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DES PAILLARDS

DD BIBLIOPHILE. I 83

accompagnée en pointe d'une gerbe d'or.

Empreinte communiquée par M.

Hugues, employé de la Bibliothèque Nationale.

DES PORTES (Philippe), abbé de Thyron, de Josaphat et de Bonport, né a Chartres, en 1 546, mort en son abbaye de Bonport, le 5 octobre

Ce poëte— primus tnter Pétri Ronsardi nobiiiores œmulos , dit Scé vole de Sainte-Marthe — était, suivant le même auteur , un raffiné dans les jouissances de la vie , et en même temps un bibliophile de-la plus grande distinction : Nullus enim eum, vel hospitalîs mensœ liberatibus epulis, vel instauranda? Bibliothecar sumptu et studio, vel omm denique civilis vtttt splendore superavit.

De sable , à une fasce d'argent

D'après le P. Jacob, sa collection, riche et nombreuse, passa chez les Jésuites du collège de Clermont, aujourd'hui Louis-le- Grand. Nous ignorons à quelle époque; mais il est certain que ce fut du vivant de Desportes, puisque son testament, publiéen 1860 par Chassant, ne fait pas mention de sa Bibliothèque.

La plupart des livres de Desportes

184 ÀRM0R1AL DU

se reconnaissent par le double * , lettre initiale de son prénom, Philippe, mis sur le dos de la reliure. Cette marque pourrait être confondue avec celle que les Jésuites tirent placer sur les volumes acquis à l'aide d'un fonds légué à ces religieux par François Fouquet, le père de l'ancien surintendant des finances. -On 'les distinguera facilement, en remarquant que les * du premier sont séparés, comme ci-dessus , tandis que ceux du second se trouvent entrelacés. Du reste, avec ces derniers figure en général l'écureuil, symbole héraldique de la famille Fouquet.

ScÉVOLEDeSaINTE-MaRTHE^/O^III.

— Paris, 1629, în-4, p. 147.

Le P. Jacob, Traité des plus belles Bibliothèques.

Edouard Fournier, Histoire de la reliure en.France, p. 1 3o.

DESTUTT DE TRACY (Antoine- Louis-Cîaude), né à Paris, le 20 juin 1754, mort en la même ville, le 10 mars i836.

Ecartelé: au 1 et 4, d'or, à 3 pals de sable; au 2 et 3, d'or, au cœur de gueules.

Ce philosophe, que Napoléon I" appelait idéologue boudeur, était un amateur d'un grand savoir. Il avait

formé une collection exclusivement composée de livres de philosophie et d'économie politique et sociale. A sa mort, elle passa à son fils aîné, César- Victor, ne" en 1781, mort au château de Paray, le 3 mars 1864.

La même marque semble avoir été commune à tous deux.

DES VIGNES (Nicolas), sieur des Perrieres, échevin de la ville de

Lyon. i653.

De sinople, au chevron a"or, accompagné de trois raisins de même, 2 en chef, 1 en pointe.

DEUMÉDELACHESNAYEfJean- Baptiste), grand écuyer tranchant en 1722.

D'argent, au chevron de sable.

accompagné de trois merlettes de même, 2 en chef, 1 en pointe.

DODUN.raarquisd'HerbaultenBlaisois (Charles-Gaspard), né le 7 juillet 1679, mort à Paris, le 2 5 juin 1736.

Il fut nommé contrôleur général des finances à la place de La Houssaye, qui ne put se maintenir longtemps à cet emploi, à cause de son incapacité.

ARMORIAL DU BIBLIOPHILE. i 85

dun, commandant et grand thrésorier des Ordres du Roi. — Paris , 1736,

D'azur, à la fasce d'ôr, chargée d'un lion naissant de gueules, accompagnée de trois grenades, tigées et feuitlées d'or, ouvertes de gueules, 2 en chef, 1 en pointe.

