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Ï*E5, M. CCCCC. LXXV

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pistoles^ soit pièces de 20 livres ou 70 florins; mais cette détermination n'eut pas de suite.

PistoUi-triples. — Yoy. p. 92. En 477it, Terroux, maître delà monnaie» eut l'imprudente idée de frapper quelques pièces de cuivre au coin de ces pistoles; plus tard ces pièces ayant été dorées, il s'en fallut peu que cette frappe ne fût considérée comme émission do fausse monnaie» point sur lequel les magistrats étaient fort sévères, car on voit en i&i6 deux jeunes gens être condamnés au fouet public, la hart au col» puis au bannissement» pour avoir rogné des ducatons ; et en 1633» un autre jeune homme condamné à la peine de mort» pour avoir fabriqué 20 pièces de six-sols en étain.

Il paraît» d'après l'examen des fausses monnaies genevoises» que leurs auteurs évitaient une partie de la peine lorsque les pièces frauduleuses ne portaient pas intégralement l'empreinte deleui*s modèles: telle paraît être l'origine des légendes bizarres que nous avons citées p. 81 et 170 n. Nous ajouterons à ces légendes celle d'an sol (aux que possède M. Tollot» et qui porte autour de la Clef et l'Aigle sommée du cimier impérial r. s. m. n. d^ c. ra. c. 1586;

l'autre face offre la croix des sols avec la légende genevoise et la signature c.

Des notes manuscrites de M. G.-A. De Luc indiquent encore deux pièces de ce genre » dont l'une portait monbta nova ; l'autre ». remarquable par la substitution d'un tison ardent h la Clef de l'armoirie,

offrait la légende fruste tenebris lvcet» et au revers» autour

de la croix .... salv. nos c . . . .

Monnaies de V^oque révolutionnaire,

Douhles-dédmes. — Voy. p. 64. Deux pièces portent k l'avers l'Aigle libre et au revers les trois abeilles » l'inscription l'oisiveté est UN VOL et le mot decihe : mais ce sont deux monnaies sans aucun rapport entre elles: l'une» pesant 4 deniers 18 grains» est le Doubledécime de la Genevoise qui pesait une once ; l'autre pièce» aux mêmes empreintes» mais pesant seulement 2 deniers 14 grains» est le Qutnxe sols, monnaie battue on 1795 et se rapportant à l'ancien système monétaire genevois.

Décime. — Voy. p. 64. Les pièces à la ruche et au cadran» portant au revers les mots cinq centihes» et qui étaient qualifiées de Mi'decimes, sont les vrais décimes de la Genevoise ; leur poids étant

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de 2 deniers 9 grains. Nous venons de dira que le mi-docimo portant le mol décime était une pièce de quinze-sols étrangère au système ré-

volulionoaire.

Monnaies épi$copale$, (Vov. p. 277.)

Onzihne siècle. — Av. : Croix patéc, cantonnée do doux S. Lég. : JGraEYA civiTAS. — Rov. : Této de saint Pierre entièrement chauve. Lég.: SCS PETRvs. [M. W. Turrettmi].

(mnencement du douzihne $ilcle. — Môme avers que la prcccdenlc— Rov. : Tête chevelue de saint Pierre avec une laige tonsure. I<^.: ses PETRTS. Cette pièce, l'une des plus anciennes où se recon* Base 1 Influence byzantine, se trouve dans le médailler de H. Serre; sn poids est de %3 grains. Yoj. pi. XLVI, fig. 5.

Trnxihme siècle. — Av. : Croix pâtée cantonnée d*un S et d'un besant. Lég. : "J" genevas. — Rev. : Tête do saint Pierre remarquable par sa forme. Voy. fig. 6. [Musée d'Annecy]. Cette pièce est en haut billoo et les deux précédentes en argent; le mot genevas, qui se lit audevant, et qui se remarque dès la fin du douzième siècle, paraît ôtre ^contraction de civrrAS, écrit civtas^ citas, ctas, puis rappelé par rS final, qui lui-même disparaît sur un grand nombre de pièces oùse lit seulement genbya.

Monnaies françaises battues à Genève. (Voy. p. 94.)

Deux époques distinctes sont à remarquer dans les monnaies frappées sous la domination française : la première est celle où la mon- 'Paierie de Genève fut succursale de celle do Lyou ; les pièces de ce ^mps, qui sont des Cinq -centimes, des Décimes et des pièces de Cinq- Aonct datées do Tan VIII et de l'an IX, sont caractérisées par le lion <^0UDe marque monétaire. Les monnaies postérieures ofîrent la truite an lieu du lion ; elles furent battues en suite do Tarliclo 5 de la loi du 8 fructidor an XI, loi qui resta en vigueur jusqu'au décret impé- ^aldu29 pluviôse an XIII (16 février 1805), qui supprima Tatelier

'ï^ Genève.

Le grand sceau du commissaire de celle monnaie présente la figure en pied de la Liberté, avec cette légende: comm.»^'^ du gouv.t p,^gg U loRNAiB DR GENEVE « ; Ic petit offro uu balancier avec le mot ^oamgsAiBE sur la base, et la légende monnaie de geneve . Les ma-

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triccs de ces doux sceaux sont en cuivre , il on est de même pour la plupart des anciennes matrices; nous observerons toutefois que celle de 1526 est en plomb et que jusqu'en 1699 les actes étaient scellés au moyen d'un sceau on argent confié à la garde du sautier.

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