‹ Armorial genevoisChapitre 29 sur 216 · PIÈCES D'ARGENT ALIQUOTES DE L'ÉCU DE 10 FLORINS · texte numérisé non relu

PIÈCES D'ARGENT ALIQUOTES DE L'ÉCU DE 10 FLORINS

Tlnf^t^et-iuiHiols^ soit 01x-igMils-coiupaiito#

— Les pièces de Vingt-et-^un-sols, sixième partie de l'écu, ont été frappées au nombre de 684,548 pièces, pendant les années 1710, 11, 14, 15, 20 et 1721. A l'avers, elles portent la Clef et l'Aigle , surmontée du cimier moderne et entourée des mots, REspuRLicA GENEVENsis. Au rcvcrs, la devise de Geîiève, placée dans un cartouche est surmontée du solcik

■OMNAIES. 87

Dli-sols-sft'SL—donlers* — Ces pièces, douzième paridet'écQ, ont des empreintes analogues aux précédentes ; elles rent émises, au nombre de 100,138, dans les années 1714

Pièces d'or.

Depuis 1542 à 1772, on a frappé à Genève des monnaies l'or de dénominations et de valeurs très-diverses, que nous classerons en six catégories différentes: les vieux-ducats, les

KDS-D*0R-SOL , leS ÉCUS-PISTOLETS , IcS VIBILLES-PISTOLES , les QUADRUPLES , leS DUCATS et les PISTOLES-NEUVBS.

Tietix-dmmoat;* — En 1 542 (2) , on frappa des DucaU, el la même année, ou Tannée suivante, des Doubles-ducats. Les premières de ces pièces pesaient 2 deniers 1 8 grains et étaient autilre de 23 ''/^ carats (3).

(1) Certaines pièces d'argent de Genève étaient fort recherchées h l'étranger. On voit dans les Registres du Conseil, qu'en 1666, des offres furent faites li la Seigneurie par certains particuliers qui dési- ^ient battre une grande quantité de pièces de 6 et de 8 sols^ pour les broyer au Levant; et en 1668> des propositions analogues furent biles louchant des pièces de 5 et de 10 sols. A peu près k la même époque (1654), les six-deniers de Genève s'écoulaient en France avec Qne si grande rapidité que cela donna à quelques personnes l'idée d'en Ure un objet de spéculation. 50,000 marcs de ces pièces furent frappées et expédiées ; mais peu après, la Cour des monnaies les ayant dé- <^ées, l'opération échoua, et les pièces, renvoyées h Genève, furent taxées h quatre deniers par un arrêt du Deux-Cents en date du 11 avril

(2) Ordonnance donnée à Henri Goulaz, portant que les Dttcats se- ^ntà 23 7/8 carats de fin ou loi, et à 5 sols 9 deniers à la taille par ^rc, et auront de remède en loi Vs ^^ carat, et devront être du poids do 2 deniers 18 grains pièce, sans remède, pour le seigneuriage '/a de ducat, et pour le brassage du maître '/a. Voy. aussi un arrêté du Nit Conseil, en date du 20 novembre 1543, ordonnant la frappe de l>watt doubles.

(3) Reg, du Conseil^ au 30 janvier 1542.

88 ARMORIAI. GBIfSVOIS.

Écu-d^oiHiol* — L'arrêt do Conseil ordinaire , du 30 janvier 1542, statue que ces pièces seront à 23 carats de fin ■. et pèseront 2 deniers 16 grains. Celui du 13 janvier 1548 en fixe la valeur à 4 florins 8 sols. Les Ecus-d'or sont, de même ,\ que les Vieux-ducats, devenus d'une rareté telle , qu'on n'en connaît a Genève aucun exemplaire. Il est assez probable que ,• la pièce d'or, décrite par Haller, sous le n^ 1 942 de ses mon- ^ naies et médailles suisses, est un de ces écus : l'absence de date ,^ et la signature G semblent l'indiquer; car nous avons dit que de 1542 k 1550 les monnaies de Genève sont privées de millésime, et qu'à l'époque de la frappe des ducats, Goulaz« dont l'initiale se lit sur la pièce de Haller, était maître de la monnaie de Genève ; à l'avers de cette pièce on voit la Clef et l'Aigle . surmontée do cimier impérial, avec les mots, geneva civitas; au revers, le nom de Jésus rayonnant est entouré de la devise de Genève. Un second Écu-d'or, daté de 1561, est décrit par ^ Haller, sous le n^ 1954. ..