Dodun, de président aux requêtes, passa dans les conseils des finances, ou il eut plusieurs commissions importantes. « Il avait, dit Saint-Simon, de la morgue et de la fatuiié à l'excès, mais de la capacité, et autant de probité qu'une telle place en peut permettre. »

Sa collection était composée de livres choisis, dont la plupart, en passant dans les cabinets de divers amateurs, vinrent grossir les richesses de la Bibliothèque Nationale.

■L'empreinte ci-dessus nous a été communiquée parM.deLongperricr- Grimoard,et figurait sur les 3/émo très de messire Robert Arnauldd'Andilly.

—Hambourg, 1734, in-8.

Catalogue des livres de feu M. Do-

DOINET | Nicolas ) , chanoine de l'Église de Reims, vers 1722.

De gueules, à la fasce d'or, chargée de trois canettes de sable.

DONNEAU DE VISÉ (Jean), le fondateur du Mercure de France, né en 1640, mort le S juillet 1710, âgé de 70 ans.

D'azur, au chevron d'or accompagné de trois vires ou cercles de même, 2 en chef, s en pointe.

DORIEU (Nicolas), né le 10 juin 1628. II fut nommé conseiller en la première Chambre des Enquêtes H

au Parlement de Paris, le 12 décembre i65 3 ; intendant de la généralité de Soi ssons en 1666, puis de Limoges vers 1669, où il mourut l'année suivante.

AKMOIUAL DU BIBLIOPHILE.

D'azur, à la bande d'or chargée de 3 molettes de gueules, dans le sens de ta bande.

On trouvait, dans la Bibliothèque de cet amateur, une belle collectionde livres imprimés et manuscrits concernant l'histoire nobiliaire de la France.

DORIGNY (Philippe), en Champagne. 1720.

D'azur, à la tête de 'licorne d'argent coupée.

DORSANNE, docteur deSorbonne, chantre, chanoine et grand vicaire de l'église de Paris, sous le cardinal de Noailles. Il naquit à Issoudon, et mourut presque subitement le i3 novembre 172S, à l'hôpital des Incurables, où il s'était retiré.

De gueules, au chevron d'or, au chef d'azur chargé de trois menses d'or mises en/asce.

L'abbé Dorsanne avait été nommé, en 1715 , secrétaire du Conseil de Conscience, à propos de la constitution Vnigenitus.

« C'était, dit Saint-Simon, un saint prêtre et fort instruit, qui, dans sa place d'offkial de Paris, avait mérité l'estime et l'approbation publiques...

Il mourut d'une manière fort prompte et fort singulière, qui ne fit pas honneur , dans l'opinion publique, à Messieurs de la Constitution, »

Il était grand amateur de livres, et ceux qu'il a laissés sont très-recherchés des bibliophiles.

Catalogue de la Bibliothèque de feu M. l'abbé Dorsanne, chanoine, grand chantre de l'Eglise de Paris, et officiai... — Paris, Rollin, 1729 , în-12.

ARHOXUL SU BIBLIOPHILE.

DOUBLET DE PERSAN (Nicolas), conseiller du Parlement de Paris, nommé le 7 février 1714, mort en

D'açur, à 3 demoiselles à doubles ailes d'or, volant en bande, 2 et 1.

DOUJAT (Jean), d'abord conseiller au Parlement de Toulouse en i633, puis conseiller â celui de Paris le 3o décembre 1647, en la quatrième Chambre des Enquêtes. Il avait été nommé membre de l'Académie française, ensuite historiographe du Roi, et mourut le 27 novembre 1688, âgé de 79 ans.

D'azur, au griffon rampant d'or, couronné de même.

Jean Doujat laissa beaucoup de livres et plusieurs manuscrits qu'il avait

amassés avec beaucoup de soin. En 1730, tous ses manuscrits etla plupart des imprimés furent donnés à la Bibliothèque du Roi par son neveu , Delpy, chanoine de l'Eglise de Mcaux.

DOYEN (P.), avocatau Parlement de Paris.

D'a\ur,au chevron d'or accompagné de trois canettes de même.

Catalogue des livres de feu M, Doyen, avocatau Parlement de Paris, —Paris, 1761, in-8.

DREUX (Thomas), conseiller au Grand-Conseil en 1637, mort doyen le 4 décembre 1680.

