INTRODUCTION
La République et CanloQ de GeDève porte pour armoiries , QD écusson MI-PARTI d'or bt de gueulbs, charge au premier d'une DBMI'AIGLE ESSORANTE DE SABLE, ARMEE DE MÊME *, COURONNÉE, ALLUMEE, BECQUEE, LANGUES ET HEMBRÉB DE GUBULES; AU SECOND, d'uNE CLEF d'oR CONTOURNEE, LE PAJîîïBTON AJOURÉ d'uNE CROIX , l'anNEAU EN LOSANGE POM- VETÉ ET ENGAGÉ SOUS LE PARTI d'oR (1).
(1) Voy. pi. I. Pour l'intelligence des gravures, nous rappellerons ^ DOS lecteurs que les couleurs du blason sont représentées par des signes conventionnels. Le blanc ou Vari^ent est. uni, le jaune ou or pointillé, les autres couleurs s'indiquent par des hachures ; verticales pour le rouge ou gueules; horizontales pour le bleu ou azur; diagonales de droite à gauche pour le vert ou sinoph, et de gauche h droite pour le violet ou pourpre; le noir ou sable s'indique ou par des ha- (^Wes croisées verticales et horizontales, ou par une teinte noiro. Il "® faut pas oublier que la droite de Técusson est èi la gauche du spectateur.
Deux aigles, ornées de la même manière que la précédente, servent de supports à cet écusson, qui est timbré de la couronne impériale antique, ayant pour cimier un soleil, au centre duquel e^i écrit le nom de Jésus.
Vécu est placé sur une tenture de pourpre , couverte d'arabesques d'or et tenant lieu de manteau ; le cordon porte la légende : post tenebbas lvx ; telles sont du moins les armoiries de Genève , d'après les monuments les plus authentiques. Empruntées à la fois à l'Empire et 'a l'Église, il en est peu qui l'emportent en noblesse sur celles-là : suivant les héraldistes, le champ d'or Indique aussi bien la splendeur que la stabilité et la durée ; le parti de gueules, emblème de zèle ardent , de souveraineté (t) , de vaillance et de grandeur, est encore le symbole de k force, de la richesse et de la vie, de même que l'or est celui du soleil et des choses les plus saintes et les plus précieuses (2). L'aigle essorante et couronnée Indique l'indépen-
(1) D'après V Arbre des batailleSy ouvrage composé sous le règne de Charles V et imprimé à Paris en 1493, « homme ne doit porter cette couleur, sinon les princes seulement. » Part. IV, § cxxxi. — Celte couleur était tellement réputée en excellence, que le peintre qui enlumina la porte fortifiée du paradis, qui se voit dans le Checalier de la Tour, y fait flotter le pennon rouge ou de gueules. (Feuillet xxn de l'édition de 1514.)
(2) Item il resplendisl comme le très beau soleil en lumière en le représentant et la loy dist nest au monde plus noble chose que lumière et clarté et a cesle excellance que le soleil et lor sont concordant la saincte escripture qui dit ainsi que les benoistz iustes resplen** diront ou royaulme de paradiz comme le beau cler soleil en lumière semblablement aussi en monstrant la haulte et noble nature du soleil nostre maistre ihesucrist le benoist filz de dieu quant il se transfigura au mont de tabor deuant les appostres sa face resplendissoit comme lo beau cler soleil et pour ce que lor en sa propre nature représente cy en terre entre nous le cler soleil en clarté et couleur. Aussi les \o'\% anciennes ordonnèrent que homnie du monde ne portast or fors qu0 les princes et ainsi doncques par conséquent lor est la plus noble cou leur du monde.» (Arbre des batailles, part. IV, § cxxx.) — Voy, aussi