DE SS
près sur le point de rencontre des droites séparant les domaines
dolichocéphalie-mésocéphalie et microsémie-mésosémie. Les brachycéphales ne montrent pas un groupement aussi dense, mais SOUt :
cependant presque tous microsèmes.
Indices de hauteur au porion. — Comme la base du crâne se trouve détruite ou en mauvais état sur de nombreux sujets, on peut essayer d’y suppléer en utilisant la hauteur poro-bregmatique (entre le porion, point situé sur le bord supérieur de l’orifice auditif, et un plan ‘horizontal passant par le bregma, ou point de rencontre des sutures sagittale et coronalej. Cependant le trou auditif est un assez mauvais repère pour apprécier la hauteur de la voûte, comme il est éloigné du plan de symétrie, et que sa position est fonction de diverses variations de la structure céphalique.
Aussi l’indice de hauteur-longueur au porion ne nous éclairera uuère, il n’évolue pas de manière sensible ou claire, restant constamment orthocéphale (classe moyenne 58,0 à 62,9). Les valeurs extrêmes notées sont 53,1 et 70,5.
Total I II III NOMDTENE ARE MEN A au 19 12 21 16 Moyenne" ee LL ERSTS 60,7 260,9 616 602 Chamaecéphales %, :...... 18 25 14 17 Orthocéphales See 59 50 47 65 ÉHypsicéphales. 99%, 2000 22 29 3S 17
L'indice de hauteur-largeur ‘est beaucoup plus intéressant, il reflète clairement, par un net abaissement, l’accroissement du diamètre transversal du crâne. La moyenne totale est à la limite tapeino-métriocéphale (classe moyenne 80,0 à 85,9): étant d’abord métriocéphale, l’indice devient tapeinocéphale. Les valeurs extrêmes uotées sont 69,3 et 100. |
Total I IT III NoOMOTE NRA PRE 19 2 PA RER EE Moyenne Et ee nn 19,9" 1845. 80,8 78.8 Tapeinocéphales % ....... 55 33 42 GT Métriocéphales % ........ 34 41 42 28
AeroCéDhales DT ne Eee T0 25 11 À
Cr RSS NORMA VERTICALIS
Forme du crâne
Des six formes principales que peut affecter le crâne vu d'en haut, deux seulement sont présentes chez les anciens armoricains, lesquelles sont ovoïdes, et plus rarement sphénoïdes. Jamais de for lines pentagonoïdes accusées, très exceptionnellement des tendances ellipsoïdes ou sphéroïdes. Par contre, tous les passages entre les formes ovoïdes et sphénoïdes existent, de sorte qu’il est très difticile de tracer une démarcation. En classant arbitrairement les ciânes dolicho-mésocéphales comme ovoïdes, les brachycéphales comme sphénoïdes, on obtient une série de 71 observations possibles et valables, avec les proportions suivantes: ovoïdes 56, soit 78 % avec: ovoïdes purs ou tendant à la forme sphénoïde 66 % ; tendant à la forme ellipsoïde 11 % ; tendant à la forme sténopentagonoïde 1 % ; — sphénoïdes 15, soit 21 %, avec 14 % de purs el 7 % de crânes tendant à la forme sphéroïde.
Les crânes ayant des affinités avec les types arrondis sont évidemment les quelques rares brachycéphales d'indice élevé. Ceux qui tendent vers l’ellipsoïde sont également répartis dans le temps,
il n'y à là aucune caractéristique absolue des dolichocéphales : de l’époque mégalithique ou du bronze.
Il est malheureusement impossible d'exprimer en termes numériques ou même précis, l'intérêt principal de l’évolution de la forme du crâne en norme verticale. Cette évolution est là traduction morphologique des variations métriques examinées antérieurement. On comprend clairement que tous les individus brachycéphales et sphéuoïdes, voire même sphéro-sphénoïdes, sont génétiquement liés aux dolichocéphales, avec lesquels ils forment une série continue, où l’on ne peut introduire de coupure naturelle. Les formes sphénoïdes sont manifestement issues des ovoïdes par raccourcissement et élaïeissement, par suite d’un processus que l’on peut appeler « brachycéphalisation », en donnant un contenu morphologique à ce terme anthropométrique. L'absence de types franchement sphéroïdes, qui seraient des représentants purs de types brachycéphales, est à noter évalement.
