‹ Armorial du BibliophileChapitre 79 sur 97 · LE VAILLANT · texte numérisé non relu

LE VAILLANT

Ua\ur,àl'ancred'argenten pointe, accompagnée en chef de 2 molettes d'éperon d'or.

LEVAL, conseiller au Parlement de Bourr—-

De sable, à 2 fasces d'argent, au

chef de même, chargé de 3 étoiles de gueules.

Devise : Eadem mensura.

ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.

LE VERRIER, en Normandie.

LE VASSEUR, conseillera ment de Paris.

D'azur, à 2 fasces d'or chargées chacune de 3 alertons de sable.

De gueules, à une croix d'argent chargée de 5 tourteaux de gueules.

D'argent, à la hure de sanglier de sable atluméeet défendue du premier

LE VESME (Henri), chanoine.

D'azur, au chevron d'or accompagné de 3 croissants montants d'argent, 2 en chef et 1 en pointe, lesi du chef soutenant chacun 1 arbre de .simple.

L'ÉVESQUE (Raoul) , conseiller du Roi.

ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.

De gueules.au chevron rf' pagné de 2 étoiles d'or en chef, et d'un cœur de même en pointé.

LEVIS (Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauveau-Craon, duchesse de).

Elle avait épousé, le 2 janvier 17^9, Pierre-Louis-Gaston de Lévis de Lomagne.duc, maréchal de Fnace, mort le 25 septembre 1757.

D'or, à 3 chevrons de sable, qui est de Lévis; accolé d'un écu écartelé i au 1 et 4, d'argent, à 4 lionceaux de gueules, cantonnés, couronnés, armés et Impasses d'or, qui est de Bkaiivk*u; au 2 et 3, losange d'or et de gueules, qui est de Craon.

LÉVIS-CHARLUS (Charles- Eugène), lieutenant général.

', i 3 chevrons de sable.

LÉVIS-VENTADOUR (Anne), archevêque de Bourges. 1649.

Écartelé: au 1, d'or et de gueules, qui est de Thoire- Villars ; au 2, d'or, à 3 chevrons de sable, quiest de Lévis; au 3, de gueules, à 3 étoiles d'or, qui rf'ANDuzu ; au 4, d'argent, au lion de gueules, qui est de Layrr; sur le tout, échiqueté d'or et de gueules, qui est de Vshtadour.

64 ARMORIAI, DU BIBLIOPHILE.

LE VOYER, en Normandie. LIBERT DE PAPE (L;abb4).

D'argent, à 3 haches de sable, deux adossées en chef, et une en pointe.

L'HUILLIER-D'INTERVILLE, conseiller au Parlement de Paris

D'azur, à la fasce d'or accompagnée de 3 croissants rangés en chef.

De gueules , au sautoir engréle d'or.

Devise : Per crucem libertas,

LIGNE (Ernestîne de), comtesse de Nassau. 1639.

D'ar, à la bande de gueules.

LIGNE (Albert-Henri, prince de), mort en 1641.

D'or, à la bande de gueules.

Ce prince, quoique prince et même bon prince, selon le P. Jacob, était très-versé dans la connaissance des livres.

Sa bibliothèque renfermait des manuscrits importants dont parle avec éloge Antoine Sander dans sa Biblioikeca belgica manuscripta.

LIGNE (Claude- Lamoral-Hyacinthe- Fcrdinand, prince de).

Né le 30 janvier 1690, mort à Paris le 3o août 175 5; il avait épousé, le 20 décembre 1729, Henriette-Eugénie de Béthizy de Mezières.

Le prince de Ligne ou plutôt sa femme avait une superbe collection de livres de choix et bien relies.

Les volumes à cette marque sont

assez rares dans nos ventes, ma sont très- fréquents en Belgique,

es

i ils

D'a\ur, à la bande de gueules, qui est de Ligne, accolé de Bethizv, qui est d'azur, fretté d'or de 6 pièces.

LIGNY (Dominique de), évèque Je Meaux en 1659, mort le 27 avril

Ecartelè : au 1 e t 4, d 'açur, au chevron d'or accotnpagné en chef de 2 étoiles, et en pointe d'une rose, le tout d'or, qui est de Ligny ; au 2 et 3,

de SÉGUIER.

Il était fils de Charlotte Séguier et de Jean de Ligny. Il succéda à son oncle

Dominique Séguier au siège épiscopal de Meaux.

Sa bibliothèqueétait peu nombreuse, tiais bien choisie, et les livres, simplement habillés, témoignaient qu'ils étaient moins un meuble que les compagnons favoris d'un homme instruit et délicat.

UNGENDES (Jean), évéque de Maçon. i65o. Né en i5q5, à Moulins, mort en la même ville, le 2 mai i695.

II fut le précepteur du célèbre comte de Moret, fils naturel de Henri IV et de Jacqueline de Breuil, comtesse de Bourbon-Moret.

* Lingendes s'acquit une certaine réputation comme orateur de la chaire.

Il aimait les lettres, et se composa une bibliothèque bien choisie.

D'azur, à 3 glands d'or.

LIONNE (Joachim de), fils de Humbert de Lionne, conseiller a la

Chambre des comptes de Grenoble.

U fut à son tour conseiller au Parlement de Grenoble, vers i658. Puis il prit le parti des armes, et mourut premier écuyer, le 3i mars 1716.

De gueules, à la colonne d'argent , au chef cousu d'azur chargé d'un Hon passant d'or.

Journalde Verdun, mats 1717-

LIONNE [Hugues de), fils d'Arthus de Lionne et d'Isabeau de Servien.

sœur d'Abel de Servien, surintendant des finances. Il naquit à Grenoble, le 11 octobre 161 1, et mourut à Paris, le 1" septembre 1671.

Hugues de Lionne remplaça Mazarin au ministère des affaires étrangères, et s'acquit dans cette fonction une certaine célébrité comme diplomate.

■ C'était , dît Saint-Simon , un homme très-instruit de» intérêts des princes, adroit négociateur, maii très-

*RMOR]ÀL DU BlBUOPBtLK.

connu pour tel par les ministres étrangers, qui se défiaient de lui et le craignaient. Il ne travaillait ordinairement que pressé par les circonstances, ei faisait tout lui-même avec une habileté et une supériorité sans égales. D'ailleurs, sacrifiant sans ménagement sa fortune, sa santé et jusqu'à sa paresse au jeu, à la bonne chère et aux plaî-

Toutefois, malgré ses dissipations et les affaires publiques, le successeur de Mazarin amassa un grand nombre de livres dont le choix et la condition montraient que le ministre épicurien était doublé d'un bibliophile de goût.

Ecartelé : au i et 4, de gueules à la colonne .d'argent, au chef cousu d'agir chargé d'un lionpassant d'or; au 2 et 3, d'azur, à 3 bandes d'or, au chef coupé de même chargé d'un lion issant d*or, qui est de Servihn.

LIVRON (Charles de), marquis de

fiourbonne, lieutenant général au gouvernement de Champagne.

D'argent, à 3 fasces de gueules , au franc-canton du premier chargé d'un roc d'échiquier du second.

