marolles contribua beaucoup à l'enrichissement de ce recueil.
En effet, dans l'article du catalogue de ses ouvrages il dit : « J'avais recueilli
■ avec grand soin plusieurs lettres, « négociations avec divers extraits,
■ copies et mémoires concernant les
■ curiosités de l'histoire de France, < qui ont passé depuis dans le cabinet € du roi par les mains du feu comte
■ de Béthune, qui les avait beaucoup « souhaités. »
A la mort de Philippe, son fils Hippolyte devint possesseur de toutes ces richesses historiques. Il les légua par testament, en i658, au roi Louis XIV, avec beaucoup d'autres manuscrits, dont quelques-uns provenaient du célèbre bibliophile Louis de Bruges , seigneur de la Gruthuyse. Ce legs comprenait encore un grand nombre de tableaux originaux, de bustes en marbre et en bronze.
Presque tous les volumes étaient relies en maroquin rouge auxarmesdes
BIBLIOPHILE. y3
Béthune. Seulement, ceux qui avaient appartenu a Philippe portaient aux angles et sur le dos le chiffre ci-dessus formé des lettres PP entrelacées, surmonté de la couronne de comte.
Cette splendîde collection avait attiré l'attention de la reine Christine de Suède. Désirant se l'approprier, elle fit, dans ce but, offrir à Hippolyte de Béthune trois cent mille livres, environ quinze cent mille francs de notre argent. Mais le généreux comte préféra doter son pays de tous les trésors littéraires que son père et lui avaient recueillis avec tant de peine et de dépenses. La Muse historique de Loret nous a conservé le souvenir de cet acte de désintéressement :
L'illustre reine de Suède, Qui, comme chacun «{ait, possède Un esprit haut el généreux, Des balles-lettres amoureux.
Ayant appris, des fois plus d'une, Que le sieur comte de Béthune, Dans son cabinet de Paria, Avoit d'exccllena manuscrits, Comme aussi plusieurs antiquailles, Sç avoir quantité de médailles, Reliefs, portraits, crayons, tableaux, Des plus rares et des plus beaux, ' A Tait proposer audit comte Une somme d'argent qui se monte, Tant en justes qu'en quart d'écus, Justement à cent mille écus, S'il vouloit vandre sa boutique A cette reine magnifique, Ou, pour parler un peu plus net, Les pièces de son cabinet.
La propoiition est forte.
Et pourtant l'histoire rapporte Que ledit comte a refuzé Ce grand prix d'argent propozé.
Aimant mieux ses portraits et livres Que d'avoir trois cens mille livres.
Mém. kist. sur la Bibl. du Rçi, p. xxv. — Delisle, Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale.
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BETHUNE, duc DE CHAROST BÊTHUNE DES PLANQUES (Be-
(Armand-Joseph), né le i* juillet 1738, mort le 5 brumaire an IX (27 octobre 1800).
Comme ci -dessus.
Ce célèbre économiste était aussi un bibliophiledesavoiretdegoût. Il avait amassé une Bibliothèque ou se trouvaient les livres les plus rares et les plus singuliers, surtout en économie politique. On y voyait en outre les éditions sorties des presses les plus renommées, avec plusieurs manuscrits d'une date fort ancienne. Ses livres étaient en général dans d'excellentes conditions; mais ceux qu'il avait fait relier lui-même se distinguaient sur-tout par l'élégance et la beauté de l'habillement. Sa collection, déjà si importante par elle-même, s'enrichît encore de toute celle du savant abbé Goujet, laquelle passait pour l'une des plus remarquables de son époque, tant par le nombre que par le choix des ouvrages qui la composaient. On peut s'en faire une idéeexacte par le catalogue manuscrit conservé aujourd'hui à la Bibliothèque Impériale, et dont une copie existe à la Biblioth. du Louvre.
Catalogue des livres de la Bibliothèque de feu M. de Béthune-Charost. — Paru Maquignon, an X, in-8.
noît),abbédeSaint-BertindeSaint- Omer, 1677- 1705.
D'argent, au lion de sable armé et tampassé de gueules, accompagné en chef d'une étoile à dextre, d'un croissant montant à senestre, et en pointe d'une autre étoile, le tout de gueules.
D'argent, à la fasce de gueules cantonné de Saveuse, qui est de gueules, à la bande d'or accompagnée de six billettes de mime.
Les volumes à cette marque sont des plus rares. On n'en trouve guère que dans les Bibliothèques du nord de la France.