BRANCHES DE LA MAISON DE BOURBON
ioc8 suivroDs, dans cette énumération 1 des branches de la maison de Bour- ( bon, l'ordre adopté par «l'Histoire des '\ 1 grands oCBciers de la Couronne » ; toutefois nous placerons les branches r royales et les rameaux qu'elles ont for- J mes, après celles de La Marche et de
Vendôme, desquelles elles sont issues, et qui les rattachent aux ducs de Bourbon.
COMTES DE LA MARCHE , comtes de Ponthieu, de Vendôme et de Castres; seigneurs de Montaigu-en-Combraille, de Condé, de Carency, de Leuse, de TEscluse, de Combresle, de Lezignen, d'Epernon, issus de Jacques de Bourbon, premier du nom, comte de La Marche et de Ponthieu, connétable de France, troisième fils de Louis P"", duc de Bourbon, et de Marie de Hainaut.
Cette branche de la maison de Bourbon, de laquelle sont issues les branches des seigneurs de Préaux, des comtes puis ducs de Vendôme et des seigneurs de Carency, que nous allons passer en revue, joua un très-grand rôle pendant la plus grande partie du XIV* siècle et la première moitié du XV*. Jacques II de Bourbon, dernier comte de La Marche de sa famille, marié en secondes noces à la reine Jeanne II de Naples, sœur et unique héritière du roi Ladislas, prit la qualité de roi de Sicile ; mais il revint bientôt en France, où il mourut en 1438, ne laissant qu'une fille, Eléonore de Bourbon, qui porta le comté de La Marche dans la maison d'Armagnac, par son mariage avec Bernard d'Armagnac, comte de Pardiac.
D'azur, à trois /leurs de lys cTor, au bâton de gueules en bande, chargé de trois lionceaux (T argent, brochant sur le tout.—^V\. I.
Histoire des grands officiers de la Couronne. ~ Art de vérifier les dates (1).
(I) Citer tous les ouvrages qui ont parlé de la maison de Bourbon et de ses branches, ce serait citer tous les livres écrits sur Thistoire de France ; on comprendra donc que nous nous bornions à renvoyer nos lecteurs aux deux ouvrages que avons suivis pour la rédaction de celte partie de TArmorial.
Dt' BOlRBO?iNAIS. 21
COMTES puis DUCS DE VENDOME, comtes de Chartres, de Saint-Paul, de Conversan, de Marie, de Soissons, de ChaumoDt et d'Enghien; vicomtes de Meaux; ducs d'Estouteville ; seigneurs de Montdoubleau, d'Espemon, de Préaux, de Romalart, de Montoire, de Lavardin, de Bonneval, de Gravelines, de Dunkerque, de Ham, de La Roche, de Bohaim, de BeaurcToir, de Condé, de Lesdin, de Montigny; châtelains de Lille, etc., issus de Locis de Boubbon, comte de Vendôme et de Chartres, second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche, et de Catherine, comtesse de Vendôme.
Cette branche a donné naissance à celle des prinoes de La Roche-sur- Yon, ducs de Montpensier, et à celle des princes de Condé. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, dont nous allons parler, fut le dernier duc de Vendôme de cette branche ; toutefois ce nom fut relevé par un fils naturel d'Henri IV.
Ecarielé ; aux 4 et 4 de Bourbon-La-Marche ; et aux 2 et 5 cT argent, au chef de gueules, au lion d'azur, armé, couronné et lampassé d^or, brochant sur le tout, qui est de Vendôme.
Histoire des grands officiers de la Conronne.
Les comtes de Vendôme portèrent aussi souvent les armes de Bourbon-La- Marche sans écartelure ; et enfin Giarles de Bourbon, premier duc de Vendôme, père du roi de Navarre, prit Téeu de Bourbon pur, que son frère, le duc d'Estouteville, écartela de Luxembourg, et son neveu, d'Estouteville.