LOMÉNIE (Antoine de), seigneur de la Ville-aux-Clercs, était fils de Martial de Loménie, greffier du conseil, qui fut tué à la Saint-Barthélémy.

Pour le dédommager de la perte de son père, Henri IV le nomma secrétaire d'État.

11 mourut le 17 janvier i638, â l'âge de 78 ans.

Antoine de Loménie avait bien réuni quelques livres ; mais ce qui lui donne droit non-seulement au souvenir des bibliophiles, mais encore à l'estime de tous les savants, c'est l'immense Recueil de pièces manuscrites conservé aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale et connu sous le nom de Fonds Brienne.

L'ancien secrétaire d'État dans la formation de ce Recueil avait été guidé par la pensée d'initier de bonne heure son fils aux affaires publiques et

ARMORIAI. DU BIBLIOMILS.

de le rendre par là plus apte à le remplacer.

■ Sur les indications des frères du Puy et sous la conduite du nommé Vallier, l'un des commis d'Antoine de Loménie, on fit transcrire tout ce qu'il y avait d'essentiel et de plus intéressant dans le trésor des Chartes et dans les greffes de la Chambre des comptes de Paris.

On dépouilla aussi les archives des chapitres les plus considérables de France, et celles des greffes des autres cours du royaume.

En outre, grâce aux intelligences que les frères du Puy et Antoine luimême avaient dans les différentes contrées de l'Europe, on recueillit encore une infinité de papiers rares et curieux.

De l'ensemble de toutes ces copies, sanctionnées, vérifiées et habilement exécutées, Antoine de Loménie forma trois cent soixante-deux articles in-folio , dont quelques-uns se composent de plusieurs volumes , qu'il fit relier par Le Gascon en beau maroquin rouge et frapper à ses armes.

D'or, à l'arbre de sinople sur un tourteau de gueules, au chef d'azur chargé de trois losanges d'argent.

Comme nous t'avons dit en com-

mençant, Antoine de Loménie avait encore, outre cette collection de pièces manuscrites, beaucoup d'autres livrés imprimés dont il fit lui-même le catalogue sous le titre de Bibliotheca Lomeniana.

Indépendamment des titres d'ouvrages qu'Antoine possédait, ce catalogue renfermait encore les titres de ceu* qu'il avait lus, avec des extraits et des appréciations, toujours en vue de l'éducation de son fils.

Onze années avant de mourir, Antoine, par contrat de donation du 1 9 février 1617, abandonna A son fils

HENRI-AUGUSTE (1), comte de Brienne, tous ses livres, ses manuscrits et autres papiers, et résigna ses fonctions.

Le comte de Brienne avait alors 3 1 ans ; il remplaça son père dans sa charge, dont il avait du reste la survivance depuis 161 5.

Quoiqu'il comprit parfaitement l'importance de ce Recueil de pièces ou plutôt à cause même de son importance, il ne lui fut pas permis d'en jouir très-longtemps.

Richelieu, qui en avait eu connaissance, manifesta le désir de lavoir, et. on le sait, un désir de lui était un ordre.

Henri-Auguste se vit donc obligé pour plaire à Son Emiuence de s'en défaire à «on profit, moyennant la sommede 36,ooo liv., soit 1 80,000 fr.

environ de notre monnaie actuelle.

(t) Mon Ie5 novembre 1666, 46e d*7lM*-

11 avait épo\xULouisedeBéonde Lu^emioifg de Brtetmt, qui lui apport» I* titre-; dt comte de Brienne. "■ • '■•$. .:

ASHfOftUL DU BIBUOrHYLB.

; A la mon du cardinal) ces manuscrits, passèrent à la. Bibliothèque du Roi, et plus tard dana celle de Mazarin.

Lorsque le Parlement fit vendre la première collection de Mazarin, il fut ordonné par une clause expresse que le Recueil de Brienne serait conservé et réintégré à la Bibliothèque du Roi comme recelant des papiers d'Etat.

Cette précaution n empêcha pas le procureur général Fouquet d'en faire une copie pour son propre compte, et Wickfort une autre pour le prince de Wolfenbtttel.

Quand la ridicule mascarade qu'on nomme la Fronde prit fin, Mazarin rentra en possession du fameux Recueil et de la plupart des autres manuscrits qu'il conserva jusqu'à sa mort, époque à laquelle ils furent dêfinitivementplacés à la Bibliothèque du Roi.

Telle est l'odyssée authentique de ce Recueil fournie par un membre même de la famille (i).

On voit par là combien sont erronées les versions qu'en ont données :

Rigaud dans la Vie de Pierre du Puy> Fevret de Fonte ttes dans son édition du P. Le Long, et Le Prince en son Essai hisloriqne sur la Bibliothèque du Roi.

Henri-Auguste, en bibliophile prévoyant et sérieux, avait eu soin de faire exécuter une copie et un inventaire (2) des manuscrits de son père parles soins de Denis Godefroy.

Cette copie fut par lui prêtée au chancelier Boucherat sur récépissé,

(1) Henri -Louis, petit-fils d'Antoine, publié* par M. Adiy dans le Bull, du Biblioph., literie, t; IVtp.<to8.

- fty Vbyv:le a*8êj du citai, de i'Espine ; , Paris, Bachelin-Defloretme, 1868, in- 12. '

et Ton ignore comment et dan* quelles mains elle tomba depuis. • '

La bibliothèque de Boucherat passa dans celle de Harlay et celle-ci dans la maison professe des Jésuites de Paris.

De plus, le garde des sceaux Chauvelin en possédait quelques volumes, et Ton sait que la collection de cet amateur fut vendue publiquement au mois de juillet 1 762 .

Il faut croire que, par suite de ces mutations successives, la plupart des volumes de cette copie furent séparés de la collection générale et vendus individuellement.

Nous en signalerons quelques-uns cités dans deux catalogues :

. » ° Catalogue ( i ) de l' Espine,

N°84i. Mémoires, actes et lettres touchant le domayne du Roy..,, infolio.

Le premier feuillet de garde porte :

Volume 146 des manuscrits de Af. de

Brienne.

N° 846. Dépesche de MM. les comtes de Brienne père et fils pendant le voyage du Roy, 1660, in-8.

N° 867. Inventaire des liures de M. deLoménie, 1627. Catalogue et répertoire de tous les *traicte$ de paix... inséré^ et dispersé^ dans les 3 60 vol. de M. le procureur général surintendant des finances..., in-fol., dem.-rel. mar. rouge.

Cet inventaire avait été dressé par Denis Godefroy en i658 et par conséquent pendant la vie de Henri-Auguste.

Sur un feuillet blanc après le titre oh Ht : J'ay donné à mon fils tous les livrés manuscrits etpapièrs contenus

(1) Paris, Bacbehn-Deflorenne, \H6S, in-i 2.

A-RMORUÏ. LU BIBLIOPHltE.

qui' est le plus fréquemment employé, et les deux suivants

qui se distinguent tous deux du premier par la forme des ornements et le

cordon de l'ordre du Saint-Esprit dont Sis sont l'un et l'autre, entourés.

Index Ubrorum ab inventa typog raphia ad annum 1 5oo,chronologice dispos! tus; cum notis historîam typographico-litterariam illustrantibus.

