‹ Armorial genevoisChapitre 30 sur 216 · II. GENEVOISE · texte numérisé non relu

II. GENEVOISE

En traitant des arinoiries de Genève à l'époque réTolution- DÙre, nous avons dil quel fut le système monétaire adopté

• il nous reste à indiquer les émissions de cette monnaie. En 1794 « on frappa 14,000 Genevoises, et en 1795 6196,

prises k cette époque, dans le but de (aire de l'or. Dans la séance du Conseil du 6 janvier 1590^ ce sénaleur déclara que dans son dernier Toyac^e en Suisse plusieurs personnes dignes de foi l'avaient assuré oa'uD certain Allemand ayait le secret de la pierre philosophale et m par le moyen d'une poudre merveilleuse, il était parvenu à changer en yaisselle d'or pur des plats d'élain. Après avoir conféré là-dessus les conseillers trouvèrent qu'il serait fort à propos « d'attirer semblables gens dans cette ville pour nous procurer ce mêlai dont la pauvre République chargée de tous côtés, de tant de dettes et engagée dans de si grandes dépenses, auroit besoin. Dont opiné, le Conseil arrête QQele dit seigneur Rosel, dans le voyage qu'il va faire en Suisse puisse promettre de notre part à une ou plusieurs personnes, de quelque état, condition et nation qu'elles soyenl, qui ayent un tel secret, de pouvoir babiteren cette ville avec leurs familles, en faisant part à la Seigneurie h profit qu'ils feront^ telle qu'il leur plaira, de qiioy ont été délivrées mdilRoset lettres scellées de notre part pour les remettre à qui il

aTisera.9

Roset revint y comme on le pense, sans le faiseur d'or, ce qui fut cause de mesures sévères prises contre les alchimistes , h qui l'on in- Mt l'exercice de leur art. En 1604, le Conseil refusa encore d'ouïr QDhoimne c qui savait (lugmenter l'or, 9 mais on revint bientôt aux anciennes idées ^ et malgré les tours de la Brelegonne qui, en 1653, emporta plus de cinq mille ducats escroqués b ses trop crédules audi- ^ors (al Qii voit en 1660 un alchimiste afficher publiquement des

M Vov. dans Picot, Histoire de Crenève, t. III, p. 63 et soiv., l'histoire de «ette femme qui »© feâsait appeler Marguerite de Bartingo.

La lénonse de l'iiôpitalier, lorsque les directeurs de l'hôpital voulurent créer te cet établissement des fourneaux magiques en faveur des nécessiteux mérite tfètre rappelée. «L'argent du pauvre, dit-il, doit s'augmenter par la béné- Won de Dieu et par la charité des fidèles, et non par des voies indirectes et d«8 secrets de femme. •

36,430 Gros-écus ayant la même valeur, mais une empreinte différente des pièces précédentes : la face occupée par le profil de femme, personnification de la République, ayant été abandonnée pour la Clef et l'Aigle dans une couronne de cbéne et les inscriptions du revers pour l'image du soleil. Les Demi-icus, au nombre de 65,251, datent de 1795; ces derniers valaient 6 florins 4 sols 6 deniers, et les Genevoises, ainsi que les Grosécus, 12 florins 9 sols.

Les* pièces de Qutnze-sols, dont les coins ont été gravés par Wiélandy, datent de 1795, bien qu'elles portent la date de 1794 sur la face qui avait été destinée pour la frappe des Dé' cimes, et qui fut appliquée aux Quinze-sols en suite de Fart. V de l'arrêté du 8 février 1795. Le nombre des Quinze-sols émis est de 344,936.

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