‹ Armorial général (volume 2)Chapitre 4 sur 502 · II. Émahx · texte numérisé non relu

II. Émahx

Les couleurs en armoiries s'appellent émaux et sont indiquées en grarure par des hachures de diverses sortes, que nous avons fait représenter à la PI. I, 1.

Lesdits émaux consistent en:

l" deux métaux : or {.K), représenté par des points, et argent (B), représenté par une surface nnie sans aucune hachure;

2* quatre couleurs: gueules, ou rouge (C, traits Terticaax) azur, ou bleu (D, traits horizontaux); uMe, on noir (E, lignes verticales et horizontales croisées); sinople, ou vert (F, lignes diagonales). On y ajoute le pourpre (G, lignes diagonales dans la direction opposée à celles du sinople), et Xorangé (pour lequel on n'a pas de -ystème de hachures généralement admis);

X ïntroduclion

3" quelques fourrures : hermine (H), qui est un champ d'argent semé de petites queues de sable ; vair (I), composé de pièces en forme de clocliettes alternativement d'argent et d'azur ; dans le contre-vair (K) les pièces dn même émail sont opposées par leurs bases (voyez encore dans le Dictionnaire l'article Foir); le contre-hermine consiste en un champ de sable semé de petites queues d'argent.

Dans une grande quantité d'armoiries, surtout allemandes, on voit d'autres teintes telles que : la couleur de sang, de fer, d'acier, d'eau, de terre, la couleur cendrée, la couleur brunâtre, la carnation ou couleur du corps humain, la couleur naturelle d'objets de toute sorte. Il a y pas de système universellement adopté pour indiquer ces nuances en gravure au moyen de hachures déterminées.

Suivant les lois héraldiques, Il faut que les meubles soient de couleur lorsque le champ est de métal, ou qu'ils soient de métal lorsque le champ est de couleur. Les exceptions à ces lois sont néanmoins très-nombreuses. Le pourpre et les fourrures se mettent Indifféremment sur métal ou sur couleur.

■II. Fleures.

On peut les diviser en trois grandes catégories: pièces héraldiques, figures héraldiques et figures ordinaires, 1" Les pièces héraldiques sont formées par des traits qui presque toujours parcourent le champ entier. Telles sont: le chef (F, 36), la fasce (V, 11, 31), le pal {I, 39), la Champagne (V, 22), la bande (II, 12), la barre (II,. «9), la croix (III, 16), le sautoir (III, 46, 47), le chevron (II, 34, 60, 69), le franc-quartier (II, 3S), le canton (1, 68). le pairie (III, 33), la bordure (IV, 36, 38, 39), l'écusson en abîme (II, 32), etc.

Les anciens auteurs Axaient la hauteur ou la largeur des principales pièces héraldiques à un tiers de l'écu, ce qui en fait des corps trop lourds. En leur donnant un quart de la hauteur de l'écu, on obtient une meilleure proportion par rapport à la dimension du champ.

On donne le nom de rebattements à des traits combinés de manière à produire une multitude de divisions régulières qui couvrent tout l'écu, comme le paie (I, 44), le fascé (I, 38), le bandé (II, 19), l'échiqueté (II, 46), le losange (IV, 18), le fuselé (IV, 20), etc.

2" An nombre des figures héraldiques se rangent les losanges, les mâcles, les rustes, les fusées, les frettes, les billettes, les besants et les tourteaux.

N. B Les lignes qui forment les partitions et les figures héraldiques ne sont pas toujours des lignes droites. Elles peuvent être ondées, entées, engrèlées, cannelées, crénelées, bastlUées, brétessées et contre-brétessées, denchées et dentelées, vlvrées, échancrées, écotées, nébulées ou nuagées, pignonnées, mortaisées, etc. 3° Les figures ordinaires subissent une division en figures :

a. naturelles.- tout ce qui a été créé, hommes, animaux, plantes, astres, météores, éléments, etc.;

b. artificielles.- tout ce qui a été fait de main d'homme;

c. chimériques: les pionstres, tels que sirènes, dragons, griffons, licornes, algies à tète de loup, hommes à tète d'oiseau, etc., etc. Souvent ces monstres et même des animaux sont représentés à queue de poisson et sedisent alors marines; ainsi on a des lions, griffons, licornes, coqs marines, etc.

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