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La forme de l'écu est arbitraire; triangulaire au moyen-age (PL VII, 3, 3, 6, 21— 2S), il a reçu dans la suite des contours variés et même très-extraordinaires ':qDelques exemples à la PI. MI, 1, », i, 7, 8, 26, 27, 28) et porte actuellement presque partout la forme que nous avons adoptée dans nos planches (1,22 et suiv.). Un écu bien proportionné doit avoir sept parties de largeur sur huit de hauteur.
La surface de l'écu dans laquelle se trouvent les figures, est appelée le champ. Ce champ peut être divisé en deux ou plusieurs partitions au moyen de lignes tirées en sens divers. Ainsi on a : le parti (I, Si), le covpé (I, 23), le tranché fl, 27), le taillé (I, 30).
La combinaison de ces lignes produit d'autres divisions, dites répartitions, .\insi la ligne verticale et la ligne horizontale forment Yécartelé (II, 30); chacun des compartiments ainsi formés s'appelle un quartier. La combinaison des deux lignes diagonales produit Yécartelé en sautoir (II, 3i.)
Un écu peut avoir plus de quatre quartiers : c'est alors le résultat de l'emploi d'un plus grand nombre de lignes. Un trait horizontal et deux traits verticaux, on bien un seul trait verticaLet deux traits horizontaux, produisent six quartiers. On dit alors, en termes héraldiques : -Parti de deux traits, coupé d'un autre qui fait six quartiers," ou, «parti d'un trait, coupé de deux autres qui font six quartiers." Et ainsi de suite, pour un plus grand nombre de quartiers.
La réunion du parti, du coupé, du tranché et du taillé produit le gironné ordinaire (II, 39.) Le gironné peut avoir plus ou moins de huit girons ou compartiments, ce qui dépend de l'emploi d'un nombre de lignes plus grand ou plus petit (II, 41, 43.) Le gironné qui est le résultat d'un nombre de lignes impair, se dit mal-çiroHné.