ROI DE NAVARRE. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, prince de Béarn, duc de Vendôme, de Beaumont et d'Albret, comte de Foix, etc., fils aîné de Charles de Bourbon duc
de Vendôme, porta le titre de duc de Vendôme, puis celui de roi de Navarre, après avoir succédé au roi Henri, son beaupère, mort le 25 mai 1555. Antoine de Bourbon fut le père d'Henri IV.
Ecartelé : au 4 de gueules, aux chaînes cT or posées en orle, en croix et en sautoir, qui est de Navarre ; aux Si et Z de Bourbon ; et au A d^or, à deux vaches de gueules, accomées, accolées et clarinées d^azur, qui est de Béarn. — PL I.
Daby, Monnaies des Barons.
<i UHîstoire des grands officiers de la Couronne » donne à Antoine de Bourbon un écu fort compliqué qu'il ne porta sans doute jamais; nous allons toutefois en donner la description : Couipé de hdt piéceg, quatre en chef et quaJtre en pointe : au 1 du chef de gueules, aux chaines d'or posées en orle, en croix et en sautoir, qui est de Navarre '^ au 2 de France, au bâton de gueules en bande, qui est de Bourbon ; au 3 ecartelé: aux i et 4 de France, et aux 2 et 5 de gueules, qui est d'Albret; au 4 d'or, à quatre pals de gueules, qui est d*Arragon ; au 5, premier de la pointe, ecartelé : aux i et 4 d'or, à trois pals de gueules, qui est de Foix ; et aux 2 et 5 d'or, à deux vaches de gueules accomées, accolées et clarinées d'azur, qui est de Béarn; au 6 ecartelé : aux i et4 d'argent, au lion de gueules, qui est d'Armagnac; et aux 2 et 3 de gueules, au lion léopardé d'or, armé et lampassé d'azur, qui est de Rhodez; au 7 semé de France, à la bande componée d'argent et de gueules, qui est d'Evreux; au 8 d'or, à quatre pals de gueules, flanqué au côté dextre de gueules, au château sommé de trois tours d'or, pour Castille , et au côté senestre d'argent, au lion de gueules, qui est de Léon; et sur le tout des huit quartiers, d'or, à deux lions passants de gueules, armés et lampassés d'azur, qui est de Bigorre.
Nous avons cru devoir lui attribuer le blason qu'il portait sur ses monnaies, reproduites par Duby, dans son • Traité des monnaies des Barons ». (PI. xx).
ROIS DE FRANCE ET DE NAVARRE. Henri IV, fUs d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre et de Jeanne d'Albret, succéda de droit à la couronne de France après l'extinction de
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la maison d'Angoulème-Valois, par la mort de Henri 111, le 2 août 1 589 ; il prit alors les armes de France sans brisure (1 ). Ce fut par suite de son avènement au trône que le royaume de Navarre fut réuni à la France en 1607, et c'est depuis cette époque que les rois portèrent le titre de rois de France et de Navarre, et les armes de ces deux royaumes.
Parti : au 4 (Tazur, à trois fleurs de lys (Tor; au 2 de gueu-les, aux chaînes d^or, posées en orle, en croix et en sautoir. — PLI.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
Bien que le blason des rois de France et de Navarre ait dû être toujours parti des armoiries des deux couronnes, depuis Louis XV, Vécu aux trois fleurs de lys fut à peu prés uniquement adopté. Nous allons indiquer, d'après le P. Ménestrier et t THisloire des grands officiers de la Couronne », quelles furent les brisures prises par les fils de France et par les princes du sang; les derniers ducs de Vendôme, issus d'un fils naturel de Henri IV, et les ducs d'Oriéans auront chacun un article séparé.
Le dauphin de France portait : Ecartdé : aux 1 et 4 de BourbonrFrance; et aux 2 et 3 d'or, au dauphin d'azur, qui est de Dauphiné.
Le duc de Bourgogne portait : Ecartelé, aux 1 et 4 de Bourbon-France; et aux 2 et 5 bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, qui est de Bourgogne-ancien.
Le duc d'Anjou portait : De Bourbon-France, à la bordure de gueules.
Le duc de Berry portait : De Bourbon-France à la bordure engrelée de gueules, puis de Bourbon-France, à une bordure crénelée de gueules.