Huncdisposuit Fr. Xav. Laire, Sequano-Dolanus; variarum per Europam academiarum socîus. — Senonis, Tarbé, 1791,3 vol. in-8.

Catalogue des livres de la bibliothèque de M.**" (LoméniedeBrienne), faisant suite à l'Index Ubrorum..., par Guillaume Debure l'aîné... — Paris, G. Debure l'àiné, 1792, in-8 (f. III).

Catalogue d'une partie des livres de la bibliothèque du cardinal de Loménie de Brienne... — Paris, Maugé, an V (1797), in-8.

Le cardinal de Brienne, avec l'aide du P. Laire, a publié : Série délie edi\ioni Aldine per ordine a cronologico ed alfabetico disposte. -~Pisa, 1790, in-8,

On a donné de ce Catalogue une deuxième édition avec quelques augmentations, à Padoue, iii-12; réimprimé à Venise en 179,1, ensuite à Florence {Pise} en i8o3. Cette dernière édition renferme quelques augmentations. Renouard les indique dans son Histoire des Aides, p. xxv de sa préface.

LONGEPIERRE ( Hilaire-Bemard de Requeleyne, baron de), secrétaire des commandements du duc de Berry. Il naquit à Dijon, au mois d'octobre 165$, et mourut à Paris le 3i mars 1721.

Fils d'un maître des comptes, Longepierre fut un de ces petits prodiges qui, à l'âge où l'on joue aux quilles, étonnent le monde par leur précocité et qui plus tard ne font que de médiocres individualités.

Il se distingua tellement de ses condisciples dans ses études classiques, que Baillet le plaça parmi les Enfants célèbres.

Il composa, comme on le sait, plusieurs tragédies qui toutes, à l'exception de sa Médée, eurent une fin tragique.

Peu habitué au succès, quoique noble, celui de sa Médée l'enfla au point qu'il ne voulut avoir d'autre signe héraldique sur ses livres que la Toison

ARMORtAL DU BIBLIOPHILE.

d'or, afin de porter jusqu'à ses derniers neveux le souvenir d'un fait aussi rare.

:^L'amour des livres contribua peutêtre plus à sa notoriété que ses pièces de théâtre.

L'auteur dramatique est presque oublié aujourd'hui, tandis que le bibliophile est resté en grande réputation parmi les amateurs.

Ses volumes, reliés avec goût, en veau fauve ou maroquin rouge, sont tous ornés de la Toison d'or aux angles et sur les plats.

LONGPERIER (Nicolas - Prévost de), conseiller du roi, contrôleur général des finances et grand voyer pour le Soissonnais, né en 1671, mort en 1738.

'D'azur, à trois macles d'or .

Marque frappée sur : le Héros, traduit de l'espagnol de Balthazar Gracien, 1725. — Collect. Grhoarb- Lonqperier.

LONGUE!!., marquis de Maisons (René de), président a mortier au Parlement de Paris, mort le 1 " septembre 1677.

D'azur, à 3 roses d"argentt au chef d'or chargé de 3 roses de gueules.

1 Cette famille étoit en grande réputation, dit le P. Jacob, p. 529, nonseulement pour sa noblesse, mais aussi pour une notable bibliothèque que ce seigneur possède dans son hostel, de laquelle il a hérité de feu messire Nicolas Cheualier (1), premier président de la Cou r des Ay des... Jepuisdire que cette bibliothèque est l'vne des plus excellentes de Paris pour la relieufe, qui est toute en veau, parsemée de {leurs de lys et dorée sur tranche. II y a aussiquelques manuscrits bien rare»

couuerts de velou rs.. . »

(1) Célèbre bibliophile. — V. ce nom.

AKMUftUL DU RIDUOPUIX-S

Jean de Longueil(i), son aïeul, lui avait aussi légué une collection bibliograpfuque très -considérable, dans Laquelle entre autres choses on remarquait un recueil d'arrêts fort estimé.

A la mort du marquis des Maisons, ses livres passèrent à son petit-fils René-Jean (2}, qui posédait déjà un riche cabinet de numismatique et d'histoire naturelle.

LONGUEVAL (Antoine de), abbé de Nogent, conseiller au Parlement de Metz.

Bandé de vair et de gueules.

(1) Président aux enquête» et en la Chambre du Domaine du Parlement de Paris. Il avait fait un recueil de 371 arrêts notables prononcés de son temps et se rendit célèbre pat son habileté1 et sa prudence; mort le 1» mai 1SS1.

(1) Il fut président au Parlement de Paris dis l'âge de 10 ans, et mourut membre de l'Acad. des se. le i3 sept. .;3i.

LOPRIAC ( René de), marquis de Coëtmadeuc, conseiller au Parlement de Bretagne, mort au mois de juillet 1734.

De sable, au chef d'argent chargé de 3 coquilles de gueules.

LORRAINE, duc de Guise, dit le Balafré(Henri I"de),mortassassiné aux Etats de Blois, par ordre de Henri II!, le 23 décembre 1

Parti de 3 et coupé de 1, ce qui/ait 8 quartiers ; au 1, de Hongkie; au a, «/'Anjou-Sicile ;au 3, de Jérusalem; au 4,0" Aragon ; au 5 , d' Anjou moderne; au 6, de Guelores; auj, de Bradant; au 8, <*> Bar. Sur /efo«f,4e Lorraine.

j6 ARMORIAL DU BIBLIOPHILE.

LORRAINE (Charles III, duc de), né le 1 5 février 1 545, mort A Nancy le 8 mai 1608. Il avait épousé Claude de France, seconde fille de Henri II et de Catherine de Me* dicis.

Ses compatriotes l'ont surnommé le Grand, et, selon quelques historiens, il aurait été à la Lorraine ce que Louis XIV fut pour la France.

Pour nous, son véritable titre au respect de la postérité est d'avoir aimé et protégé les lettres, les arts et les sciences que du reste lui-même il cultiva non sans succès. C'est lui qui fonda la célèbre université de Pont-à- Mousson, où professèrent tant d'illustres savants, entre autres Guillaume de Toulouse, Sirmond et Bardai.

Pour exciter l'émulation des élèves, il avajt établi plusieurs prix qui se composaient de volumes magnifiquement habillés et frappés de cet écusson

à ses armes

Parti de 3 et coupé de i, ce qui fait 8 quartiers : au î, de Hongrie; au 2, ^Anjou-Sicile; au 3, de Jérusalem; au4, rf*ARAU0N; au 5,^'Anjou

moderne; au 6, ^cGueldrks; au y, de Bradant; au 8, de Bar, au lambel à 3 pendants de gueules. Sur le tout, de Lorraine.

entouré d'une bordure renfermant sa devise particulière :

Et adhuc spes durât

avec la date de i582, qui rappelle l'année de la fondation de l'université de Pon t-à- Mousson.

A ce propos, nous signalerons en passant l'erreur de deux écrivains connus, domCalmetet Baleicourt(i), erreur reproduite, comme toujours, par tous les biographes et encyclopédistes.

L'un fixe l'époque de cette fondation en 1572, l'autre en i58o.

Le millésime de l'écusson termine tout débat à cet égard .