Ecn-Pliitelet ou l>ucateii. — Les Ecus-PisloMi ^

furent frappés ensuite d'arrêtés du Conseil , en date du 9 mars .

et du 30 décembre 1562. Le dernier porte que le maHrede .

la monnaie ferait des Éais-Pistolets à 22 '/g carats de remède, ^

k la taille de 74 74 écus au marc, à raison de 2 deniers 14

grains, la pièce valant 49 sols de Roy, soit 5 florins 1 sol S .■

deniers (1). Les Écus-Pislolets , conservés dans les collections, ;

ont exactement ce poids de 2 deniers 14 grains; ils portent, «

(1) Le règlement du 9 murs porte qne les Ecus-Pistolets seront à j

521 y4 carats de fin , et à 73 */, , pièces au marc, remède en loi ane j

octave» et en poids 1 */, denier, seigneuriage pour Messieurs Vi

d'écu , et au Maître pour brassage 3/4 d'écu , et que tous les remèdes^ ^

tant en loi qu'en poids, demeureront à la Seigneurie. Ces écus furent

frappés k raison de 80 Écus-Pistolets le marc d'or fin , ce qui donne

17 florins 2 ^ols pour le carat.

MORIIAlIf. 89

î principale, l'aigle impériale couronnée « ayant en ilef et l* Aigle 9 avec les mots, geneva civitas, en oy. pi. IV, fig. 5, la face de rÉcii-PistoIel de 1566], îrs la devise, post tenebras lvx, écrite autour du oy. pi. II, fig. 6, le revers de l'Écu-Pislolet de 1576.] lies connues de rémission de ces écus sont les sui- 1562, 63, 64, 65, 66, 67, 69, 70, 72, 75, 76, 78, 81, 82, 85, 1603, 19 (1), 22, 30, 34, 38, 40, 41, 46, 48, 49 et 1651.

izième siècle, la valeur de For, comparée ^ celle de Tarlit fort différente de celle actuelle; Tor ne valant en gée douze fois plus que Targent. Le 28 juillet 1587, le »r fin fut taxé par le Conseil à 80 écus-pistolets (2) , \ florins , et le marc d^argenl fin à 41 florins 8 sob. par cet arrêté que TÉcu-Pistolet valait alors 6 florins en 1 58 1 il ne valait que 5 florins , mais il continua ir ; en 1588, il était coté à 6 florins 5 sols, et en 1591, ins 6 sols et à 7 florins , et même k 7 florins 6 sols t, Reg. du Conseil); cet écu fut porté k 8 florins 2 sols été du 21 décembre 1621, et k 8 florins par l'ordonlu 8 avril 1623; en 1651, il valait 10 florins, ix-septième siècle, l'Ëcu-Pistolet était généralement qua- DuccUon (3) , et quelquefois de Pistole, ainsi qu il parait

[aller donne, sous la date de 1621, une forte pièce d'or de Gei le savant Abauzit croyait reconnaître une médaille frappée en ssance des secours reçus, pour les fortifications, de la Holdu prince d'Orange. (Voy. l'ouvrage cité de Haller, n** 1978.) 'appréciation du marc d'or fin h 60 Écus Pistolets se retrou?e (9 mars), 1570 (23 mai), 1573 (7 août), et 1580 (26 jan- 1 1 587 le marc d'or ?alait 500 florins, et en 1786, 1288 florins, a dénoniination de Ducaton se retrouve fréquemment dans les s d'Etat; en 1625, la solde des sergenls-majors de la garni- . fixée à 6 Ducatons de 7 florins 6 sols par mois (Rey.). Quel- 3ncore, au seizième siècle surtout, TEcuPistolet était qualifié

oL

90 AKMOAIAI CKMILVOIS.

par un arrêté du 4 décembre 1646, statuant que les Pistoki d$ Genève doivent peser 2 deniers 14 grains; mais en général oette qualification était réservée pour la pièc€ suivante.

ITleUles-piiiteles* — Les Vieilles-pisloles , frappées dans les années 1636, 38, 39, 40, 41 et 1642, ont des empreintes analogues à celles des écus-pistolets , leur poids est de 5 deniers; une publication du 18 avril 1636, qualifiant cette pièce de Pistole de Genève, en fixe la valeur à 29 florins ; en 1638, elle en valait 31 ; en 1647, 33 florins 6 sols; en 1650, 34 florins; en 1652, 35 florins; Tannée suivante, 36 florins, et 36 florins 6 sols, de 1659 à 1676 sa valeur fut de 37 florins 6 sols, h Tépoque où Haller écrivait (178 1) la Vieille- Pistole valait 40 florins 3 sols.

Il parait qu'antérieurement aux dates ci-dessus, T-on frappait ï Genève de ces pistoles , puisqu'en 1 600 elles sont cotées à 17 florins; en 1628, à 25 florins; à 27 et 28 florins en 1633 et 1634.