Les fils naturels légitimés de Louis XIV portèrent : de BourbonrFrance, au bâton de gueules péri en barre.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
(4) Quelques chroniqueurs rapportent que le jour même de l'assassinat du roi Henri III, la foudre tombant sur la sainte chapelle de Bourbon-l'Archambaud, enleva le bâton de l'écu de Bourbon qui figurait dans une verrière de cette église.
DUCS D'ORLÉANS, souverains de Bombes; ducs de Chartres, de Valois, d'Alençon, de Saint-Fargeau et de Châtellerault ; princes de la Roche-sur- Yon ; dauphins d'Auvergne ; marquis de Mazières-en-Brenne ; comtes de Blois, de Montihéry, de Limours, de Mortaing, de Bar-sur-Seine et d'Eu ; vicomtes d'Auge et de Domfront ; barons d' Amboise et de Beaujolais ; pairs de France, etc. Gaston-Jean-Baptiste de France, second fils d'Henri IV, porta d'abord le titre de duc d'Anjou, puis celui de duc d'Orléans, ce duché lui ayant été donné en apanage, avec celui de Chartres, le comté de Blois et d'autres terres. Le duc d'Orléans n'eut qu'une fille, Anne-Marie-Louise d'Orléans, connue sous le nom de la Grande-Mademoiselle, qui mourut sans alliance, laissant ses biens à Monsieur, Philippe de France, duc d'Orléans, son cousin germain, qui fut la tige des seconds ducs d'Orléans.
De France, au lambel de trois pendants d^ argent, — PL I.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
DUCS D'ORLÉANS , de Valois, de Chartres, de Nemours, de Montpensier; premiers princes du sang, etc. Philippe de France, appelé Monsieur, second fils du roi Louis XIII, fut la tige de cette branche. Ce prince porta le titre de duc d'Anjou jusqu'après la mort de son oncle Gaston d'Orléans, il prit alors le titre de duc d'Orléans; il hérita plus tard de sa cousine la Grande-Mademoiselle. Loui^Philippe I*, roi des Français du 9 août 1830 au 24 février 1848, descendait de Philippe de France à la cinquième génération.
DU BOIRBONNAIS. 25
Armoiries semblables à celles des premiers ducs d'Orléans.
ROIS D'ESPAGNE et DES INDES, rois des Deux-Siciles ; dues de Parme et de Plaisance, etc. Philippe de France, duc d'Anjou, second fils de Louis de France, dauphin de Viennois, et petit-fils de Louis XIV, fut appelé au trône d'Espagne par le testament du roi Charles II, dernier rejeton de la dynastie autrichienne. Le jeune prince fut proclamé roi d'Espagne à Fontainebleau, le 16 novembre 1700, et à Madrid, sous le nom de Philippe V, le 24 du même mois.
De cette branche sont issus les rois de Naples et les ducs de Lucques et de Parme.
Ecartelé : axix 4 et i de gueules, au château d^or, sommé de trois tours de même, qui est de Castille ; axix 3 et 5 d'argent, au lion couronné de gueules, qui est de Léon ; et sur le tout, cTazur, à trois fleurs de lys d^or, qui est de Bourbon-France. — PI. I.
Telles sont les armes que portent habituellement les rois d'Espagne de la maison de Bourbon, mais leur grand ccusson est plus compliqué; le voici tel que le décrit t Thistoire des grands ofGciers de la Couronne » : Ecartelé : au i*' quartier, cùrUrécartdé, aux i et 4 de gueuies, au château d'or, sommé de trois tours de même, qui est de Castille *, aux 2 et 5 d'argent, au lion de gueules, qui est de Léon; enté en pointe de ces deux quartiers, d'or, à la grenade de gueules, tigée et feuUlée de sinople, qui est de Grenade; au ^ quartier, parti d'or, à quatre pals de gueules, qui est d*Arragon ; et de même, flanqué d'argent, à deux aigles de sable, qui est d'Arragon-Sicile; au 5* quartier, de gueules, à la fasce d'argent, qui est d'Autriche, soutenu de bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, qui est de Bourgogne-ancien; au ^* quartier, semé de France, à la bordure compotiée d'argent et de gueules, qui est de Bourgogne-moderne ; soutenu de sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules, qui est de Brabant; enté en pointe de ces deux quartiers, parti d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules, qui est do Flandre ,
et d'argent, à l'aigle de gueules, couronnée, becquée et membrée d'or, chargée sur la poitrine d'un croissant de même, qui est de Tyrol ; et sur le tout, de Bourbon-France, à la bordure de gueules, qui est d*Ai\jou.