Ifaqur, au chevron d'or accompagné de 2 roses d'argent en chef et d'un soleil d'or sans face en point».

DREUX DE BRÉZÉ (Thomas), dît le marquis de Dreux, lieutenant général des armées du Roi, grandmaître des cérémonies de France, mort le 16 mars 1749. Il avait épousé Catherine- Angélique dcChamillart, fille aînée de Michel de Chamillai't, ministre et secrétaire d'Etat, morte le 19 février 1739, âgée de 5o ans.

Comme ci-dessus.

Les deux époux avaient, chacun de leur côté, formé une belle et riche Bibliothèque. Les livres de l'épouse se reconnaissent par la marque suivante.

De Dkeux, accolé de Ckahillart.

DRUY|lecomtede),conseillerd'Etat, élu le 12 juillet [661. 1) avait épousé, le 4 novembre 1643, Marie de Damas d'Anlezy de Crux.

De gueules, à la fasce d'argent ac-

compagnée de 3 canettes de même.

DU BARRY (Jeanne-Gomart de Vaubernier, comtesse de), née à Vaucouleurs, en 1746, morte à Paris, sur l'échafaud révolutionnaire, le 8 décembre 1793.

Deux écus accolés.

Le premier : De gueules, à 3 jumelles d'argent.

Le deuxième : D'azur, au chevron d'or portant en cime un geai surmonté d'un G, et accompagné en chef de deux roses en pointe, dune main dextre en pal ; le tout d'argent.

Devise : Bouteç en avant

La dernière favorite de Louis XV avait une Bibliothèque composée de

AHMORIAL dit bibliophile.

1,068 volumes, tous habilement reliés en maroquin rouge, dorés sur tranche, et frappes aux armes ci-dessus. Ces volumes sont fort recherchés des amateurs, soit à cause de la provenance, soit à cause de la beauté et de l'élégance de la reliure. Toutefois, on n'en rencontre que rarement dans les ventes publiques, la majeure partie se trouvant aujourd'hui conservée à la Bibliothèque de la ville de Versailles.

La Du Barry. quoique fort belle, n'était guère en état de former, seule, une Bibliothèque, elle qui ne pouvait pas écrire un mot sans faire une faute d'orthographe : son libraire s'en chargea. On y remarqua d'abord de bons ouvrages d'histoire, de littérature et même de morale, puis ensuite des productions plus légères, que son fournisseur y ht entrer sans doute pour distraire les instants du monarque blasé. Louis XV, dit-on, parut enchanté du goût littéraire de sa nouvelle maîtresse, et lorsque sa collection arriva au château de Versailles, il s'écria: « La marquise de Pom pad ou r avait plus de livres que la comtesse, mais ils n'étaient pas si bien reliés, ni si bien choisis; aussi nous la nommerons bibliothécaire de Versailles. »

«Grâce a cette Bibliothèque, dit M. Paul Lacroix (bibliophile Jacob), Madame Du Barry put se perfectionner dans la lecture, mais elle ne réussit point à corriger l'orthographe de ses pères. >

Catalogue des livres de madame la comtesse Du Barry, avec les prix. — Versailles, 1771, in-4 manuscr. de 23 ff. (Bibl. de l'Arsenal.)

A la fin de l'avertissement qui se trouve en tête de ce catalogue on lit : « Les fers ou les armes de Madame la comtesse, gravésen petit et en grand,

sont entre les mains de Redan, maître relieur, rue Chartière, au Puits-Certain. »

Paul Lacroix, Lettre dans le Monde illustré, n" du 3i mars 1860.

DU BOIS (Guillaume), cardinal, ministre d'Etat, né en i656àBrivesla-Gaillarde, mort à Versailles en i7*3.

D'azur, à trois palmiers d'or posés 2 et 1 ; au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes d'éperon d'argent posées enfasce.

