‹ Armorial genevoisChapitre 70 sur 216 · Du Cordon et de la liëffende · texte numérisé non relu

Du Cordon et de la liëffende

La place assignée à la Légende genevoise a fréquemment varié ; on peut cependant admettre qu'en général, et contrairement aux règles héraldiques, elle a été placée au-dessus de l'écu au lieu de l'être au-dessous , ce qui s'explique très-bien d'ailleurs , soit par la corrélation qui existe entre le soleil et la légende : Après les ténèbres la lumière , légende qui constitue avec cet astre une de\>ise complète, ayant ce que l'on appelle eu termes de blason un corps et une âme^ soit parce que ces pa-

(1) Macchabées, 1682. Écusson déplacé, conservé aux Archives.

(2) 1780 et suivantes. Congé mililaire pour la Garnison de Genève.

(3) Sceau de 1483. Nouveau Testament, 1538, ce dernier offre lo panneton a râteau. Miinsler, 1544, 50 et 68. Chouet, Vue de Genève, 1655. Léti, 1686. Einleitung %u der Wapen-Kunst, 1729. Publications ûflîchées de la fin du siècle. Timbre de la Société Economique, etc.

(4) Wapen dess heiligen Romischen Reichs, voy. 55* bannière, cl planche XY de ce volume.

(5) Einleitunfj su der Wapen-Kunst,

PL. xnii.

DETAILS UÉRALD1QLE8. 167

rôles accompagna îent primilivcment le Soleil et uou la Clef et l'Aigle (1).

Dans le sceau de 1 530, la Légende est écrite en rond autour (les armoiries ; en 1561 elle est sur ud cartouche placé au-dessous de Técu (2); le manuscrit des édits de 1384 [|d.XHI, lig. 1] est peut-être le plus ancien exemple du Cordon régulièrement placé. Au milieu du seizième siècle, en 1548(3), il est enroulé aatour de la couronne qui entoure Fécusson, disposition qui fut en usage jusqu'à la fin du dix-huitième siècle [pi. XIX, fig. 1]. On retrouve quelquefois le Cordon au-dessous del'écu, il en est aiosisorles masses du sautier en 1687 et 1720, sur certaines poUications afBckées de 1778 (4) et 1794 (5); dans quelques m de celle dernière époque le Cordon et la Légende mau- <iiienl entièrement (6). Dans les Extraits du Registre unique de iou& les citoyens , les mots post tenebras lux sont écrits audessous de l'armoirie, le Cordon qui enroule la couronne portant les mots, LIBERTÉ, INDÉPENDANCE, EGALITE. Depuis la RestaunidoD, on remarque des variations analogues pour la place qu'occupe la Légende, elle est très-généralement au-dessus de fécu, mais les drapeaux de la Réserve la présentent à sa vérila- We place.

On trouve le mot LUX écrit avec l'ancien V jusqu'il la fin du dix-huilième siècle (7), TU carré employé presque exclusive-

0) Voy. p. 8. Voy. aussi le soleil placé h la fin de VAvis au lecteur ^^ Genevois Jvbilant, par Jacob Lavrent, 1635. P) Collège de Genève , écusson du logement du principal. (3) Cosmographie de Miinsler.

(A) Publications affichées. Ordonnances contre les jeux de hasard.

(5) Ibid. , Elablissenient du Bureau de dépôt do Tinduslrie genevoise.

(6) Ibid,, Tribunal Révolutionnaire, et 11 juillet 1796.

0) Publications affichées de 1793. Le mot lvx du Plan topograf^^quteL historique de Genève, fait en 1825, est une imitalion de Tan- ^'6nne orthographe, dont on pourrait citer d'autres exemples récents.

168 ARHORIAL GENEVOIS.

ment (le nos jours, lui fut généralement substitué dès le commencement du même siècle (1).

Nous avons vu que la Légende primitive était, post tenbbras SPERO LUCEM ; il parait que ce fut vers 1 543, et après la composition de la ballade de Bonivard sur rancienne et nouvelle de* vise de Genève (2), qu'on commença à lui substituer post tene- BRÂS LUX ; nous voyons du moins la plupart des monnaies, frappées jusqu'alors (3), porter post tenebras lucem; le mot SPERO sous-entendu.

La couleur du Cordon et des lettres de la Légende a été trèsdiverse, aucune règle n*étant fixée à cet égard; le plus ancien exemple offre un Cordon verdâtre avec les lettres noires (4), plus tard on trouve le Cordon blanc (5) avec la Légende tantôt en noir (6) tantôt en or (7) ; d'azur (8) avec les lettres d'or (9), et de gueules avec des lettres noires ou d'or (10). L'azur pour le Cordon et l'or pour la Légende sont les couleurs qui paraissaient les plus convenables.

Quelques légendes employées à certaines époques font all«-

(1) Comme variante dans l'orlliographe de la Légende, nous cite- : rons récusson de la lour méridionale de THôiel de-ville portant, wsi ' ;

TENEBRAS : LVX.

(2) Reg, du Conseil, du 11 juillet 1543. I

(3) Voy, le thaler et les sols de 1540. On retrouve Zwcemsurla ' vue de Genève donnée par Miinsler en 1548, et nous avons vu (p. 49) qu'en 1553 les sceaux à Tancienne Légende étaient encore en usage-

(4) Edils manuscrits de 1584. (Archives de Genève.)

(5) Drapeaux de 1783. Le Cordon blanc est presque toujours dou^ blé et bordé d'azur.

(6) Tableau de Tescalade. (Bibliothèque publique.)

(7) Drapeau de 1713. (Arsenal de Genève, n** 23.)

(8) Drapeau de l'ancienne Garde soldée. — Le Cordon d'azur est quelquefois bordé de pourpre.

(9) Môme drapeau; id. de 1794. (Arsenal de Genève, n** 27 et 2^)

(10) Drapeaux des bataillons de la Réserve.

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