Nous avons vu que les rois d'Espagne ont supprimé la bordure de gueules, brisure de Técu de Bourbon-France.
ROIS DE NAPLES et DES DEDX-SICILES. Charles III, roi d'Espagne, fils de Philippe Y d'Anjou, donna en apanage, le 5 octobre 1759, le royaume des Deux-Siciles, à son fils cadet Ferdinand V\
D'azur, d trois fleurs de lys (for, à la bordure de gueules. — PI. I.
Telles sont les armes de Técu principal, posé sur le tout. Les partitions et ccartelures du grand écusson royal de Naples sont aux armes d'Espagne, de Portugal, d'Autriche, de Jérusalem, d'Arragon-Sicile, d'Anjou-ancien, de Bourgogne-moderne, de Flandre, de Brabant et de Médicis.
DUCS DE PARME, de Plaisance et de Guastalla.
L'infant Philippe, fils puîné de Philippe V, roi d'Espagne, eut en apanage les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla, en vertu du traité d'Aix-la-Chapelle, et fut la tige de la branche de Bourbon de Parme. Son petit-fils Louis, infant d'Espagne, devint roi d'Etrurie, par suite de la convention de Madrid, qui concédait à sa maison la Toscane, à titre de royaume d'Etrurie, en indemnité des trois duchés réunis à l'Empire français. En 1815, la Toscane étant tombée sous la domination autrichienne, et la jouissance des duchés de Parme,
Di; BOIRBONNAIS. 27
de Plaisance et de Guastalla ayant été assurée à rarchiduchesse Marie-Louise, pour sa yie durant, le congrès de Vienne avait assigné provisoirement à la maison de Parme le duché de Lucques pour le posséder jusqu'à l'époque où elle rentrerait, par la mort de l'archiduchesse, dans son patrimoine, dont la reversion lui a été de nouveau garantie par le traité de Paris du 10 juin 1817. La maison de Parme est rentrée en possession de ses duchés à la fin de 1847.
Vazur, à trois fleurs de lys (Tor, à la bordure de yueules, chargée de huit coquilles d^ argent. — PL L
Le grand écusson ducal de Panne porte en outre, comme ceux d'Espagne et de Naples, un grand nombre d*écartelures sur lesquelles se place Técusson de Bourbon-France avec la brisure.
'ducs de VENDOME (seconde branche), ducs d'Estampes, de Mercœur, de Beaufort et de Penthièvre ; princes de Martigues; comtes de Busanoais; seigneurs d'Anet, etc. Cette branche des derniers ducs de Vendôme eut pour auteur César, duc de Vendôme, fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, légitimé par lettres données à Paris au mois de janvier 1595; elle s'éteignit en 1712 à la mort de Louis-Joseph, duc de Vendôme.
D'azur, à trois fleurs de lys d!or, au bâton de gueules péri en bande, chargée de trois lionceaux d'argent.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
COMTES DE MONTPENSIER, de Clermont et de Sancerre ; dauphins d'Auvergne ; seigneurs de M ercœur et de Combraille, issus de Louis de Bourbon, comte de Montpensier, fils cadet de Jean P*", duc de Bourbon, et de Marie de Berry. Cette branche finit en la personne du fameux connétable de Bourbon, petit-fils de Louis.