La marque ci-dessus, très -curieuse au point de vue historique, héraldique et même artistique, est frappée sur :

Catechismi novitiorum ... tomus l,authore... Servatio de Lairnel\, doct S. -Maria Mussipontanœ... — Mussiponti, 1623, in-fol., conservé à la Bibl. nat. sous le N" P L>. i«.i8».

LORRAINE (Henri II, duc de), Ait le.

Bon, fils du précédent, né le 30 novembre 1 563, mort â Nancy le 3i juillet 1624. Il avait épousé, le 3o janvier 1 599, Catherine de Bourbon, sœur du roi Henri IV, zélée protes-

ri) Pseudonyme de Cbarks-Loiii* Hugo, abM d'Estival.

ARUORUL DU BIBLIOPHILE.

tante,, qui mourut sans enfant le i3 lévrier 1604.

Ecarteté : au 1 et 4, 5115 ,- au 2 et 3, de France.

Avec cette légende : Henricvs Francisci. F. Caroli. Lothar et Bar duc N. D. D.

En complétant : Henricvs Francisci- Frederici-CaroliLotharinglcet Barrbnsis, nucis nohbny doko dedit.

C'est-à-dire : Donné par Henri, fils de François-Frédéric-Charles, duc de Lorraine et de Bar, duc de Nomény.

Sur un livre de prix provenant de l'université de Pont-â -Mousson, intitulé : Cornelii Taciti Opéra..., 1600, in-4. — Fer communiqué par M. Rouquette, libraire.

LORRAINE (François II, duc de), frère puiné du précédent, né le 27 <

février i5;2, mort le 14 octobre 16J2.

Marque rehaussant une magnifique reliure de Le Gascon dite à l'éventail, d'un volume intitulé : Caii Sollii Sidonit... Opéra.— Parisiis, [609,111-4.

— Coll. DlDOT.

Elle représente un preux armé de toutes pièces, casque en tête, l'écu au bras, le glaive au poing, sur un palefroi lancé au galop. L'écu porte les armes de Lorraine, qui sont répétées sur la croupe cuirassée du cheval.

Dans le lointain, la ville de Pont-à- Mousson ; sur le devant, des trophées militaires.

Le tout est entouré de cette légende :

Mvnificentia. FllANCI. IL D. G. ; Dvcis Loth. March. Dvc. Cal. Bar.

Gveld. Marchio. Mvssip. Noxen.

Ce qui signifie : De la libéralité de François II, parla grâce de Dieu, duc de Lorraine, marquis duc de Calabre, de Bar, de Gueldres, marchas de Pon ta -Mousson et de Nomény.

AKHORIAL DU BIBLIOPHILE.

LORRAINE (Charles -Léopold- Josepb-Jean-Antoine-Ignsce-Félixde), étéque d'Osnabruck, et archevêque de Trêves.

Il naquit le 24 novembre 1680, et mourut à Vienne en Autriche le 4 décembre 1715.

Marque frappée sur un volume conservé à la Bibliothèque Nationale sous le numéro, in-4. Z, 1 125 {Rés.J.

LORRAINE ET DE BAR (Charles- Alexandre de), né â Lunéville le 12 décembre 171 2, mort au château de Terveren (Belgique) le 4 juillet

Ce prince savant et lettré, malgré une grande partie de sa vie passée dans les camps, avait réuni une splendide bibliothèque et un des plus riches cabinets d'histoire naturelle, de numismatique, d'estampes, de planches gravées et autres précieux monuments de

Les gens de lettres trouvaient auprès de lui un accès facile, et toutes

ses collections leur étaient généreusement ouvertes.

Ses livres, tous de choix et habilement reliés, portaient sur les plats ce simple écusson

D'or, à la bande de gueules chargée de trois alertons d'argent : armes pures de Lorraine.

Catalogue des livres, estampes et planches gravées de la bibliothèque du palais de feu S. A. R. le duc Charles- Alexandre de Lorraine et de Bar, grand-maître de l'ordre Teutonique et gouverneur général des Pays-Bas,., disposé et mis en ordre par J. Emmtns... — Bruxelles, J. Emmens (1781), in-12.

Catalogus numismatum, nuromorumque... quos.... collegit.... dux

Lotharingie Carolus-Alexander

Bruxelles, Math, Lemaire, 1 78 1 , in-12.

Catalogue tant du cabinet d'histoire naturelle que de diverses raretés de feu S. A. R. le duc Charles- Alexandre de Lorraine...— Bruxelles, Lemaire, 1781, in-12.

LORRAINE (Charles -Louis de), comte de Brionne, grand écuyerde France, né te 10 septembre 1735, moitié 38 juin 176 1 . Il avait épousé, en troisièmes noces, Louise-Julie- Constance de Rouan, née le 8 mars 1734, chanoinesse de Remiremont, fille de Charles, prince de Rohan- Montauban, lieutenant général des armées du Roi.

Deux écus accolés :

Le premier : comme ci-dessus.

Le second : écartelé : au 1 et 4, de Navarre; au 2 et 3, de France.

Sur le tout, de Rohan, parti de

Bretagne.

LORRAINE (Claude de), premier duc de Guise, pair et grand veneur de France, né le 20 octobre 1496, mortie 1 2 avril 1 55o. Il avait épousé Antoinette de Vendôme, grand'tante de Henri IV.

Cette marque figure sur le second plat d'un volume faisant partie de la

bibliothèque d'Antoinette de Vendôme. — Voy. ce nom.

Les deux CC et les deux AA entre lacés signifient : Claude Lorraine.

LORRAINE (Françoise-Renée de),, marquise de Guise, abbesse de l'abbaye de Montmartre, née le to janvier 1 62 1 , morte le 4 décembre 1 682 .

Elle était fille de Charles de Lorraine, duc de Guise, mort en 1640.

S Comme ci-dessus, au lambet de gueules à trois pendants en chef.

uri0*ae *e: s ru.-.sr-zts

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p** jî -m fjv:ix J."'. les icoa-i îe ht..- 'If '.-.a ta r:*r.c&. deSûrs- Véx.rl f£. fJtX ce lui OJU'-W -i .."yw|.i S^arecrlituirsi&etir&iis -t '/•-.-. ■■ .--< îrreVienn .le *r,n &-.

;ar- ia -ru. JctLic ia prix au «uilege de xâms annile. C Baratn Opéra...

ï-5T iii-iL — CjjL. Xokacte.

L CSE35A ~ Jsan-BjptistE-Josqin ie.1 . êvÊque ie Qrartres, né à Luno- 1740 , mert j

I cai telé : au 1 et 4, aux grands De gueules, au loup passant d'or.

.jihirttrt» de fj/rrainc, qui est de ! révise r In pratUis promptus.

iRMORML DU BIBLIOPHILE,

Si

LUXEMBOURG (Henri de), prince de Tîngry, duc de Piney, pair de France, mort d'une fièvre pestilentielle à Jargeau (Orléanais), le ï3 ' ifii6.

D'argent, au lion de gueules, la queue fourchue, nouée, passée en sautoir, armé, lampassé et couronné à"or.

