Dlua-Kultlème «lèele
Les écussons du dix-huitième siècle sont souvent ovales oa circulaires s plus fréquemment encore ce sont des targes découpées et ornées avec profusion. Les coins gravés pour car- laines monnaies du commencement du siècle appartiennent ' à celle dernière catégorie [pi. XX, fig. 9, 10 et 11]. Il en * est de même des empreintes sur les bannières de cette époque, ^ qui offrent les armoiries coloriées avec leurs ornements. ^
Vers la fin du dix-septième siècle (1), on avait proposé en '
Petit Conseil la création d'un impôt sur la marque du papier, '>
mais cette mesure ne fut sanctionnée qu'en 1714, et ce n'est ^
qu'à partir de 1716 que l'on commença à employer, pour les ^
actes, du papier timbré aux armes de l'État. L'écusson, de ^
forme circulaire et posé sur un cartouche, se retrouve jusqu'en ^i
En 1733 les armoiries de Genève furent exécutées dans un u
pavé en petites pierres, fait dans la plus orientale des chapelles <
de l'église de Saint-Gervais : l'écu est circulaire; des cailloux ^
blancs représentent les parties d'or; des pierres rouges indi- i;
quent celles qui, dans l'aigle, sont de gueules; tout le reste %
est en pierres noires (3). î
La coloriation au moyen de points et de hachures, dont une
pierre sculptée nous a offert un exemple au siècle précédent, ^
ne paraît pas avoir été employée sur les armoiries gravées avant ' 1730, époque de la publication de la dernière édition de l'fl«-
toire de Genève par Spon ; on voit sur le titre de celle in^uarto ,
(1) 12 janvier 1686. (DeRochemont, Extraits des Registres,}
(2) Le poinçon de cette armoirie est conservé aux Archives. L'apposition du sceau, exigée par arrêt du Deux-Cents, en date du 8 octobre 153169 fut soumise à une taxe dès le 19 septembre de la même année.
(3) Une restauration de ce pavé en a fait disparaître une partie àe Tccu et de la date.
CLir IT L AIGUS. 59
e allégorie représentant la Vériié portée sur les ailes du Temps teoaDt Técusson de la République soigoeusemeol colorié de te manière, qui, dès lors, fut Irès-souveiU en usage (1). La Clef et TAigle brodée sur uo drapeau de 1783 (2), est oriée avec beaucoup d'exactitude ; la même année on conaisit la nouvelle caserne de la Treille , où Técusson était acé de palmes et de rameaux de chêne.
Les armoiries de Genève qui se voient sur les coupes de Dmonion furent gravées en 1753; ce travail fut un don de rre Legaré et de Ph. Robin, artistes qui en étaient les aurs, les coupes elles-mêmes provenaient de dons généreux, isile 20 août 1731, une demoiselle André, de Nimcs, Gt ide trente -six coupes d'argent doré, pour cet usage. Le Grenier k blé, de Rive, offrait, au-dessus de l'entrée, l'éison de Genève soutenu par deux aigles (3) , tenant dans irs serres des cornes d'abondance pleines d'épis. Cetécusson sculpté aux dépens de P. -M. Brolliet, qui, pour récompense, çttlen 1773 la bourgeoisie de Genève.
Ud drapeau de cette époque (4) offre un écusson à bordure or engrelée (5) ; le cimier est placé dans une échancrure de écQ, et la devise est écrite sur la bordure même ; ce drapeau servi depuis la réunion h la Suisse, époque où les mots, can- 'ON DE GENÈVE , furent ajoutées sur le drap.
0] Les monnaies ne présentont pas les couleurs a?aDi la fin du ^ix-builième siècle.
(2) Arsenal de Genève, n« 26.
(3) La substitution de ces figures aux anciennes a eu lieu pour se '^QÎonner au principe héraldique, suivant lequel les supports doivent ^'ï^pris des pièces de Técu. Voy. Vulson de la Colombièro, Science ^otçwe, p. 469.
(4) arsenal de Genève, n** 32.
(^) Celle bordure n'a pas plus d'imporlanco que les filières et les ^^^eliesd'or qui se voient sur quelques écussons généralement posté- 'i^urs; ces dernières^ en particulier, ne se trouvent pas dans les an- <^ns monuments ; il arrive mônoe souvent que, dans les écus sculptés, ^''cun Irait ne sépare les champs au-dessus et au-dessous de Taigle.
60 AEHORIAL GBHBYOIS.
Les idées révolutionnaires amenèrent, à la fin du siècle, des modifications étranges dans l'écusson genevois (1). En 1793, le Comité de Sûreté (2) apposait à ses actes un sceau ovale, représentant la Liberté appuyée sur la Clef et TÂigle ; le piédeslal de la figure porte les mots, vivre libre ou mourir. Dès l'année précédente, les Egaliseurs (3) avaient paru coiffés du bonnet
(1) L'Ère révolutionnaire genevoise, dite J^ra de l'Égalité, commença le 22 septembre 1792. Ce fut le A décembre de la même année que l'on commença à planter, dans les rues de Genève, des Arbres de Liberté surmontés du bonnet rouge. Il y avait sepl de ces arbres : ils étaient tous placés près des fontaines et dans les places de l'Ile, Saint- Gervais, Chevelu, Madeleine, Rive, Bourg-deFour et de THôtelde-Ville. Celui de Saint-Gervais fut planté le 25 février 1793. Les Autels de la Patrie ne furent pas érigés avant la domination française.
(2) La création du Comité de Sûreté, établi provisoirement en 1792, fut approuvée en Conseil général le 30 décembre de la même année.
(3) Le Cercle ou Club de l'Égalité qui, à l'époque de la Révolution^ joua un rôle important à Genève, tenait ses séances dans une maison de la rue du Rhône. Ceux de la Grille et des Marseillais, appelé ensuite des Montagnards ou Sentinelles de la Liberté, et célèbres par leurs erreurs et leurs excès, ne se formèrent que plus tard et par la réunion des membres les plus exaspérés des autres clubs.
Les membres du club des Montagnards, qui plus tard fut dissous par PAutorité Révolutionnaire, s'assemblaient quelquefois sur la montagne de Salève; on a un discours imprimé qui y fut prononcé, le 13 juillet 1794, par Jérémie Witel, président du club, et condamné à mort peu de temps après par le second Tribunal Révolutionnaire pour crime de trahison.
Voici, d'après un document de 1793, les noms des clubs qui existaient au commencement de celte année :
L'Union des Cœurs. Le Drapeau sans tache.
La vraie Ëgalité. Le Pavillon.
L'Ëgalité. La Banlieue des Pâquis.
Le Consistoire. Les Clubs réunis de Plainpalais.
La Grille. Le Cercle ancien.
Les Égaux, aux Eaux-Vives. Les Révolutionnaires du 28 dé'
Le Berceau de Jean Jacques. cembre.