Ifazur, à trois fleurs de lys d!or, au bâton de gueules en bande, brisé en chef d'un quartier d^or, au dauphin d'azur. — PI. II.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
La brisure des armes de cette branche fut prise du blason de Jeanne, fille unique et héritière de Beraud III, dauphin d'Auvergne, femme du premier comte de Montpensier, qui portait : d'or, au damiphxn d'caur.
PRINCES DE CONDÊ, souverains de Château-Regnault ; ducs d'Enghien, de Châteauroux, de Montmorency-Enghien, d'AIbret, de Seurre-Bellegarde, de Bourbon et de Guise ; marquis, puis princes de Conti; comtes de Soissons, d'Anisy, de Valéry, de Clermont, de La Marche et de Charolais, etc., issus de Charles de Bourbon, premier prince de Condé, septième fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, né en 1530.
Cette branche de la maison de Bourbon, qui donna à la France tant d'hommes illustres, s'éteignit en 1830, par la mort de Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon. Elle avait formé les rameaux des comtes de Soissons et des princes de Conti, dont nous parlerons.
Dr BOIBBONNAIS. 29
D'azur, à trois fleurs de lys dor, au bâton de gueules péri en bande. — PI. II.
Histoire des grands officiers de U Couronne.
La nuûsoD de Condé ne prit ce blason qu'à partir de la troisième génération, après Textinction de la branche des ducs de Vendôme ; les deux premiers princes de Condé, pour se distinguer de leurs aines, écartelaient Técu de Bourbon des armes d*Alençon : d'azur, à trois fleurs de lys d'or, à la bordure de gueules, chargée de huit besanis d'argent. Un cadet de cette branche, le comte de Charolais, fils de Louis III, prince de Condé, qui eut une fâcheuse célébrité pendant la première moitié du XVIII* siècle, portait pour brisure une fleur de lys d*argent sur le bftton de gueules.
Histoire des grands olBciers de la Couronne.
PRENCES DE CONTI, ducs de Mercœur; princes de La Roche-sur-Yon ; marquis de Graville et de Portes ; comtes de Pézenas, d'Alais, de Beaumont-sur-Oise, de La Marche et de Clermont; vicomtes de Tepargues; barons de La Fère-en- Tardenois; seigneurs de l'Ile-Adam et de Trie, etc., issus de Armand de Bourbon, fils puîné de Henri de Bourbon, deuxième du nom, prince de Condé, et de Charlotte-Marguerite de Montmorency, né en 1629. Cette branche s'éteignit, en 1814, par la mort de Louis-François-Joseph, prince de Conti.
D'azur, à trois fleurs de lys (for, au bâton de gueules péri en bande, et d la bordure de même. — PI. II.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
L^avantrdernier prince de Conti laissa deux Gis naturels, nés en H 774 et en 4772, connus sous les noms de marquis de Bourbon-Removille et de chevalier de Bourbon-Hattonville ; ces deux iiersonnages furent reconnus par codicille du prince leur père, de 4776, et par lettres patentes de 4845, du roi Louis XVIII,
qui leur permit de porter à l^avenir les noms de marquis et de chevalier de Bourbon-Conti. Ils portèrent pour armes :
De Bourbon-France, à deux bâtons de gueules, péris en bande et en barre, croisés en forme de sautoir. — PI. II.
Courcelles, Histoire des pairs de France.
COMTES DE SOISSONS , de Clermont et de Dreux, etc. Cette branche ne forma que deux générations : Charles de Bourbon, fils de Louis, premier du nom, prince de Condé, et de Françoise d'Orléans, sa seconde femme, né en 1566, et Louis, fils de Charles, qui mourut sans enfants légitimes en 1 64 1 .