La Bibliothèque du cardinal du Bois, à l'origine, appartenait à l'abbé Bignon, qui l'avait formée avant d'être bibliothécaire du roi. Il la vendit à Lawdans le temps ou celui-ci pouvait et voulait tout acheteF. La w la revendit en 1723 au cardinal pour la somme de 5o,ooo fr. Elle était alors composée de 35,ooo volumes. A la mort de du Bois , les libraires de Paris l'achetèrent 65,ooo fr., et la cédèrent presque aussitôt pour le prix de 80,000 fr. à un nommé Guiton. Celui-ci fit transporter cette Bibliothèque à La Haye, où elle fut vendue à l'encan. Un amateur, nommé Milsoneau, acquit à cette vente plusieurs livres imprimés et manuscrits des plus rares,

lesquels passèrent ensuite dans la collection de M. le marquis de Paulmy, pour aller après grossir les richesses de la Bibliothèque de l'Arsenal.

Cependant nous avons trouvé quelques livres, provenant du trop célèbre cardinal, à la Bibliothèque Nationale.

Bibliotheca Duboisiana, ou Catalogue de la Bibliothèque de feu Son Éminence... le cardinal du Bois, recueillie ci-devant par monsieur l'abbé Bignon. La vente publique se fera le 27 août 1725, par Jean Swart et Pierre de Hondt. — LaHaye, 1725, 4 vol. in-12.

DU£OIS DE MENILLET(Jean), reçu conseiller au Parlement de

Paris le 28 mai 1641.

D'argent, au chêne de simple, au chef d'azur chargé de trois croissants d'argent.

Dans les Portraits des membres du Parlement de Paris, publiés par Duleau, nous trouvons : « Du Bois de Mknh.lkt. — Entend le Palais, a de l'esprit etdes lettres; néanmoins irrégulier , d'accueil farouche , et pour l'ordinaire intraitable; revient quelquefois. Aime les intérêts; a médiocre crédit... »

J BIBLIOPHILE

DU BOIS GAULTIER (Philippe- Charles), conseiller en la Grande Chambre du Parlement de Paris, mort le 22 mai 1726, à l'âge de 70 ans.

D'azur, à trois chevrons dor accompagnés de trois étoiles d 'or.

DU BOUCHET, seigneur de Bournonville { Henri ) , conseiller de Grande Chambre en la Cour du Parlement de Paris, mort le 23 avril 1654, âgé de 61 ans.

D'or, à une merlette de sable, au chef d'azur chargé de trois besants du premier.

Ce magistrat avait une Bibliothèque qui contenait, dît le P. Jacob, « six mille volumes des mieux choisit en

toutes les sciences et langues », imprimés et manuscrits. Elle fut encore augmentée depuis, et lorsque DuBouchet mourut, le nombre de ses volumes s'élevait à près de huit mille.

Le 27 mars i652, cet amateur disposa par testament, en faveur de l'abbaye de Saint- Victor, de toutes les richesses littéraires qu'il avait amassées avec tant de zèle et de soins, et qui firent pendant sa vie a ses plus chères délices ». Il y mit pour condition expresse que sa Bibliothèque serait publique, de manière que les travailleurs eussent la liberté de venir étudier « trois jours de k semaine, trois heures le matin et quatre heures de l'après-dîner ». Déplus, il légua une rente annuelle de 340 livres, à prendre sur les gabelles, pour l'entretien de ladite Bibliothèque. Une seconde rente annuelle de 340 livres, à prendre sur le clergé de France, fut encore abandonnée par le testateur, à l'effet de subvenir au traitement du religieux qui en serait le bibliothécaire, désirant que le .premier qu'on appellerait à cette fonction fut le P.

Eustache de Blémur, son ami, alors bibliothécaire de l'abbaye.

Ce legs, ainsi formulé, est digne de remarque. A cette époque, il n'y avait à Paris qu'une seule Bibliothèque ouverte aux gens de lettres, celle de Mazarin, et encore depuis neuf ans seulement. La Bibliothèque du Roi ne tut publique qu'en 1737.

Toutes ces prescriptions furent exactement remplies. Selon son vœu, Du Bouchet fut inhumé dans une des chapelles de l'église. En outre, les religieux reconnaissants placèrent son buste dans la Bibliothèque. Près de la porte d'entrée, on mit d'un côté une plaque de marbre sur laquelle étaient

inscrits les termes du legs, et, de l'autre côté, le buste du donateur, avec une épitaphe qui fut composée par le P.

