‹ Armorial genevoisChapitre 86 sur 216 · ARMOIRIES DE LA PRINCIPAUTÉ ÉPISCOPALE DE GENÈVE · texte numérisé non relu

ARMOIRIES DE LA PRINCIPAUTÉ ÉPISCOPALE DE GENÈVE

CSLAJPITRC: PRfimifiR.

INSIGNES HÉRALDIQUES DE l'ÉVÉCHÉ.

Les prélats promus ^ la dignité d'Evéques et Princes de Gâiève cintraient , dit-on , Técu de leur famille d'une couronne doeale (1) ; aacun des nombreux sceaux épiscopaux que nous Oossédons ne \ient confirmer cette allégation , ni prouver que :es prélats aient jamais usé du droit d'accompagner leur écu du asqae et du glaive, droit attaché aux prérogatives de leur soueraineté ; cependant , quoique les sceaux n'offren^ pas ces acessoires, il est possible que sur des représentations plus comlètes de leurs armoiries les évêques de Genève en aient fait isage.

0) Voy. Menestrier, Vériiable art du blason, ou Vusage des armoi- ^ei, t. I, p. 192,

Deux clefs d'or , placées sur un champ de gueules], formaient les insigues de révêché, dont les couleurs étaient ainsi rouge et jaune.

Dans les lacets des sceaux , on trouve souvent la couleur verte ou la couleur pourprée ajoutée à celles-là ; on sait que les évêqnes portaient verts les chapeaux , rouges pour les cardinaux et noirs pour les dignités inférieures ; et que le pourpre ou violet est encore aujourd'hui la couleur distinctive des vêtements épiscopaux.

Le plus ancien exemple, à nous connu , des insignes de Févéché de Genève est un sceau appendu à un acte de l'an 1 186 (1), et qui indiquait à la fois et la sanction épiscopale , et celle do chapitre cathédral ; sur ce monument , figuré sous le n® 1 de la XXrV® planche , on voit la main divine sortant des nues et remettant au prince des Apôtres, dont le bras mouvant du flanc sénestre de Técu la reçoit; la clef, symbole de l'autorité sacerdotale ; ce sceau , en cire verte et suspendu à Tacte par on cordon rouge et jaune , porte en légende , f sigillum capî-

TULI & GEBN ECCLE , puis IcS mOtS TIBI DABO GLAVESRG. (ch-

vem sacram), allusion au pouvoir conféré à Pierre par le Christ, et qui complète la figure occupant l'espace central.

Du treizième au quinzième siècle, les insignes de TEvéqueet du Chapitre furent diffërents; le prince prit deux clefs en sautoir et les chanoines gardèrent les clefs en pal jusqu'à Tépoqueeùib adoptèrent aussi les clefs croisées , mais avec des couleurs différentes. Plus tard ils reprirent , comme nous le^vernms plos loin (2), leurs insignes primitifs.

Les tours de la cathédrale de Saint-Pierre offrent k la fois te plus anciens et les plus modernes exemples des nouvelles armes de l'Eglise, on les voit gravées au-dessus de la porte d'un cachot

(1) Arch., Pilces hisL, n" 27. Sur un duplicata de cet acte on retrouve le même sceau en matière grise appendu par 'deux cordons, Fun rouge, Tautre jaune. M. l'archiviste Sordet nous a dit avoir retrouvé ce sceau sur une pièce de Tan 1200.

(2) Voy. ci-après cbapitre iv.

Ft. XXIV,

IHSIGIIBS DE h'isÈCBi. 217

(le la tour du nord, accompagnant le mot carcer, écrit on caractères du treizième siècle [pi. XXIV, fig. 2]; au pieJ de la tour méridionale on retrouve les mêmes armes [fig. 5] avec une inscription indiquant que c'est peu après 1510 qu'elles y ont été placées (1).

Plusienrs cloches et certains livres imprimés du quinzième siècle (2) présentent aussi les armes de l'évêché qui se retrouvent encore dans les sceaux de TofiBcial (3) , et dans celui des vicaires administrateurs pendant la vacance du siège ou laminofitéda prince, la figure que nous donnons de ce dernier [fig. 3 (1)], est prise sur des actes de 1444 à 1532 (5) : au revers des pte anciennes eoipreintés on trouve le contrescel n® 4 appliqué (rois fois.

(1) Voy. Descript. monumentale de l'église de Saint-Pierre, p. 8.

(2) Voy- Missale adusum Gebennensis dyocesis, 1491.

(3) Spon, Hist. de Genève, gravure n* 28, et Pièces hist, des ArckiTes de Genève, n** 420, Tidimus de 1455.

(4) La gravure de ce sceau se trouve dans ÏHist. de Genhe, de Spon, gravure n* 43. Cet ouvrage reproduit plusieurs des sceaux de i*administralion épîscopale; mais ils sont en général dessinés d'une tolère si peu fidèle, qu'ils ne peuvent donner que des idées fausses «t incomplètes des originaux.

(5) Arch. de Genève, Pièces hist., n°' 563 à 1073. Cette dernière, ^téedu 20 novembre 1532, est un acte par lequel les syndics prennent la direction de Tbôpital et de la chapelle du pont du Rhône, acte appronré par le vicaire Avmon de Gingins, qui y apposa le sceau dont iious parlons. Les deux premières de ces pièces, du 8 décembre 1444 ^tdoSI juin 1445, offrent les sceaux empreints sur cire rouge et sus- {Mffldas sur simple queue de parchemin.

En parlant des sceaux de Tofficial (voy. ci-après chapitre v), nous ^rons quelques mots d'un sceau circulaire portant le buste de saint ï^'erre, avec les clefs en sautoir, et qui fut souvent employé à sceller ^^ actes de Tadministration épiscopale et quelquefois les commissions ^«Chapitre.

318 ARMORIAI. GEIfEVOIS.

CHAPITRIS II.

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