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Dans le volume, Fécusson est sur le manteau de pourpre et ses champs sont damasquinés (1); ce dernier est figuré par le o? 1 de la planche XVIII.
A la fin du cartulaire des Archives est une seconde peinture aossi intéressante que celle du titre : le syndic Hugues de Burdi* gnio, capitaine-général en 1450, y est représenté en pied, armé de toutes pièces ; d'une main il s'appuie sur l'écu de Genève et delautre il tient un pennon aux mêmes armes. [PI. XI.]
Nous avons vu que la Communauté de Genève fit usage d'un sceau particulier dès les premiers temps de son établissement; maisFévéque en ordonna la destruction, et bien que l'on ret/ouve à diverses reprises la mention des armes de la communauté (2), on voit néanmoins les actes municipaux être, jusqu'en mai 1442 (3), scellés non du sceau public, mais bien des cachets des syndics mandataires de la Commune (4) ; ce fut probablement vers la fin de cette année que la Clef et l'Aigle fut adoptée elque l'on grava le sceau dont la matrice, conservée aujourd'hui an Musée académique, porte en légende les mots: Sî.(igillum) stttiicorum ♦ irttittotta . Qtbtnmn$x$, [pi. XII, fig. 1], et qui était sans doute réservé, pour certaines expéditions administratives, car un sceau de même forme et de même grandeur, mais
[\) Dans les écussons postérieurs, le champ est presque toujours uni; le premier parti offre tantôt le jaune , tantôt l'or métallique > et l'Aigle généralement parée est aussi très-souvent de sable plein. Un écusson gravé avec le parti de gueules diapré se voit sur la Cosmogra- JtUe de Mii/nster, édit. de 1550, p. 96.
(2) En 1409, on voit une somme payée pro escucellis armoruni wttc; en 1428, trente torches de cire données pour la sépulture de Mgr. le cardinal, munies des armes de la ville, et en 1442, lors de la venue de Frédéric, les armes de la commune décorer le dais porté sur le Chef de l'Empire par les syndics.
(3) Lettres de bourgeoisie à'Hugonod de Jussier (1 339), de Bernons ^Thlouze (1368), de Hvdriod VHeremite (1436) et de Jean Pochon
05 mai 1442).
(4) Suivant M. Galiffe {Mater,, l. I, p. 103 et 120), les citoyens renoncèrent à leur ancien sceau en 1404 et le reprirent en 1410.
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avec une légende différente, se trouve sur toutes les pièces conservées aux archives, pièces dont la plus ancienne, ainsi scellée, est de Tan 1447 (1). Ce dernier sceau, qui est tantôt pendant en cire verte sur queue de parchemin, tantôt simplement en placard (2), fut employé, conjointement avec celui du Chapitre cathédral en 1483 ; on le voit sur un acte passé en 1526, en Conseil général, par Tévéque Pierre de la Baume (3); sur la lettre de bourgeoisie du même prélat, datée du 15 juillet de l'année suivante, et il continua d'être en usage jusqu'en 1535; il porte en légende : 0. uttiïiersttatia . cbxinm ♦ gtbtnnavnta .
A-côté des sceaux précédents on trouve, de 1492 (4) à 1529 (5), un petit sceau ou cachet qui n'a pas plus de dix lignes de diamètre et qui , dans cet espace de temps , offre trois variantes peu différentes les unes des autres, et portant toutes la Clef et l'Aigle sur un écusson entouré d'un cercle (6).
Nous n'avons pu citer qu'un petit nombre d'armoiries de Genève appartenant au quinzième siècle; pour la plupart, ces anciens écussons ont été détruits, quoiqu'il en ait existé un
(1) Lettre de bourgeoisie de Jean Rogei; cette pièce, récemment parvenue k notre connaissance, recule de deux ans la date fixée (p. 36), comme celle du plus ancien écusson portant la Clef et l'Aigle. On comprend d'ailleurs que les sceaux étant sans millésime, les dates que nous indiquons, et qui sont basées sur l'élude comparative d'actes anciens, sont loin d'être absolues.
(2) Los sceaux de la Communauté de Genève présentent, dès l'époque la plus ancienne, l'emploi des marques de souveraineté ; on retrouve, en effet, à toutes les époques, l'emploi du sceau pendant, soit en cire yerte, soit en cire rouge.
(3) Arch. de Genève, Pièces hist,, n** 963.
(4) Arch. de Genève, Pièces hist., n° 784.
(5) Arch. de Genève, Pièces hist;, n® 1031.
(6) Le cachet d'une lettre, écrite par le Conseil au duc de Biron» le 4 juillet 1598 (Arch., Pièces hisUj n** 2224), a la même grandeur et une forme très-semblable à ces petits sceaux du quinzième siècle ; on le retrouve, avec quelques légères variantes, jusque vers 1600.
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nombre considérable, car on les reproduisait à profusion dans toutes les circonstances, et on les retrouvait ciselés, peints en émail et brodés sur les vases sacrés et sur les vêtements sacerdotaux du prêtre (1) qui, chaque semaine, célébrait à l'autel du Prince de la Milice céleste, dans l'église cathédrale, une messe solennelle pour la prospérité de la ville (2).