Armoiries semblables à celles des princes de Conti.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
Le dernier comte de Soissons laissa un fils naturel, Louis-Henri de Bourbon- Soissons, dit le eheyalier de Soissons, comte de Nogent, seigneur de Lusarche, d*abord chevalier de Malte, qui fut légitimé par lettres de Louis XIY, en H 643, et qui prit les titres de comte de Dunois et de prince de Neufchâtel en Suisse. Il épousa Ângélique-Gunégonde de Montmorency-Luxembourg, dont il n'eut que deux filles. Il portait : D'azur, à trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en barre et à la bordure de même.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
DUCS DE MONTPENSIER, princes souverains de Dombes; princes de La Roche-sur-Yon et de Luc; ducs de Beaupréau, de Châtelleraut et de Sainfr-Fargeau ; dauphins d'Auvergne; marquis de Mézières ; comtes de Chemillé, de Mortain et de Bar-sur-Seine; vicomtes d'Auge, de Brosse et de Domfront;
DU BOIRBO.MIAIS. 31
barons de Beaujolais, de Thiers et de La Roche-en-Régnier; seigneurs de Champigny-sur-Vende, de Leuse, de Condé, de Saint-Chartier, de Cluys, d'Agurande, de Chàtelet, d'Argenton, de Montagu, d'EscoUe, de Mirebeau, de SaintrSever et du pays de Combraille, etc., issus de Louis de Bourbon, premier du nom, prince de La Roche-sur^ Yon, second fils de Jean II de Bourbon, comte de Vendôme, et d'Isabeau de Beauvau, né dans la seconde moitié du XV* siècle. Le dernier duc de Montpensier de cette branche fut Henri de Bourbon, qui mourut en 1608, ne laissant de sa fenmie Henriette-Catherine, duchesse de Joyeuse, qu'une fille nommée Marie, mariée en 1626 à Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XllI.
D'azur, d trois fleurs de lys cTor, au bâton de gueules, péri en bande, chargé d'un croissant d'argent en chef. — PI. II.
Histoire des grands offieiers de la Cooronne.
SEIGNEURS DE GARENCY, comtes de La Marche; seigneurs d'Aubigny, de Buquoy, de TEscluse, de Duisant, de Rochefort, de Bougny, de Combles, d'Abret, de Vendat, de Bains, de Saint-George, de Temat, etc., issus de Jean de Bourbon, seigneur de Carency en Artois, troisième fils de Jean, premier du nom, comte de La Marche, et de Catherine de Vendôme, né dans la seconde moitié du XIV* siècle. Cette branche s'éteignit au commencement du XVP siècle, par la mort de Bertrand et de Jean, fils de Charles, dernier seigneur de Carency; Isabelle de Bourbon, fille et héritière de ce prince, épousa en 1516 François des Cars, seigneur de Vauguyon,
D'azur, à trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules mis en bande, chargé de trois lionceaux d^ argent, à la bordure de gueules. — PL II.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
Philippe de Bourbon, seigneur de Duisant, cinquième fils de Jean I^^*, seigneur de Carency, porta comme surbrisure la bordure des armes de sa famille dentelée d'argent.
SEIGNEURS DE PRÉAUX, barons de Thury; seigneurs d'Argies, de Dangu, etc., issus de Jacques de Bourbon, grandbouteiller de France, troisième fils de Jacques, premier du nom, comte de La Marche. Cette branche s'éteignit en 1422, par la mort sans postérité de Pierre de Bourbon, seigneur de Préaux.
D'azur, à trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules en bande, et à la bordure de même.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
VICOMTES DE LAVEDAN , barons puis marquis de Malause; barons de Caudesaigues, de Basian, de Barbasan, de Beaucen; seigneurs de La Chaussée, d'Estain, de Bouconville, de Fer, de Favars, de Saint-Germain, de Gijonet, de Viane, de Case-Rocairol, de La Jouée, etc., issus de Charles de Bourbon, fils naturel de Jean II, duc de Bourbon, et de Louise d'Albret, dame d'Estouteville, né vers le milieu du XV* siècle.
De cette branche est sorti le rameau des barons de Basian.
V argent, à la bande d'azur, semée de fleurs de lys dor, et un filet de gueules, aussi en bande, brochant sur le tout. — PL II.
Histoire des grands offiders de la Cooroone.
BARONS DE BASIAN et d' Audagence ; seigneurs de La Canau-en-Briets, de Parentis, de Saint-Aulaye, de Saint-Paulen-BorOy etc., issus de Gaston de Bourbon, seigneur de Basian, quatrième fils de Charles, bâtard de Bourbon, baron de Caudesaigues et de Malause, et de Louise du Lion, né vers la fin du XVP siècle.