I.UYNES (Louis-Charles d'Albert, duc de), pair de France, né le 5 décembre 1620, mort à Paris le 10

décembre 1690,

Écartelé: au 1 et 4, d'or, au lion de gueules armé, lampassé et couronné de même, qui esrrf'ALBERT ; au 2 et 3, de gueules, à çmacles d'or, 3, 3 et 3, qui est de Rohan.

Le duc de Luynes se distingua de bonne ' heure par son goût pour les livres, le silence et l'étude. Il préféra toujours le culte des lettres aux avantages de sa naissance.

La bibliothèque qu'il avait formée renfermait une série précieuse de volumes sur la théologie et la réforma- • tion. Il composa lui-même diverses productions ascétiques a peu près oubliées aujourd'hui qui eurent pourtant alors un certain succès.

D'une nature douce et rêveuse, il s'éloigna de la société des hommes, mais en revanche il eut successivement trois femmes, dont seize rejetons, presque autant qued' ouvrages. Comme Tiraqueau, de prolifique mémoire :

chaque année, un livre et un enfant.

L'un de ces enfants fut Jeanne- Baptiste, si connue par son esprit et sa beauté sous le nom de Comtesse de Verue. — V. ce nom.

LUZERNE {César-Henri, comte de la), seigneur de Beuzeville, né à Paris le 23 février 1737, mort en Autriche dans la terre de Beraau, près de Wells, le 24 mars 1 799 .

D'azur, à la croix ancrée d'or chargée de cinq coquilles d'or.

articles : ce n'est pas le tiers des ouvrages que possédait Mérard. Il en avait déjà perdu environ deux cents et des plus précieux par un accident.

De plus, une caisse remplie de mille volumes, la crème de sa collection, qu'il avait expédiée en Amérique, fut saisie par les Anglais le 12 décembre 1782.

Lorsqu'il apprit cette nouvelle, en homme d'esprit, il se contenta de répondre : « Je forme seulement un seul vœu : je désire que celui à qui reviendra cette part de butin puisse connaître le prix du trésor.qu'il possède ! »

Catalogue des livres de M*** (Mérard de Saint-J ust). — Paris, Mauger, 1799, in-8\

Celui-ci fût dressé lorsque Mérard voulut se débarrasser de quelques ouvrages soit doubles, soit d'importance médiocre, pour en avoir de plus dignes de sa collection.

MESMES (de).

Cette famille, originaire d'Ecosse, qui tient une si large place dans la magistrature française, occupe encore un rang distingué dans les lettres et surtout dans les fastes de la bibliophilie.

JEAN-JACQUES (1), I* du nom, aimant les lettres et les arts, au dire de Scévole de Sainte-Marthe (2), dès le commencement du xvi* siècle amasse tableaux, livres et manuscrits et jette en quelque sorte le fondement de cette bibliothèque qui, sous ses descendants,

0) Premier président au parlement de Normandie, né le 1 1 mai 1490, mort le a3 octobre 1559.

(a) Elogia doctontm in Gallia virontm.

devait faire l'admiration des amateurs français et étrangers.

HENRI I" (1), son fils, chevalier, seigneur de Roissy, chancelier de Navarre et ambassadeur de Henri II, roi de France, malgré les préoccupations des affaires publiques, cultive les lettres et continue la collection paternelle avec tant d'ardeur qu'elle arrive bientôt à un développement tel, que les plus hautes personnalités d'alors, scientifiques et littéraires, entre autres Passerat, Turnebe, Marsil, Fauchet, n'hésitent pas dans leurs éloges à la comparer aux plus splendides du temps.

On y voyait les premiers produits de l'imprimerie, d'anciens manuscrits avec miniatures qu'il avait fait venir d'Italie et de la Belgique; ainsi que d'autres manuscrits arabes, coptes, arméniens, grecs, latins et français.

A ces raretés, Henri ajouta le riche cabinet de médailles qu'il avait acquis de Chaduc(2).

François Pithou (3), dérogeant à son austérité habituelle, traite Henri de Mesmes' de c sot bibliotaphe, qui enterrait dans son cabinet et ne communiquait à personne des livres rares et curieux, ni plus ni moins que s'il eût été un tombeau ».

Cependant les mémoires contemporains, d'une manière unanime, tiennent l'ambassadeur du roi de France

(t) Né en i53i, mort le 1er août 1596.

(a) Louis Chaduc, né à Riom en 1564, conseiller au présidial de cette ville. Ce fut un bibliophile distingué et en outre un grand amateur d'objets d'art. Son cabinet de médailles, acheté par de Mesmes, passa ensuite i Gaston d'Orléans, puis à la Bibliothèque du Roi.

(3) Mort le i*r novembre i5g6.

ABMORUL DU BIBLIOPHILB.

comte Mac-Carthy-Reagh. — Paris, de Bure, i8i5, a vol. in-8.

La Tente delà bibliothèque de Mac- Carthy produisit la somme énorme de 404,746 fr.

Lb Roux de Lihcy, Recherches sur Jean Grolier, p. 164.

MACE (Gilles), avocat au Parlement de Paris et secrétaire du roi, mort le 26 décembre 1724, dans la 6o* année de son âge.

D'azur, au chevron d'or, accompagné en pointe d'une massue de même; au chef cousu de gueules chargé de trois feuilles de trèfle d'argent.

Cetamateur s'était fait,' comme avocat et comme bibliophile, une grande réputation. 11 avait une connaissance profonde du droit et plaida pendant près de 36 ans.

Plusieurs fois il fut admis dans les conseils dés princes, qui s'en rapportaient à lui dans les affaires délicates.

Catalogus viri il. JEgi&ïi Macé in Supremo Gai lia ru m Senatu antiqui patroni et secretarii régis... — Parisiis, G. Martin (1725), in-12.

MACHAULT DARNOUVILLE (Jean-Baptiste), garde des sceaux et contrôleur général des finances, né le i3 décembre 1701, mort ie 12 juillet 1704.

D'argent , à 3 têtes de arrachées de sable.

MACHÉCO DE PRÉMAUX (Jean- Chrétiende), conseiller au Parlement de Bourgogne, né le 21 mars 1752, mort à Riora , au mois de décembre

D'azur, au chevron d'or accompagné de 3 têtes de perdrix arrachées de même.

Devise : J'ai bon bec et bon ongle.

La collection de cet amateur était assez nombreuse et contenait des livres de prix.

sort, hélas ! de toute chose ici-bas: elle alla

Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.

Après avoir brillé avec tant d'éclat, étonné par ses. splendeurs le monde savant, elle disparut tout à coup comme une étoile filante. Et, chose singulière, on n'en a pas même conservé le souvenir dans un catalogue !

Henri II mort, elle passa d'abord à

JEAN-ANTOINE Ier(i),puisà JEAN-JACQUES III (2), enfin.à

JEAN-ANTOINE II (3), comte d'Avaux.

Celui-ci, on ne sait pourquoi, se débarrassa subitement d'une grande partie des livres imprimé*, On les vendit en 1706 avec Ceux de la célèbre collection, Bigot (4). Et ce que l'on ne peut comprendre, pour effacer la trace de leur provenance, les armes de la maison de Mesmes furent enlevées des plats en coupant avec un couteau la partie du cuir sur laquelle elles étaient frappées, détruisant ainsi de superbes reliures, la plupart des chefs-d'œuvre du genre.