Le fait d’être tous oyoïdes ou sphénoïdes exprime que nos sujets présentent un développement marqué des bosses pariétales. L’élargissement du crâne n'apparaît d’ailleurs pas seulement sous forme d'une accentuation des bosses pariétales, déjà réalisées, mais affecte plutôt l’ensemble de l’architecture de la boîte crânienne.
Le front
L'occipital participe si peu à la voûte crânienne qu’il est à peine utile de considérer ses variations de largeur, qui pourraient s'exprimer par le diamètre biastérique. IL? élargissement des parié-
faux, et le développement des bosses pariétales, s'exprime par le. diamètre transverse maximum, déjà vu.
La partie antérieure de la couverture de la loge cérébrale, protégeant les parties les plus « nobles » de l’encéphale, est formée par le frontal, qui offre un intérêt tout particulier. :
L'indice fronto-sagittal, comparant le diamètre nasion-bregma à la courbe frontale correspondante, permet d'apprécier la concavité de l’os. Pour 53 sujets, la valeur moyenne est 86,0, indiquant un front moyennement arrondi. D'ailleurs 94 % des sujets ont le front arrondi (indice inférieur à 90) et seulement 6 % aplati (indice supérieur à 90), les valeurs extrêmes étant 73,9 et 93,8. Pratique. ment tous les indices individuels sont groupés entre 81 et 89. avec un mode principal pour 84, et des modes secondaires pour 8T et S8. Médiane coïncidant avec la moyenne à 86. Il semble que l'indice évolue avec une légère diminution, témoignage d’un bombement du front : la moyenne de 12 sujets de la période I est 87,8, tandis qu'à la période II, pour 14 sujets, elle est de 849, et à la dernière époque de 85,7 pour 27 sujets.
L’élargissement du frontal peut se considérer à deux points «de vue. L'indice fronto-pariétal compare le diamètre frontal minimum au diamètre transverse maximum du crâne. Sur 94 sujets. la moyenne est 69,2, eurymétope (limite de la métriométopie et de l’eurymétopie: 68,9), la médiane est à 68, le mode également, mais il Y à un sommet secondaire à 70. 45 % des sujets sont eurymétopes. les valeurs extrêmes sont 54 et 86. Il ne semble pas y avoir d'évo.lation sensible :
I IE III à NOTE LOC LT EF 13 21 D4 Movénne en er rte en GS,S 68,2 69,8
Tout se passe comme si le diamètre frontal minimum s<'élargissait à peu près dans les mêmes proportions que le transverse. maximum.
L'indice frontal transversal compare les diamètres frontaux minimum et maximum :
Total I II III N'ONMDTE EN RENE ARR ES SE 95 14 25 9 Movennie ni a ee TES SAS LOT AASTIOMENSIET Microsèmes % ...,........ 62 on 68 61 Mésosèmes 9 see Met 29 28 D 32 Mégasèmes } henn e EEURS (é 14 S
La moyenne est microsème (classe moyenne 83,0 à 86,9). Les valeurs extrêmes sont 62,5 et 96,7, l’essentiel étant groupé entre 13 et 87; médiane à 81, maximum continu de 81 à S8.
Il semble y avoir une diminution plus sensible à la période intermédiaire, par suite de l’élargissement plus rapide de l'arrière du frontal que de l’avant.
Cependant, au total, le frontal évolue peu différemment du reste de la voûte crânienne. La microsémie constante de l'indice frontal transversal va de pair avec une certaine tendance à la phé noz\eie chez beaucoup de sujets. Notons au passage que la pro portion des individus présentant du métopisme est tout à fait nor male. On remarque souvent des reliques de la suture métopique su un centimètre ou deux au-dessus du nasion.
La glabelle est généralement fort bien marquée chez les sujets masculins, de même que la saillie des arcades sourcilières, Celles-ci sout notablement développées chez beaucoup de sujets présentant une gérontomorphie accusée, sur laquelle nous reviendrons, car elle est un caractère racial spécifique d’un des types dolichomorphes. luversement on n’observe de tendance à la paidomorphie que dans les très rares cas de véritable brachymorphie.
Le profil de la voûte s’observe mieux en norme faciale, IL est le plus souvent bien arrondi. Quelques cas de voûte saillante, plus ou moins carénée, peuvent se noter chez des sujets dont. les autres caractères sont cro-magnoïdes.
