‹ Armorial genevoisChapitre 69 sur 216 · PL. XVII · texte numérisé non relu

PL. XVII

BliTAILS BI^RALDIQUES. 165

comme ou le voit sur une pierre sculptée couservée a l*IIôtel*de-

Ville.

S* Formes de 1» C^ef.

Sor les plus anciens écussons de Genève, Panneau de la Clef est plein, il en est encore ainsi sur le tableau de TEscalade; Tun des premiers monamenls qui offrent l'anneau évidé est le ma- «Qscnldes édils dont nous avons parlé, et qui date de la fln du seiiièBie siècle [pK XIII, fig. 1 ].

Quant k la forme de cet anneau, celle en losange (1) est sans coniredit fort ancienne [voy. pi. IX, Xet XVIII], celle en quatrefeaillesliû est peut-être antérieure, puisqu'on la trouve dès 14i9 [plVIII], son usage fut peu fréquent, cependant une monnaie de 1536 [pi. XIII, fig. 5] loffre encore; postérieurement au milieu du seizième siècle, Tanneau en losange fut très-rarement employé (2).

La forme en double S [pi. XX, fig. 21], qui se voit sur un sceau de 1539 (lb seav comvn de genbve) a persisté jusqu'à DOS jours : il en est de même de l'anneau ovale ou circulaire, qœ la Cosmographie de Munster présente avec le millésime 1 544, d de celui en trèfle (3) qui , sur les monnaies , succéda immédiatement à l'anneau losange; on remarque, relativement h ce dernier, qu'il est presque toujours coupé par la ligne de partition del'écu.

0) Les angles de co losange sont toujours garnis de pommettes qui so relrouvent sur Fanneau circulaire de Munster, 1548.

(2) On ne retrouve guère cet anneau que sur le . seavlx . com- »VNc. DE . GENEVE . oucore employé en 1587. Arch., Pihes hist,, n' â120.

(3) L'anneau en trèfle se voit sur l'écusson en tôlo de V Ordonnance ^^rkzhôUs, publiée on 1536. Arch,, Pièces hisL, n* 1161.

166 ARUORIAL GENEVOIS.

La tige de la Clef a subi des variations qui peuvent aussi se classer par ordre chronologique : d'abord unie avec ou sans canon , elle s'orne d'anneaux el bracelets ; d'une embase , puis elle prend le bouton, et sur quelques exemples elle est entièrement ornée (1) ; plus tard (2) on trouve la tige en balustre [voy. lig. 2i-], enfin la tige unie aujourd'hui est assez généralement accompagnée d'une embase ou garniture au-dessus de l'anneau.

Quant au panneton, il est rare qu'il se présente sans être ajouré d'une croix , cependant on peut citer des exemples de cette disposition a toutes les époques (3). Un drapeau de la fio du dix-huitième siècle [Arsenal, n** 32] présente l'exemple trèsrare du panneton à deux croix, et un ouvrage allemand de 1579 en a trois (4). Le panneton percé en losange se voit sur un sceau employé en 15i0 et celui en ovale sur un écu de 1729 (5).

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