Barbarie inutile. L'empreinte de Técusson parut encore assez sur le carton des couvertures pour dévoiler cette misérable supercherie dont tout Paris se moqua.

Une des principales richesses de

(1) Président à mortier au Parlement de Paris, mort en 1673, âgé de 75 ans.

(2) Aussi président en la même cour et membre de l'Acad. française, mort le 9 juillet 1688.

(3) Président à mortier et de l'Acad. franc. n naquit le 18 novembre 1661 et mourut le a3 août 1723.

(4) V. ce nom.

cette collection était un magnifique recueil d'auteurs classiques des Aldbs, en grande partie imprimé sur vélin et orné de splendidcs miniatures, provenant de Grolier (1).

Ce recueil, peut-être le plus riche de ceux dont la bibliographie nous ait conservé le souvenir, « tomba entre les mains d'un gredin de notaire qui n'achetoit des livres que pour en tapisser son cabinet, et qui, absolument incapable de connoître le mérite de ceux-là, les fit impitoyablement dépouiller de ces vêtements précieux et respectables pour les revêtir de reliures modernes plus brillantes à son gré, attentat véritablement digne de l'indignation des honnêtes gens, et qui méritoit incomparablement mieux la berne ou les étrivières, que celui de ce vieillard du Boccalin, qui s'amusait à lire des chansons et des madrigaux avec des lunettes (2). »

Depuis Jean-Jacques Ier jusqu'à Jean- Jacques III, du xv# au xvn# siècle, c'est-à-dire pendant six générations consécutives, les livres des de Mesmes eurent invariablement cette marque à leurs armes frappée sur les plats :

; Écartelé : au 1, d'or^ au croissant de sable; au 2 et 3, iPor^ à 2

(1) Prosper Marchand, Hist. de rimpr.

(2) Ibid.

tant en chef 3 merlettes [de sable, el en pointe i sautoir alaise d'argent.

Catalogue de la bibliothèque de M. Adrien Maillard, ancien avocat au Parlement de Paris...— Paris, C. Osmont, 1743, in-8.

MAILLE DE KERMAN (Cuné-

gondede),abbessedeMoncé,ordredc Citeaux, près d'Am boise (Indre-et- Loire), décédée le 7 décembre 1727.

Fascé, onde, enté d'or eiae gueules.

Fer frappé sur un vol. conservé à la Bibliothèque Nationale sous le n° D.

Inv. i3i8.

MAILLY (François de) , archevêque et duc de Reims, pair de France, né le 4 mars i658, mort à l'abbaye

de Saint-Thierry , le i3 septembre t7ai.

D'o et 1.

, à 3 maillets de gueules, 2

MAINTENON ( Françoise d'Aubigné, marquise de), née le 27 novembre i635, morte le iS avril 1719.

De gueules, au lion d'hermines armé, lampasséet couronné d'or.

Comme chacun sait, la veuve du culde-jatte Scarron fut reine de France, de la main gauche.

Le monarque se faisait vieux et Françoise d'Aubigné était encore jeune.

Femme intelligente et habile, elle gouverna à la (ois l'un et l'autre.

Elle aimait et protégeait les lettres : ce qui l'amnistie aux yeux de bien des gens.

Sa bibliothèque était riche, nombreuse et choisie.

Ses livres portaient ordinairement sur les plats les armes ci-dessus, dont le lion est répété aux angles.

Nous avons trouvé cette autre mar-

que frappée sur un ouvrage qui [lui était dédié, intitulé : Concorde des quatre évangélistes , par Le Roux

d'Audeville, 1699, in-8. — Collect.

DlDOT.

Elle ne diffère de la première que parla couronne et le double rinceau qui supporte l'écu.

MAIOLI {E.-P.- Thomas).

a Ne fît-on que des épingles, il faut être enthousiaste de son art », disait Diderot, le plus grand artiste de ce grand xvm< siècle.

Il faut se passionner pour quelqu'un ou pour quelque chose ; se saturer d'amour, de vices ou de vertus,

Ou tinon le dégoût i la gorge voui monte.

Tout est là.

Sans la passion, qui se souviendrait de Maioli ?

Qu'était il ?

Cherchez, livrez-vous aux plus minutieuses investigations, la résultante sera toujours ce mot implacable et désolant : Rien !

On ne te connaît que par les reliures de ses livres, chefs-d'œuvre de grâce, d'élégance et de goût que les amateurs couvrent de billets de banque.

Rêvez, lancez-vous dans les profondeurs de l'infini sur les ailes de la fantaisie; imaginez tout ce que l'art peut enfanter de plus singulier, de plus capricieux, de plus étrange, de plus fantastique, de plus saisissant dans les formes d'un dessin linéaire rehaussées par la dorure de miraculeux petits fers 1

Si vous êtes doué, vous aurez alors un vague aperçu de la splendeur avec laquelle cet incomparable bibliophile faisait habiller les ouvrages qui entraient dans sa collection.

Le charmant album de reliures de Bachelin-Deflorennc vous en donnera quelques spécimens. Ils sont faibles, et cependant, rien qu'à les voir vous sentez instinctivement le démon de (a possession vous mordre le cœur.

Maioli est à coup sûr Italien de nom et de goût.

C'est depuis lui que ces magnificences bîbliophiliques ont été mises en vogue chez nous.

H était contemporain de deux autres artistes célèbres, Grolier et Watervliet(i), et je ne doute pas qu'ils ne dussent être tous trois liés par l'amitié comme ils l'étaient par la devise

Et Amicorum

que l'on trouve sur les volumes ayant

(1) Voir ces deux nom*.

ARMORIAI. DU BIBLIOPHJLB.

appartenu à chacun de ces trois immortels amateurs.

Maioli n'avait pas de fer proprement dit. Ses livres ne se distinguaient que par cette richesse d'habillement dont nons venons de parler et par sa devise si connue

Tho. Maioli et amicorum.

C'était la plus usuelle.

Il avait encore celle-ci :

Inimici mei mea.

Mihi (ou michi) non. Me mihi.

In gratis servare nephas.

Cependant sur des volumes non habillés pour lui, il faisait apposer son chiffre

composé des lettres

avec lesquelles on forme

E.-P. THOMAS MAIOLI:

' Quelquefois on trouve ce' chiffre accompagné de la devise :

Tho. Maioli et amicorum.

ainsi que nous le représente un exemplaire de C. Sallustii, de conjuratione Catilince... Venetiis, 1546, fnfol. — Coll. Morante.

Van Praet. Catalogue des livres imprimés sur vélin, in-fol., p. 1 18. — Edouard Fournier, Htst. de la Rel.

en France. — Leroux de Likcy, Vie deGrplier, p. i5.

MALEBRANCHE,conseillerau Parlement de Paris, père de Nicolas 1 Malebranche, le célèbre oratorien.

De gueules, a ui.t patte de lion d'argent, descendante du flanc senestre de Vécu.

Selon Le Gallois, la bibliothèque de ce magistrat était fort estimée. Elle contenait des livres nombreux et rares Toute sa collection passa entre les mains de son fils Nicolas, qui l'augmenta beaucoup en ouvrages de philosophie.