NORMA LATERALIS
Le protil des cranes offre des variations nombreuses selon leur hauteur et leurs autres proportions. Il est difficile de définir les carictéristiques du profil moyen de la série. Les contours sont le plus souvent arrondis. Cependant on peut noter la présence assez fréquente d’un méplat pariéto-occipital, ou d’une dépression prélambdoïde, complétée fréquemment par un véritable chignon occipital. Ces caractères se notent principalement chez les dolichocéphales.
Chez les brachycéphales, il y a toujours curvo-occipitalie (saut dans le cas hors série de Toul-Bras, aux contours anguleux).
Les apophyses mastoïdes sont généralement bien développées chez les sujets masculins.
Indice gnathique
Total I Il IIT NOT D PEN SE 2e Le ue 38 ï D 26 DLOVÉDIMEU NE 4 4 PEAR dust 944% "94,7: 091,6: 94,5 Mésognathes 96-0Lxt sx, 19 14 0 19
Au lieu d'étudier l’avancée du massif facial par les mesures augulaires peu commodes, il vaut mieux apprécier le prognathisme facial supérieur à l’aide de l'indice gnathique, rapport centésimal du diamètre basion-nasion au diamètre basion-prosthion. Les valeurs extrèmes sont 83,8 et 102; la médiane coïncide avec la movenne. Il uv à pas un seul cas de prognathisme vrai, un cinquième de méso enathes (classe movenne de 98,0 à 102,9) et surtout des orthognathes.
L'évolution ne montre pas de variation définie.
Rp NORMA FACIALIS
Au point de vue morphologique, on peut noter dans l’ensemble de la série la fréquence des pommettes assez saillantes, la racine du nez bien enfoncée, les os nasaux proéminents, les fosses canines marquées, les zygomas écartés.
Indice facial total
11 est malheureusement difficile d’avoir une série abondante pour cet indice, qui exprime le rapport entre largeur bizygomatique et hauteur nasion-point mentonnier, Car les mandibules sont fréquemment perdues. Pour 34 sujets, la moyenne est de 86,3, mésoprosope (classe moyenne 85,0 à 89,9), les valeurs extrêmes étant 77,3 et 107,8, la médiane coïncidant à 84 avec un mode très net. La sériation quinaire donne Ja répartition suivante :
hypereuryprosopes ..... ne Ex CUEVDIOSODOS REP rt rer 5 LR HÉSOPTOSOPES .:.... FATNES 23 % leptoprosopes ...... M FLE hyperleptoprosopes ........ S %
Il est difficile de suivre une évolution, car nous ne disposons que d’une seule indication pour le mégalithique. La moyenne «le i1 sujets des périodes I-II est 86,0, celle de 23 sujets IIT est 7.2. Il y à augmentation légère, par accentuation du nombre des lepto et hyperleptoprosopes, qui de 9 % passent à 30 %.
Indice facial supérieur
L'indice facial supérieur (où la hauteur de la face supérieure se mesure entre nasion et point alvéolaire) ne s'accorde pas toujours rigoureusement avec l'indice total, comme on s'en rend compte pour chaque individu où il est possible d’obtenir les deux. La cause de ces écarts gît vraisemblablement dans la variabilité de la forme de la mandibule et de l’état de la dentition. Cependant les conclusions que l’on peut tirer de l’indice total sont souvent plus logiques que celles que donne l’indice supérieur. Il y à lieu de tenir compte. ‘dans la mesure de la hauteur supérieure de la face, des effets plus ou moins prononcés de la pyorrhée alvéolaire, si fréquente chez nos préhistoriques.
Pour une série de 54 individus, la moyenne est 52,9, indiquant la mésènie (classe moyenne 50,0 à 54,9), les valeurs extrêmes étant 46,5 et 61,9, la médiane coïncidant à 52 avec la moyenne et le mode, un mode secondaire existant à 49. La sériation quinaire est la suivante : ;
ÉUrYeNEs LE 22000 mésènes :.....:.... 46 % leptènesu ere 16-%
hyperleptènes ..... 16 #
+ rat ce Evolution : :
I Il III NORME AUTANT Ju, ANS S EE 32 MOVE RENE NL ent ner DÉMO 2 Sr CHANT UTP EL arm Eine noue À. 12 28 26 NTOSCTORRENT LE Re ART Ce nn, 62 42 53 LDC Hi LE NES I 25 28 20
Il semblerait donc que, contrairement à ce qu'on observe pour Pindice total, il y ait plutôt diminution de l’indice facial supérieur. correspondant à un élargissement relatif de la face.