<[^iiadniples« — Les Quadruples ont aussi Tempreinte des écus- pistolets ; elles furent émises en suite d'une ordonnance de 1641; on en connaît avec les millésimes 1641 et 1646; leur poids est de 10 deniers 4 grains, et leur titre le même que celui des pièces précédentes.

Ducats* — Le 19 février 1644, le Petit Conseil permit aux maîtres de la monnaie de battre des Ducats, ayant d'un côté l'aigle impériale avec l'écu de Genève en cœur, et de l'autre les mots, DVGATvs REiPVBLiCiE GENEVENSis, iuscrîts dans un cartouche entouré d'ornements (1).

Le poids des Ducats est de 2 deniers 16 grains ; les dates

(1) Ces ducats sont des poids et titre des ducats de TEmpirc et d« Hongrie do cette époque.

lOIfIfAlES. 91

L leur émîssiou sonl : i644, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 2, 54, 56 et 1 657. Il devrait en exister aussi avec la date de 674, car le 1 8 mars de cette année le Conseil autorisa des larbculiers ii faire frapper pour leur compte , dans la Monnaie le la ville, des Ducats aux poids et titre accoutumés, se réservant seoleaient les droits de monnayage. {Reg. du Conseil.)

Ddubles-dimeats* — Ces pièces, dont les empreintes sont les mêmes que celles des ducats, portent les millésimes : 1646,5*, 56^ 57, 58, 59, 60, 63, 64 et 1690.

Le Demi-diiCAt cité par Haller, sous le n^ 1981, ne parait être autre chose que Técu-pistolet frappé à cette date^ c'esl-à-dire en 1 62^

Ptetole*foirte« — Il existe des Pistoles-fortes sans date ; telle est la pièce d'or décrite par Haller, sous le n^ 1943, et portant d'un côté la Clef et l'Aigle et de l'autre l'aigle impériale empreintes des Pîstoles-fortes que nous connaissons. Les dates d'émission de ces pièces, qui valaient 40 florins 3 sols et pèsent 5 deniers 6 grains, sont: 1722, 23 et 24. Ces dernières, frappées au nombre de 400 seulement, sont devenues fort rares.

Pistolets 9 ^^U 85 florins* — Les dates d^émission sont: 1752, 53 [pi II, fig, 8], 54, 55, 56, 57, 58, 62, 70,

eU772 (1). Les pîstoles neuves, dont le poids est 4 deniers 10'/, grains, ont été frappées au nombre de 104,674. La pislolede 1772 [voy. pL IV, fig. 6] porte Tempreinte desPis-

(1) Les Pistoles de 1772 sont les dernières pièces d'or frappées par 'ancienne République. En 1796, le Département des finances proposa an Conseil adininislralif une nouvelle frappe do Pistoles; mais sa demande ne fut pas accordée. (Registre, des 21 et 28 mai.)

92 ARUORUL GINBYOIS.

toles-fortes ; (ouïes les autres ont la Clef et TÂigle sur la face et le soleil au revers.

Trlple-plstole* — Les Triples-pistoles valaient 30 livres; elles n'ont été frappées qu'en 1771 et au nombre de 1910 seulement ; ces pièces pèsent 1 3 deniers 9 grains. Les Triplesj)istoles portent la Clef et l'Aigle , avec le soleil au revers.

Pièces de cuivre.

Florlnii ^ lilx-sote et fiote. — Par an lirrêté cd date du 8 juin 1590, le Conseil décréta la frappe de monnaies en cuivre ; ces obsidionales, qm servirent pour payer les troupes qui étaient au service de la République pendant la guerre contre la Savoie, furent rachetées plus tard. A l'avers elles portent la Clef et l'Aigle dans un soleil, et sur l'autre face une inscription indiquant leur valeur; le florin porte, p . xu . sols • povr . LES SOLDATS . DE . GENEVE . 1590 . Les doux autros pièces ont des indications analogues.

Deniers et Forts* — On possède des Deniers et des Forts en cuivre, sans millésime, qui paraissent avoir été frappés en même temps que les pièces précédentes ; d'un côté ils portent la Clef et l'Aigle , et de l'autre , povr . vn ou povh .

DEVX . DENIERS .

A l'époque où ces monnaies furent frappées, les ressources de l'État étaient complètement absorbées par les dépenses énormes qu'entraînait l'alliance avec l'armée française, et ce ne fut qu'après avoir épuisé toutes les ressources, après avoir emprunté la vaisselle des particuliers, s'être rendu compte des matières précieuses qui pouvaient se trouver dans la ville, après avoir même essayé des moyens occulles de l'alchimie pour transmuter les métaux , qne le Conseil se résolut & battre ces monnaies de détresse (1).

(1) Michel Roset fui Je principal insligateur des rechorcbes en(ro-

lOIfNAlKS.

Page 1