‹ Armorial genevoisChapitre 10 sur 216 · PL. IV · texte numérisé non relu

PL. IV

AlGLfi. 2(

Règlement de cet Exercice, imprimé 8ur parchemin en 1 620 (1).

L'Aigle impériale, encore en plein écusson sur les neuf-demer$ le 1785 [pi. IV, fig. 3], a souvent été employée comme cimier deb Clef et TAigle ; on la trouve dessinée à la plume de cette oaDière sur la couverture d'un cahier contenant divers actes pssés dans le Conseil général de 1449 (2) [voy. pi. VIII]. Cel exemple remarquable présente l'Aigle au vol abaissé et les tiles sormoniées à la fois par une triple couronne. Sur d'autres iDODuments chaque tête de TÂigle cimier est couronnée ; c'est ainsi que l'offrent les testons [pi. IV, fig. 2] et quelques autres pièces; toutefois Ton peut dire qu'en général les tètes de cette Aigle sont découronnées sur les monnaies ; ce qui parait prove&ir, non de l'observation d'une règle, mais bien de la difficulté qu'éprouvaient les graveurs à placer cet ornement dans un damp généralement restreint et borné.

L'Ài^e impériale n'a pas toujours été éployée (3) ou à deui fêtes; elle n'en eut d'abord qu'une seule. On sait que ce fut . m le milieu du quinzième siècle que les empereurs prirent la première d'une manière constante sur leurs armoiries (4). Ce

(i) Archives de Ceoèvo. [Voy. pi. XV bis.]

(2) Archives de Genève , Pièces historiques, n" 588.

(3) Suivant Menestrier^ le mot éployé veut dire les ailes étendues clnoak deux tôles. — Voy. son Abrégé des principes héraldiques, imprimé à Lyon en 1669, p. 75. Nous nous appuyons^ pour la signifi- ^(ion k deux têtes , sur l'opinion de Nalalis de Wailly.

(4) Postérieurement à 1453, époque de la prise de Constantinople. L'Aigle à deux têtes est fort ancienne, sans parler de celle qui, sur la colonne Antonine, orne le bouclier d'un soldat romain (Journal Helvé- ^, mai 1745, p* 460), nous mentionnerons seulement le contre- ^1 d'Amédée IVy comte de Savoie, qui, suivant Guichenon (His^ (2< ^naiionde Savoie, t. I, p. 1^), porte TAigle double sur un acte ^13; et celui de l'empereur Charles IV, régnant au milieu du QQalorzième siècle, et qui offre une empreinte analogue (N. de Wailly, ^^gr,, t. II > p- ^26). Nous ajouterons que l'Aigle simple se voit: encore en cachet sur une lettre de Charles -Quint, écrite en 1521 ei; 'Conservée aux Archives de Genève, Pièces hisl , n** 926.

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n'est également qu'à partir de cette époque qu'elle fut employée .2 chez nous. Antérieurement on la trouve toujours à une seule e tète. C'est probablement ainsi qu'elle était représentée sur le x frontispice de la cathédrale avant les accidents qui , en 1430 et /; 1441, nécessitèrent la reconstruction du pignon de cette église; ;, la même figure se retrouvait sur la porte d'entrée de la cour ou ,; grand cloître de Saint -Pierre. Celte arcade, démolie en -.i. 1705 (1) , était au haut de la rue du Perron ; une gravure de ^ Diodati, faite vers 1675 (2) en a conservé le souvenir, et Sara- *j «in dit que TÀigle était en escusson iaulne pennée de sàbh et or- ) mée de gueules (3). Suivant les uns , ces armoiries auraient été i peintes par ordre de l'empereur Frédéric III, qui arriva à Ge- , nève en 1 442 (4) ; suivant d'autres , ce seraient les syndics qui, , pour honorer l'empereur , auraient fait exécuter cette peinture ; qui se trouvait précisément sur son passage lorsque , de la mai- ^ son où il séjourna, il se rendit à la cathédrale (5). Ni lune ni ; l'autre de ces assertions ne paraissent exactes : en 1 442 Ton ne représentait plus TAigle simple , le pignon de Saint-Pierre en est la preuve ; il est bien plus naturel de croire que cette porte avait reçu cet insigne antérieurement et vu son importance, étant l'entrée de l'enceinte qui environnait alors l'église, le cloître et le palais épiscopal (6).

(1) Journal Helvét, août 1745, p. 133:

(2) Journal HehéU, août 1745, p. 134.

(3) Citadin de Genlve, p. 50, Les armes de l'Empire sont : d'or à l'aigle de eàble becquée, lampassée, membrée et diadétnee de gueules, (Encyclopédie méthodique, article Aigle. ^

(4) Citadin de Genlve, p. 50.

(5) Baulacre, Journal Helvét,, août 1745, Lettre sur TAigle impériale sculptée sur le frontispice de la cathédrale de Genève, p. 136. La maison qu'habitait l'empereur se trouvait à Tentrée du pont du Rhône.

(6) Suivant Bonivard, Chroniques de Geiihe, t. I, 2*^ part., p. 95 et

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Leslravaux qui ont eu lieu derDièremeol dans l'église de la Kk^eine oui amené la découverte d'un bel exemple de l'andeme Aigle impériale moulée sur des carreaux en terre cuite, edjtti paraissent appartenir au cororoeucement du quinzième 8ede[pl. IV» n^ l]- Cette Aigle est sans couronne, de même fie celle qui se voit sur les sceaux de l'empereur Sigismond, coosmés aux Archives de Genève et appendus à des pièces kuAk i420 (1). L'empreinte de ce dernier est donnée, mais (fooe manière peu fidèle , dans Y Histoire de Genève par Spon , poUiéeen 1730, t. II, n^ XL des planches.

Depuis 1535 on attacha une grande importance aux préngailives que conférait k Genève sa qualité de ville impériale ; (hos plusieurs traités faits avec les cantons suisses, en particu* lier dans celui passé en 1558 avec les villes de Berne et de Zandi, on voit que les prérogatives du Saint-Empire romain sont expressément réservées , et les insignes qui indiquaient cette relation (îirent soigneusement conservés : depuis l'époque de la Momation jusque vers la fin du siècle dernier on voit l'Aigle impériale sur la plupart des anciennes monnaies, et lorsqu'on 1570 il fut question d'apposer le sceau de la République sur le Moie de Vivre^ passé avec le duc de Savoie le 2i juillet de la ^e année, on discuta longtemps pour savoir si Ton emploienût les sceaux anciens qui n'avaient que la Clef et l'Aigle sans le cimier impérial ; on prit même la résolution de faire pour cela un sceau nouveau, qui aurait porté les armes de Genève

%, cette enceinte fut construite de 1307 b 1309. En 1690, une P'flie de la peinture fut enlevée par suite de rabaissement du mur oàelie se trouvait^ et elle disparut entièrement avec Tarcade qu'elle sonnontait en 1707 ou 1708, suivant Senebier.

0) N*** 436 et 437 des Portefeuilles historiques des Archives. Ces Pi^es sont des patentes accordant protection h l'évéque contre le duc ^<îSaYoie; elles ont été publiées dans le î* volume de Spon, p. 163.

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complètes avec la légende, sigillum magnum civitatis GENBViE; mais le temps manqua , et l'on fit usage du grand sceau gravé en 1526.

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