Pour des indices aussi délicats à interpréter que les indices faciaux, nous disposons vraisemblablement de trop peu d'indications. Il suffit de retenir les fortes proportions de faces larges ou basses, comme fait important.
Indice nasal
Total I II III DORE. ER 4 nes (HI 10 19 32 MOMOATe TE See tie FL 49,5. 45,4 47,4 Leptorhiniens % .......:. 17 20075 ot Mésorimniens, % : 22248. 42X 37 D0 15 46 Fratyrhiniens © +. e 15 20 10 15
L'indice nasal (rapport centésimal de la largeur et de la hauteur de léchancrure nasale) est leptorhinien (classe moyenne {$,0 à 52,9), avec des valeurs extrêmes de 31 et 63, la médiane 48 coïncidant avec un mode secondaire ; le mode principal, isolé, est à 52.
l’évolution des moyennes ét des proportions montre une variation peu ordonnée, tendant vers l'augmentation du nombre des leptorhiniens.
Indice orbitaire
Total I IT III DOME TS JAP RER 64 EL #2 |) D ALODVCRHET,: en Dee eue F2 0079, 782,2 0 ;82,9 Chamaeconches” 2,2". 17 36 15 12 MÉSOCONCHES ARE {7 45 , 40 51 ÉEYDSICONCREST CNE, 36 1S 45 36
l'indice orbitaire (rapport centésimal de Ja hauteur des orbites à leur largeur) est mésoconche en moyenne (classe moyenne de T6,0 à 84,9), avec des valeurs extrêmes de 65 à 97; Ja médiane est à #1, voisine de la moyenne, tandis que le mode est à 77, avec des modes secondaires à 83 et 88-89. L'évolution des moyennes montre une nette élévation des orbites, confirmée par l’évolution des classes. montrant la diminution des chamaeconches. C’est un résultat pleinement conforme à l’évolution générale des races protohistoriques.
Fr)
Notons en passant que les divergences quant à la mesure de la largeur orbitaire (au dacryon, au maxillo-frontal ou au point lacrymal) font que les mesures’ d’autres auteurs, intégrées dans 4 computation ci-dessus, ont pu atténuer le phénomène d’élévation des orbites, qui reste cependant très net.
La forme des orbites est, pour les orbites bas, généralement rectangulaire, inclinée vers l’extérieur, tandis que, pour les orbites plus élevées, il y à orientation vers un arrondissement. Cependant une morphologie circulaire n’est pas toujours réalisée, et il y à fréquemment des orbites hypsiconches rectangulaires.
Distance interorbitaire
Total il TI III NOMDÉENLE RS EAN EEE 59 12 LS 29 MOYENNE ETES PAM ONCE 28,1 28,4 28,2 24,2 Faibles 978 0 ARR 539 50 44 31 Moyen LA enr 37 16 38 49 FOSSES AE 2 A: 23 33 16 24
Comme toute mesure absolue, le diamètre inter-orbitaire peut être influencé par le sexe et l’âge des sujets, comme par les écarts individuels de dimensions, alors que les indices, fondés sur des rapports de grandeurs, échappent plus à ces inconvénients. Toutefois. l’étude de la distance interorbitaire offre quelque intérêt pour apprécier le processus de l’élargissement de la tête, car cette mesure est prise à la limite des deux domaines fondamentaux, la boîte crânienne et le massif facial.
La moyenne est faible (classe moyenne de 24 à 26). L'évolution montre un élargissement évident, avec une diminution de là proportion des diamètres faibles, et une augmentation des moyens plutôt que des forts.
NORMA OCCIPITALIS
Le profil de la voûte, vu de l’arrière, est le plus souvent eu coin arrondi. Cependant on note, surtout chez les sujets cro-magnoïdes, de même que pour le profil avant, un certain degré de carène, tendant vers une forme en tente. D’autres crânes montrent un profil en bombe. :
Le diamètre bimastoïdien, qui témoigne de la largeur de la base du crâne, suit à peu près les variations du diamètre transverse.
Les trous pariétaux, généralement obturés, sont quelquefois présents ; ils ont été pris une fois, par un amateur, pour des perforations artificielles! Des os wormiens sont relativement rares à la suture lambdoïde, et ceux de dimensions notables sont très peu fréquents. L’inion est généralement bien marqué chez les sujets masculins. Parfois il est nettement saillant, en forme de crochet. voire même dédoublé.