MALET (Yve- Louis Dieudonné), conseiller au Parlement de Paris,

gg AHMORIAL OU BIBLIOPHILE.

reçu le 9 février 1695, mort le 5 oc- MALON DE BERCY, tobre 1698.

D'a\Ur , au phénix d'or sur son immortalité de même, regardant un soleil aussi d'or , posé au premier canton.

MALHERBE (Jean-Baptîste-Antoine de Saint-Aignan, marquis de), abbé commendatairedeGrestainen 1735, de Livry en 175g, puis de Tiron, docteur de Sorbonne et chanoine de Notre-Dame de Paris, mort le 5 février 1771.

D'argent, semé d'hermines, à six doses de gueules posées 3, 2 et 1.

D'azur, à trois canettes d'or.

Les anciens propriétaires du spiendide château de Bercy, construit sur un des sites les plus pittoresques des environs de Paris, avaient amassé de père en fils une riche collection de livres.

La bibliothèque était située dans une chambre aux lambris dorés fouillés dans le chêne, d'où la vue plongeait dans la campagne.

On y comptait environ 6,000 volumes rangés sur des rayons au-dessus desquels figuraient les bustes en marbre des hommes les plus illustres de tout temps et de tout lieu.

Depuis le 1" janvier 1860, le riant village de Bercy n'existe plus;ilaéte réuni partie à Paris, partie à Chai en ton.

La bibliothèque a été vendue le 22 juillet suivant, et sa dispersion a précédé de peu de jours la ruine de cet antique manoir, élevé par le frère de Jules Hardouin Mansart.

Catalogue des livres rares ou curieux composant la bibliothèque du château de Bercy... — Paris, J.-F. Delian, 1860, in-8.

Ce catalogue ne contient qu'une faible partie des richesses littéraires des marquis de Bercy. Un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire, l'art, la jurisprudence, etc., n'ayant pu y être insérés, furent vendus en lots.

MALVIN DE MONTAZET (Antoine), né dans l'Age'nois le 17 août 171 3, mort en 1788. Il fut d'abord évéque d'Autun , puis évéque et comte de Lyon.

Écartelé: au 1 et 4, d'azur, à 3 étoiles d'or, posées 2 et 1, qui est de Malvin ; au 2 et 3, de gueules à deux balances d'or posées l'une au-dessus de l'autre, qui est de Montpezat.

MANCINI-MAZARINI (Louis-Jules-Baron), duc de Nivernais, membre de l'Académie française et honoraire de celle des inscriptions. II était aussi membre de la Société

royale de Londres et associé de l'Académie des sciences et belles-Lettres de Berlin. Né le 16 décembre 1716, mort en 1768 ; avec lui s'éteignit le nom de Mancini-Mazarini.

Écartelé ; au 1 et 4, de Mazarin ; au2et 3, deM\ncim, qui estd'a\ur, à deux poissons d argent en pal.

La vie du duc de Nivernais fut entièrement vouée au culte des lettres et des arts. 11 composa même plusieurs ouvrages tant en prose qu'en vers qui ne sont pas dénués de mérite.

Sa bibliothèque, riche et nombreuse, contenait un grand nombre de pièces rares, et presque tous ses livres avaient été reliés par Dérôme l'ancien en maroquin rouge.

MANDAT (Galiot\ baron de Nully, né le 5 septembre 1 683, mort le 7 lévrier 1755. On l'inhuma dans l'église de Saint-Sulpice, sa paroisse, a Paris. Il avait été nommé maître

des requêtes ordîoaîr lettres du 36 janvie

du roi par

D'a{ur, au lion couronné d'or, au chef d'argent chargé d'une hure de sanglier de sable, accostée de 2 roses de gueules.

Catalogue des livres de feu M. Mandat, maître des requêtes... — Paris, David V aîné, i?55, in-12.

MANGOT ( Mathurin ),', abbé de Sainte- Colombe, fils de Claude Ma ngot , garde des sceaux de France, reçu conseiller au Parlementde Bordeaux le 21 juin 1645, puis maître des requêtes le 6 mars 1646. Il se nova en i65S.

% L'abbé Mangot, dît le P. Jacob, p. 5 3o, a une grande cognoissance des bons Hures qu'il a recherchés, pour orner sa bibliothèque, qui a pour lé présent enuiron six mille volumes bien choisis et des meilleures impressions. >

Cette collection ainsi citée dans la Rymaille des Bibliottères de Paris -,

n'existait plus en 1677, car Marolles.

en sa Description rimée de Paris, qui parut à cette époque, dit :

La d'Estampes n'est plus en ses jours si nom

Et l'on ne parle plus delà Mangotte heureux

MANSART (Jules-Hardouin), surintendant et ordonnateur des bâtimentsde Louis XI V.qui érigea pour lui la terre de Sagonne en comté, par lettres patentes de juillet 1600.

Il naquit à Paris en 1645, et mourut subitement à Marly, le 1 1 mai 1 708.

D'azur, à 3 éperviers d'or, chaperonnés et longés de même.

D'azur, à la colonne d'argent, la base, le chapiteau et le piédestal d'or, surmontée d'un soleil du même; ladite colonne accostée de 2 aigles d'or, affrontées et fixant le soleil.

AHM08IAL Dl

L'architecte de Y Hôtel des Invalides, des châteaux de Versailles et de Marly, du grand Trianon et de tant d'autres chefs-d'œuvre, fut en outre un savant amateur de livres. Il est vrai que sa collection ne se composait en grande partie que d'ouvrages sur les arts; mais ils étaient tous habillés avec beaucoup de goût et d'élégance.

MARCA (Pierre de), archevêque de Toulouse d'abord, puis de Paris, où il mourut le 29 juin 1662, dans la 69' année de son âge.

Ecartelé : au 1 et 4, de gueules, au cheval d'or, qui est de M abc*; «m 2 et 3, d'argent, à 3 hermines, 2 en chef, 1 en pointe, qui est (ZéTrescens.

Cet amateur possédait une bibliothèque riche surtout en manuscrits provenant du midi de la France. A sa mort, il légua à Baluze tous ses papiers, dont la plupart étaient relatifs à l'administration ecclésiastique et à l'histoire des provinces méridionales de notre pays.

MARCILLAC (SÎIvestre de 'Crusy de), évéque de Mende, mort à Paris le 20 octobre 1659, dans la 88' année de son âge.

Ecartelé : au 1 et 4, d'azur, à 3 roses d'argent, 2 et 1 ; au 2 et 3; fascé d'or et de gueules de 6 pièces.

MARESCHAL, en Bresse et Bugey.

D'azur, à une fasce accompagnée en chef d'une merlette accostée de 2 étoiles et d'un croissant en pointe, le tout d'argent.

articles : ce n'est pas le tiers des ouvrages que possédait Mérard. Il en avait déjà perdu environ deux cents et des plus précieux par un accident.

De plus, une caisse remplie de mille volumes, la crème de sa collection, qu'il avait expédiée en Amérique, fut saisie par les Anglais le 12 décembre 1782.