Eustache de Blémur.

De son vivant, Du Bouchet n'avait pas de fer pour ses livres. Il se contentait d'apposer sa signature en tête et sur le milieu du titre, avec la date et le prix de l'acquisition. Les armes cidessus, que l'on trouve sur la plupart des volumes provenant de sa collection, n'y ont été mises qu'après sa mort, et suivant son désir exprimé dans son testament. Mais, en cela, le goût des religieux de Saint -Victor n'égala pas leur reconnaissance. « Par économie sans doute, dit M. Franklin, ils firent frapper les armoiries du défunt sur des petits carrés de cuir, et ne craignirent pas de couper sur le dos d'une multitude de volumes la place nécessaire pour y introduire ce singulier ornement. »

Du Bouchet avait la réputation d'un amateur érudit et délicat, et pendant l'exercice de sa charge il s'était acquis l'estime et la considération de ses contemporains. Pierre Petit, à la fois médecin, poète et bibliophile, fit son éloge dans une ode latine, et Santeuil chanta dans la même langue son savoir, ses talents et ses éminentes qualités.

Lors de la confiscation des biens du clergé, c'est-à-dire en 1791, l'importante collection de l'abbaye de Saint- Victor fut répartie entre les différentes Bibliothèques publiques de Paris :

beaucoup de livres imprimés et presque tous les manuscrits entrèrent à la Bibliothèque Nationale.

Franklin, Histoire des Bibliothèques publiques de Paris, in-fol. — Le P. Jacob, Traité des plus belles jBibliothèques

IÇ2 ARHOR1AL DU BIBLIOPHILE.

DU BOUCHET (Jean), conseiller et maître d'hôtel ordinaire du Roi , mort vers i685,doyen des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel. Il figure dans la liste des chevaliers de cet ordre, donnée par les États de la France, de 1669 à 1684.

D'hermines, papelonné de gueules.

Cette marque est frappée sur les plats de V Histoire des pays du Gatinois, Senonois et Hurepoix, de Guillaume Morin, i63o, in-4 : ouvrage conservé à la Bibliothèque Nationale, ainsi que beaucoup d'autres de la même provenance.

DU BOURG, en Bugey

D'azur, à un dragon d'or.

Le volume sur lequel figuraient les

armes ci-dessus portait le millésime de 1498. Or, dans V Histoire de la Bresse et du Bugey de Guichenon, on trouve un Antoine Du Bourg, seigneur de Sainte-Croix , d'Argit, etc., lequel testa le 5 mai i5oo. Si ce n'est pas lui le collectionneur, ce ne peut être qu'un de ses descendants.

DUBUTAY,enAnjou.

D'or, au pin arraché de gueules.

Les livres de cet amateur, en général très-bien reliés, portent, outre les armes ci-dessus, le chiffre suivant formé de deui D et de deux B entrelacés et

couronnés. . On trouve beaucoup de livres à ces armes dans les différentes Bibliothèques de Paris. —Communiqué par M. de Longperrier-Grimoard.

DU CHAMP (Georges), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le 14 juin 1690.

D'azur, à deux étoiles d'or en chef, et un croissant renversé d'argent en pointe.

Devise.: Tout bien du champ.

DU CHATELET, branche puinée de la maison de Lorraine.

D'argent, à la bande de gueules chargée de 3 fleurs de lys d'or dans le sens de la bande.

DU FOS (Jean), seigneur de Mery et de Taule) , conseiller au Parlement de Paris, élu le 14 juin 1619 en la

quatrième Chambre des Enquêtes.

Mort en i652.

D 'or, à 3 pals d'azur, au lambel à 3 pendants d'argent.

DU FRESNOY (H.-Petit), célèbre bibliophile qui vivait en Picardie vers le milieu du xvn" siècle, et qui laissa une Bibliothèque aussi importante que curieuse.

