ÉVÊCHÉ DE MOULINS
ODS le rapport religieux, le Bourbonnais n'avait pas plus d'unité que sous le rapport judiciaire, civil et militaire ; il se partageait entre quatre diocèses : Autun, Bourges, Clermont et Nevers. Cette division se perpétua après le retour de la province à la Couronne. Dès les prenuères
années du règne de Louis XYI, les démarches les plus actives furent faites par l'administration locale pour obtenir que la ville de Moulins fût érigée en siège épiscopal. Il fallut pourtant négocier longtemps avec les autorités ecclésiastiques pour les amener à laisser détacher de leurs diocèses respectifs quelques paroisses les plus rapprochées de Moulins, qui devaient être comprises dans le nouvel évèché à établir; enfin, en 1789, l'abbé des Gallois de La Tour fut nommé évèque de Moulins, au moment où éclata la révolution. L'érection du diocèse de Moulins fut suspendue, et la consécration de l'abbé de La Tour, évèque nommé, fut retardée indéfiniment et ne put avoir lieu. En 1790, l'abbé Laurent, curé d'Hulliaux, fut élu évèque constitutionnel. Lorsque le premier Consul rétablit en France le culte catholique, le nouveau concordat, signé à Paris, le 15 juillet 1801, supprima l'évèché de Moulins, dont il réunit le diocèse à celui de Clermont. Moulins fut alors la résidence d'un vicaire-général, comme avant la révolution, et ne redevint siège épiscopal qu'en 1823 (1). Depuis cette année, deux prélats ont occupé ce siège, nous allons donner leurs armes, ainsi que celles de l'abbé de La Tour.
ETIENNE-JEAN-BAPTISTE-LOUIS DES GALLOIS DE LA TOUR, vicaire-général du diocèse d'Autun, au district de Moulins, et doyen du chapitre de la collégiale de cette ville, fut nommé évèque de Moulins en 1789. La révolution empêcha
(4) Ces quelques lignes sont extraites de Texcellent article publié par M. Alary, dans le « Bulletin de la Société d'émulation de PAllier » (t. iv, p. 53), sur rétablissement de TEvéché de Moulins.
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qu'il ne fût consacré, il émigra et fut appelé à rarchevèché de Bourges en 1817. Il était fils de Jean-Baptiste des Gallois de La Tour, conseiller, puis premier président au parlement d'Âix, intendant de Provence, etc.; mais sa famille, qui aura son article dans cet ouvrage, était originaire du Bourbonnais.
De sable, au sautoir (Tor. — PI. III.
Armoriai manuscrit de la Généralité de Moulins. — CheTillard , Dict. héraldique.
ANTOINE DE PONS, vicaire-général de Clermont, fut appelé au siège épiscopal de Moulins en 1822, et sacré l'année suivante. Il mourut en 1849. Monseigneur de Pons appartenait à une très-ancienne famille d'Auvergne.
De gueules, à trois fasces (Tor. — PI. IH.
Bouillet, Nobil. d'Auvergne.
Selon M. Bouillet, la famille de Pcan de La Grange porta : Ecartelé : aux i et 4 de gueules, à trois fasces d'or; et aux 2 et 5 d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois pommes de même. M. Laine, dans le Nobiliaire d^Auvergne qui termine le tome yii de ses ■ Archives de la noblesse de France », donne les mêmes armes à celte famille, mais il attribue à une branche Técu aux trois fasces sans écartelure, que portait Monseigneur de Pons.
M^ PIERRE-SIMON-LOUIS-MARIE DE DREUX BRÉZÉ, ancien vicaire-général et chanoine honoraire de Paris, a été nommé évèque de Moulins le 28 octobre 1849, et préconisé par le Souverain-Pontife le 7 janvier 1850.
D'azur, au chevron (Tor, accompagné en chef de deux roses d'argent, et en pointe (fun soleil du second émail. — PL III.
Dict. de la Noblesse. ~ P. de Courcy, Nobil. de Bretagne, etc.