Lorsqu'il apprit cette nouvelle, en homme d'esprit, il se contenta de répondre : « Je forme seulement un seul vœu : je désire que celui à qui reviendra cette part de butin puisse connaître le prix du trésor.qu'il possède ! »

Catalogue des livres de M*** (Mérard deSaint-J ust). — Paris, Mauger, 1799, in-80.

Celui-ci fût dressé lorsque Mérard voulut se débarrasser de quelques ouvrages soit doubles, soit d'importance médiocre, pour en avoir de plus dignes de sa collection.

MESMES (de).

Cette famille, originaire d'Ecosse, qui tient une si large place dans la magistrature française, occupe encore un rang distingué dans les lettres et surtout dans les fastes de la bibliophilie.

JEAN-JACQUES (1), I* du nom, aimant les lettres et les arts, au dire de Scévole de Sainte-Marthe (2), dès le commencement du xvi* siècle amasse tableaux, livres et manuscrits et jette en quelque sorte le fondement de cette bibliothèque qui, sous ses descendants,

(1) Premier président au parlement de Normandie, né le 1 1 mai 1490, mort le a 3 octobre i55o.

(a) Elogia doctorum in Gallia virorum.

devait faire l'admiration des amateurs français et étrangers.

HENRI I" (1), son fils, chevalier, seigneur de Roissy, chancelier de Navarre et ambassadeur de Henri II, roi de France, malgré les préoccupations des affaires publiques, cultive les lettres et continue la collection paternelle avec tant d'ardeur qu'elle arrive bientôt à un développement tel, que les plus hautes personnalités d'alors, scientifiques et littéraires, entre autres Passerat, Turnebe, 'Marsil, Fauchet, n'hésitent pas dans leurs éloges à la comparer aux plus splendides du temps.

On y voyait les premiers produits de l'imprimerie, d'anciens manuscrits avec miniatures qu'il avait fait venir d'Italie et de la Belgique; ainsi que d'autres manuscrits arabes, coptes, arméniens, grecs, latins et français.

A ces raretés, Henri ajouta le riche cabinet de médailles qu'il avait acquis de Chaduc (2).

François Pithou (3), dérogeant à son austérité habituelle, traite Henri de Mesmes' de e sot bibliotaphe, qui enterrait dans son cabinet et ne communiquait à personne des livres rares et curieux, ni plus ni moins que s'il eût été un tombeau ».

Cependant les mémoires contemporains, d'une manière unanime, tiennent l'ambassadeur du roi de France

(1) Né en i53i, mort le Ier août 1396.

(2) Louis Chaduc, né à Riom en 1564, conseiller au présidieJ de cette ville. Ce fut un bibliophile distingué et en outre un grand amateur d'objets d'art. Son cabinet de médailles, acheté par de Mesmes, passa ensuite à Gaston d'Orléans, puis à la Bibliothèque du Roi.

(3) Mort le i*r novembre iSo^.

ARMORIAI. DU

quelques livres, ne peut pas même être considéré comme un vrai bibliophile.

MARILLAC (René de), né à Paris le 18 février 163g, mort le i5 septembre 1719- H avait été conseiller au Parlement, avocat général au Grand Conseil, maître des requêtes, enfin intendant de Poitiers et de Rouen.

Comme ci-dessus.

MARLE. sieur de Versîgny (Christophe-Hector de), procureur général en la Cour des Aides, puis président de la Chambre des Comptes, mort au mois d'avril 1 658.

D'argent, à la bande de sable chargée de 3 molettes d'argent.

bibliophile. 93

Hector de Marie, dit le P. Jacob, posséda une bibliothèque nombreuse et bien choisie, qu'il augmenta et améliora avec le plus grand soin jusqu'à sa mort. La plupart de ses livres sont entrés depuis à la Bibliothèque Nationale.

MARLOT (Pierre), conseiller, écbevin delà ville de Reims. 1720.

D'argent, au chevron d'a\ur accompagné de 3 merlettes de sable, 2 en chef, 1 en pointe.

MARQUET, receveur général des finances de Bordeaux.

D'argenl, à une fasce d'a\ur ac-

compagnie en chef d'un croissant renversé de gueules, et en pointe d'un Hon de même.

AftMORUt. DU BIBLIOPHILE.

die(i), mort en la même ville le 23 mai iS35.

Catalogue des livres de la bibliothèque de M. Marquet, receveur général des finances de Bordeaux, dressé en septembre 1768. — Paris, 1768, în-8.

MARQUET, conseiller ment.

Catalogue des livres de feu M. Marque!, conseiller au Parlement, dont la vente se fera les 6 et 7 décembre 1780... — Parts, Samson (1780),

MARTINEAU (Louis), né à Châtellerault, vers 1755, d'une ancienne famille de robe originaire de Picar-

D'a^ur, àtroistours d'argent, crénelées et maçonnées de sable.

Il fut député de la Vienne à l'Assemblée Nationale, et vota la mort de Louis XVI, sans appel et sans sursis.

Il fit partie du conseil des Cinq-Cents et devint en 1814 procureur impérial près le tribunal civil de sa ville natale.

Obligé, en i8i6,dequitter son pays comme régicide, il se réfugia a Zurich et y resta jusqu'à la Révolution de i83o. A cette époque il revint au lieu de sa naissance, où il vécut dans le calme au milieu des livres qu'il avait amassés.

On lui doit plusieurs écrits, entre autres : Rapport à l Assemblée nationale au nom du Comité ecclésiastique, 1798, in-8 (2). — Lettre d'un Allemand à un Français, ou Considérations sur la noblesse. Paris, 1808, in-8 (3).

(1) Un membre de cette famille est cite comme conseiller à la première Chambre des Requêtes au Parlement de Paris, par le P. L» Baune, dans son Aug. GaUiarum Senatui Panegyricus, p. 107.

(î) Fiance littéraire.

(3) Bibliothèque héraldique.

MASCRANY. (François-Marie de), comte de Châteaù-Chinon, né" le 22 décembre 1 7 1 5 , mort vers 1 775 .

ARMORIAT. DU BIBLIOPHILE. 05

MATIGNON. (Charles- Auguste), comte de Gacé, maréchal de France, né le 28 mai 1647, mort à Paris le 6décembre 1720.

De gueules, à trois fasces , d'argent.

Cette famille, originaire des Grisons, vint s'établir en France au commencement du xvi« siècle.

Paul Mascrany, Il'dunomen i58o, se fixa dans le Lyonnais, y acheta les terres de Thunes et de Verrières et obtint des lettres de naturalisation, du 23 janvier 1624.

C'était un artisan instruit et habile.

Il donna une si forte impulsion à la fabrication des étoffes de soie encore dans les langes, que Louis XIII comme pour récompense l'autorisa, lui et ses descendants, à porter dans ses armes un écu d'azur à ta fleur de lis a"or.

Voici une nobbss: qui peut se passer de titres.

Notice des livres de feu M. de Mascrany, chevalier, comte de Château- Chinon, ancien président au Grand Conseil et mairre des requêtes honoraire de l'Hôtel du roi... — Paris, Née de la Rochelle, 1775, in-8.

Empreinte communiquée par M. Anatole France, littérateur et bibliophile de goût.

Ecartelc : au 1 et 4, d argent, au lion de gueules couronné, qui est de Goyon- Matignon ; au 2 et 3, d"On-

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