D'or, au sautoir de sable chargé de cinq billettes d'argent, alias du champ.

Les livres de cet amateur sont remarquables par la beauté et la richesse de l'habillement. Ils sont très-recherchés des bibliophiles et se vendent fort cher. Ils portent la plupart, outre la marque ci-dessus, le chiffre suivant (orme des neuf lettres qui composent a5

ARMORIA J. DU BIBLIOPHILE.

le nom de Du Fresnoy, et des deux i D'azur, au chevron accompagné à lettres H et P, qui sont les initiales trois étoiles; celle de la pointe j

de sessprénoms.

DU GERMONT, conseiller-auditeur à la Chambre des Comptes, reçu en 1705, mort vers 1739.

D'argent, au chevron d'azur , accompagné de deux étoiles de gueules en chef et d'une montagne de sinople en pointe.

DUGUEDEBAGNOLS(Augustin), conseiller d'Etat ordinaire, doyen des maîtres des requêtes de l'Hôtel du Roi, mort en sa terre des Trouz, près Chevreuse , le 10 septembre 175a, âgé de 78 ans.

montée d'une couronne ducale, te tout

Catalogue des livres de feu M. Dugué de Bagnols, conseiller d'Etat... — Paris, Bouche, 17S3, in-8.

DU LAURENS (Gaspard), archevêque d'Arles, mort en i63o.

D'or, à un laurier de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

La collection deTarehevéqued1 Arles comptait plusieurs manuscrits précieux qui ont été disséminés après sa mort, et que l'on trouve aujourd'hui dans quelques Bibliothèques du Midi de la France.

ARHORUL DU BIBLIOPHILE.

DU LYS (Eustache), évêque de Nevers. 1607 ; mort le 17 juin 1643, dans la 82* année de son âge, et de

son épiscopat la 3y'.

D'azur, à trots chiens épagneuls d'or l'un sur l'autre, et une fleur de lys d'argent en chef.

DU MONCEAU (Michel), docteur en théologie de la Faculté de Paris, et conseiller-clerc au Parlement de la même ville, vers 1700.

D'azur, à trois trèfles d'or.

DU PÉRIER (Aymar), conseiller au Parlement de Grenoble, vers 1591.

D'azur, à la bande d'or accompagnée en chef d'une tête de lion de

même, lampassée de gueules,

ronnée d'argent, à la bordure dentelée de gueules.

DU PERKON DAVY (Jacques), archevêque de Sens et grand aumônier de France. Il naquit à Berne, le 25 novembre 1 556, d'une ancienne famille de la basse Normandie, réfugiée en Suisse pour cause de religion, et mourut à Paris, le S septembre 161 8.

D'azur, au chevron d'argent, accompagné de 3 harpes d'or, 2 en chef et 1 en pointe.

Ce prélat possédait, en son château de Bagnolet, une splendide collection de livres, dont une grande partie fut employée a fonder la Bibliothèque de Pîcpus. A sa mort il légua le reste â

Iû6

son neveu, Jacques Le Noël Davy du Perron, abbé de Saint-Taurin, nommé depuisàlevêchéd'Angoulëme, ensuite à celui d'Evreux en 1646,0b il mourut le 17 février 1749.

DU PLESSIS(L. A. M. Gitton).

D'argent, à lafasce de gueules, accompagnée de sept merlettes de sable, quatre en chef, trots en pointe, 2 et 1.

Cet amateur, qui habite aujourd'hui Blois, possède une collection de livres comprenant un spécimen des presses les plus célèbres depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'à nos jours, et les modèles de reliure des artistes les plus connus. Il a aussi réuni quelques manuscrits anciens et modernes, curieux et rares.

DU PRÉ DE SAINT-MAUR (Louis), seigneur de La Grange Bleneau , avocat du Roi au Châtelet de Paris en 171 1, puis conseiller au Parlement de la même ville en 1714. Ce fut un magistrat estimé, aimant les livres et les arts. 1 1 mourut vers i754.

D'or, à lafasce de sinople, accom-

pagnée de 3 trèfles de même, 2 en

chef, 1 en pointe.

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