‹ Armorial genevoisChapitre 16 sur 216 · PL. IX · texte numérisé non relu

PL. IX

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Ainsi formé, cet écu a paru à plusieurs personnes représenter la réunion des pouvoirs épiscopaux et impériaux entre les mains du peuple, mais THistoire, loin de faire aucune mention lie celte réunioD, montre au contraire les lettres des empereurs à leur ville impériale de Genève reçues avec enthousiasme, et le dévouement des citoyens à leurs princes ecclésiastiques ne se ralenlit que par suite de la faiblesse de ces derniers qui, apparleoanltrop souvent à la maison de Savoie, étaient incapables (le maintenir Findépendance de Tévécbé contre les incessantes tentatives d'asservissement de leurs proches* Un monument authentique , le premier imprimé des Franchises de Genève, datant de 1507 [voy. pK X (1)], confirme ce que nous avançons, car il présente îi la fois les trois écussons, ceux de FËmpire et de Févêché, placés en seigneurs suzerains, et la Clef et 1 Aigle

mise au-dessous (2).

mier régulièrement tenu par la Commune > sont joints ii la plupart des chroniques manuscrites de Genève; c'est dans ce môme registre qu'on trouve la formule du serment des nouveaux bourgeois.

(1) Les lettres I. B. que Ton remarque sur ce frontispice des Franchises, sont les initiales de Timprimeur; car on litk la fin du volume :

^mitM Un mille ciii<| nn» et Mtpi ^ir «i istrt Sebfti brlot i«pvim«v bourBOf» ^e la txit ^e Btntut, le aexuti. io«v ^e SutUet.

L'inscription suivante se lit autour de la bordure :

jBloiv» . soit .«.!«. triiiite patx . bottiieiir . et . toMiotrjB . liecse a . B^^tte . et . bomie . t«ite 9» . eowiMi . enlijBe . et . nMtsnt

Celte première édition des Franchises est fort rare ; on n'en connaît ({uedeux exemplaires à Genève. On peut consulter, pour plus de dé« laiis, le V volume des Mémoires de la Société d'Histoire de Genhve^ <ians lequel M. Ed. Mallet a inséré plusieurs détails bibliographiques intéressants sur l'original et les diverses éditions des Franchises de Genève.

(2) Plusieurs monuments présentent la réunion des insignes do Té-

Ne concluons toutefois point de là que la Communauté de ^ Genève fût assujettie ; le proverbe qu'être à l'Empire c'est n'être

qu'à soi-même ne reçut nulle part son application mieux que ^

chez nous , et les évêques patriotes , dont le siège de Genève --

s'honore, ne se servirent de leur puissance que pour maintenir "^

la liberté et augmenter les privilèges des citoyens , dont jamais ^

les syndics, suivant nos anciens registres, ne prêtèrent sermeut "^ de fidélité à aucun prince de la terre (1).

La planche VIII représente Técusson de 1449; ceux du "5

Missel sont remarquables : Au milieu de la gracieuse bordure ^

de fleurs et de fraises dont la première page est entourée (2)9 la ^ Clef et l'Aigle , peinte avec beaucoup de soin , est placée dans une couronne formée d'entrelacs d'or, de sinople et d'azur.

vêque et des syndics : les armoiries de Genève étaient figurées avecia crosse épiscopale sur la porle de rHôteUde-Ville ; les bannières du marché portaient les mêmes symboles réunis; on cite même des monnaies qui auraient été frappées avec la Clef et TAigle sur la face principale et la crosse au revers. Gautier, dans ses notes sur VHistoiredi Genlve de Spon (t. II, p. 364), donne la figure de Tune de ces pièces, mais le revers semble bien mieux représenter un I qu'une crosse épiscopale ; Tautre pièce est un quart ou trois-^eniers, signé M. (Morlot, maître de la raoï^naie), datant des premières années du dix-septième siècle, et au revers duquel la lettre Q, très -développée, a été prise tnal h propos pour la partie supérieure d'une crosse. L'original de la première monnaie est inconnu aujourd'hui; la seconde, figurée sous te o? 7 de la planche XIII, se trouve dans le précieux -médailler de M. le docteur Coindet, qui a bien voulu nous autoriser à publier cette pièce rarissime.

(1) Fragments historiques de M. le baron de Grenus, au 4 septembre 1512. Voy. aussi la réponse des syndics aux ambassadeurs de Fribourg (Reg., du 9 juillet 1533).

(2) Cette page a été ajoutée après coup, ainsi que les armoiries du milieu du volume qui, dans l'origine, ne paraît pas avoir été écrit pour «Genève, car on y lit des prières pro regenostro. Dans le catalogue de Senebier, ce missel est attribué au treizième ou quatorzième siècle; •mais le caractère des peintures ne permet pas de leur donner une autre <iate que le quinzième siècle.

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