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PL. XXXIV

SCEAUX DIS KViQUSS. 263

:efdolales du douzième siècle et dont nous avons signalé les premiers exemples en parlant d'Ârdacius.

Les niches architecturales , complément constant des sceaux delà quatrième catégorie, ne leur sont point cependant particulières, souvent les images des prélats debout sont entourées d'une décoration analogue , ainsi le sceau dont Henri se servait dès 1261 [pi. XXVII, fig. 4], présente un Irèlle, au-dessus de la tête de Févêque , le sceau d'Aimon du Quart en 1 305 offre , ainsi que celui de Pierre de Faucigny appendu à des actes de 1317, une niche complète avec ses piliers , ses pinacles et son coaronnement [pi. XXVIII, fig. 2].

Les sceaux dont se servait Guillaume de Duyn en 1290 présentent, k droite et h gauche de la figure du prélat, le soleil et le croissant de la lune, un petit sceau d'Henri eu 1267 n'offre que le croissant mis sous la droite qui hénil. 11 est difficile de délerminer la valeur de ces signes célestes qui se retrouvent sur certaines monnaies épiscopales de Lyon, attribuées à la fin do quatorzième siècle (1), et sur quelques sceaux entre lesquels nous citerons ceux de Tofficialité de Lausanne (2).

L'usage des sceaux secrets, petits sceaux ou signets paraît avoir commencé à Genève avec le treizième siècle; en 1208, l'évêque Bernard se servait ducontrescel représenté sous le n^ 2 delà planche XXVII, figurant le prélat à genoux entouré de la légende s. bërnardi geb episcopi , répétition de celle du grand sceau au revers duquel il se trouve.

Généralement , les sceaux secrets sont circulaires, cependant l'évéque Aymon de Grandson, en 1258 [pi. XXVU, fig. 3], et févéque Henri (1260 — 65) se servaient de sceaux en amande ïDjslique, ce dernier toutefois faisait aussi usage d'un sceau cir-

(1) Ces épiscopales lyonnaises sont figurées dans le T volume de la ^me numismatique, pL XII, fig. % 3 et 4, et p. 364 du texte.

(^) Yidiraus de Claude do Montfaucon, officiai de Lausanne, on da(o •1116111811524. (Arch. de Gonève, Pièces hist., n^ 942.)

culaire qu'entourait la légende, s.secreti . h . bpi .geben* NENSis. Nous avons figuré ce sceau sous le n® 5 de la planche XXVII, et la fig. 3 de la planche XXXI présente le petit sceau dont l'évéque François de Mez se servait en 1430. Nous mentionnerons encore le petit sceau ou cachet rectangulaire figurant un saint, en buste nimbé et mitre, et dont se servait Jean de Bertrandis (1408—18).

Les liens qui joignent les sceaux aux actes présentent une grande variété , nous avons vu que les plus anciens de Genève sont rouges et jaunes, ou rouges, jaunes et verts; en 1208, Tévéque Bernard Chabert suspendait le sien par des liens de laine blanche; plus tard, et dès Tévêque Henri, on trouve des sceaux attachés ^ des mèches de fil bleu.

La matière des sceaux mérite aussi quelque attention, les plus anciens sont en matière grise, ceux de Tépoque suivante sont eo cire verte ; puis on les fit en cire rouge ; presque tous les anciens sceaux sont pendants, plus tard, on les appliqua sur les actes et les revétissant d'une feuille de papier destinée k garantir l'empreinte généralement formée avec une cire beaucoup plus molle qu'aux époques antérieures.

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