Armoiries semblables à celles des vicomtes de Lavedan.
L^Histoire des grands officiers de la Couronne attribue à ce rameau, et cela d'après rArmorial manuscrit de la généralité de Montauban, un écu de Condémoderne, chargé d'un bàion d'or péri en bande. H est probable que cette indication est inexacte; en tout cas les premiers barons de Basian ne pouvaient point porter un tel blason; ils devaient avoir Técu de leur branche avec une brisure quelconque.
COMTES DE BUSSET, barons, puis comtes de Busset;
barons de Chaslus, de Yezigneul; seigneurs de Puisagut, de
Contoge, de SainIrPriest, de La Motte-Feuilly, du Montet, etc.,
issus de Pierre de Bourbon, fils de Louis de Bourbon, évèque
de Liège, qui l'eut fort jeune de Catherine de Gueldres, n'étant
point encore dans les ordres sacrés. L'évèque de Liège était
lui-même le cinquième fils de Charles III, duc de Bourbon, et
d'Agnès de Bourgogne.
La branche de Bourbon-Busset, depuis son origine, a eu
de grandes alliances et des possessions considérables ; ses membres ont toujours été qualifiés Cousins par les rois de France, conmie on le voit par des lettres de François P' et de Henri IV, et par un brevet que Louis XV leur délivra pour leur confirmer ce privilège.
D'azur, à trots /leurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande, au chef d'argent, chargé d'une croix potencée' d'or, cantonnée de quatre croisettes de même, qui est de Jérusalem. — PI. II.
L'Histoire des grands ofQciers de la Couronne attribue aux comtes de Busset un écu semé de fleurs de lys qu'ils n'ont jamais du porter; dès le XV* siècle, comme nous Tavons dit plus haut, toutes les branches de la maison de Bourbon, à l'exemple des rois, avaient réduit à trois le nombre des fleurs de lys de leur écusson. Primitivement, c'était un bâton en bande qui brochait sur les fleurs de lys.
SEIGNEURS DE LIGNY, vicomtes de Lombercourt; seigneurs de Bonneval , de Vauçay, de Fortel , de Heux-en- Ternois, de La Vaquerie, de Vierge, de Rubempré, de Rieux, de Bellehart, de Saint-Remy-en-Rynier, de Dencourt, de Nullemant, de Preudeville, de Cumouville, de Grainville, etc., en Picardie, issus de Jacques, bâtard de Vendôme, fils naturel de Jean de Bourbon, deuxième du nom, comte de Vendôme, et de Philippe de Gournay, né vers la fin du XV® siècle. Cette branche s'éteignit en 1594, par la mort sans enfants d'Antoine de Bourbon-Tendôme, vicomte de Lombercourt.
D'azur, à trois fleurs de lys cTor, au bâton de gueules en
ou BOIHBONNAIS. 35
bande, chargé de trois lionceaux d argent, brochant sur te tout, brisé d'un filet de sable mis en barre. — PI. II.
Histoire des grands officiers de U Couronne.
COMTES DE ROIJSSILLON, seigneur de Mirebeau, de La Roche-Clermaut, de Purnon, etc., en Dauphiné, issus de Louis, bâtard de Bourbon, comte de Roussillon, amiral de France, fils naturel de Charles P', duc de Bourbon, légitimé en 1463.
D'azur, à trois fleurs de lys d'or, au bâton noueux de gueules, en barre, brochant sur le tout. — PI. II.
Histoire des grands officiers de la Couronne.
Cette branche s'éteignit en la personne de Charles de Bourbon, fils de Louis, qui avait épousé Anne de La Tour, dont il n'eut point d'enfants; mais le premier comte de Roussillon laissa plusieurs enfants naturels qui eux-mêmes eurent des bâtards; u l'Histoire des grands officiers de la Couronne » donne la fiUation de ces rameaux illégitimes et les armoiries de leurs membres, que nous ne mentionnerons point ici.