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NORMA BASILARIS
Les données concernant la norme basilaire ayant un intérét raciologique faible, nous réservons pour un travail ultérieur, con sacré à la dentition, non seulement l’étude des dents, mais aussi celle des deux maxillaires, des palais et de tout ce qui touche à la cavité buccale. Disons simplement qu’en général la dentition est de moyennes dimensions, assez saine mais très usée par la mas
à tication d’aliments abrasifs, la pyorrhée alvéolaire quasi univer Selle. Les mandibules sont souvent bien dessinées et vigoureuses, principalement chez les sujets cro-magnoïdes. La proéminence men: tonnière est toujours marquée.
Le trou occipital répond aux variations de la largeur du crâne, ses dimènsions et caractéristiques sont usuelles.
SQUELETTE POSTCEPHALIQUE
Nous réservons pour un autre travail tout ce qui concerne l’étude détaillée du squelette du tronc et des membres. Bornonsnous à citer ce qui à un intérêt raciologique particulièrement utile pour les problèmes qui nous occupent ici, et à évaluer la stature de nos sujets.
IL faut d’ailleurs dire que beaucoup de fouilleurs n’ont pas recueilli autre chose que les crânes des individus qu’ils trouvaient,
et que la quasi totalité du matériel concernant le squelette post-
céphalique se trouve dans les musées de fouilles dépendant actuellement de la Faculté des Sciences de Rennes. Lorsque des parties du squelette ont été prélevées, leur état de conservation ou de complétion est très variable. De sorte qu’il est très difficile de faire des statistiques de présence-absence relatives à certains caractères, qui puissent avoir une valeur suffisante.
Perforation olécrânienne de l’humérus
Nous avons noté un cas énéolithique (Plouhinec), un cas gaulois à Saint-Urnel, tous les deux unilatéraux. L’humérus de Plouhinec présente en même temps une apophyse sus-épitrochléenne, De telles apophyses bilatérales existent chez un enfant gaulois de Saint- Urnel. Ces caractères sont donc rares.
Indice de platymérie du fémur
Le rapport centésimal du diamètre antéro-postérieur au diamètre inverse, mesurés dans la portion sous-trochantérienne du fémur était considéré jusqu’à récemment comme un bon indice du degré de persistance de structures anatomiques ancestrales dans une population moderne.
N Ra ee Total I II III INOMUTE AMC 37 S D 24 Moyenne eue remReRse2r TA TOURE 9.0 S0,4 PlatyYMÉTIeR LOT ENSOMNETA EEE 13 12 16 Platymérie moyenne % .... 21 25 20) 2() Platymérie faible % ...... 27 37 40 20 Pürymérie Si es AN 37 25 40 41 :
La moyenne des individus est faiblement platymérique (au-dessous de 69,9 platymérie forte; de 70,0 à 74,9 moyenne; de 75,0 à 19,9 faible ; eurymérie au-dessus de 80,0). La médiane est à 76, et le maximum principal à 74, les valeurs extrêmes étant 66 et 94. l’évolution de la moyenne au cours des temps montre clairement l’augmentation de cet indice; qui finit par être eurymère. Les transformations de la répartition des pourcentages entre les classes confirment ces modifications.
Par ailleurs le fémur ne présente jamais de véritable troisième trochanter, mais seulement des formes larvées. Ligne âpre souvent bien marquée, donnant des fémurs à colonne à toutes époques, avec des indices pilastriques cependant jamais très forts.
Indice cnémique du tibia
Un autre caractère supposé de primitivité, l’aplatissement du tibia, apprécié par le rapport centésimal des diamètres antéro-postérieur et transverse, pris au niveau du trou nourricier, est pour là série entière faiblement mésocnémique (platycnémie au-dessous de 62,9: mésocnémie de 63.0 à 69,9: au-dessus de 70 eurycnémie).
Tota! I II III Nombre de RES RNESrS) 26 13 13 30 Moyenne SN TIR ER PRO Ne 69,7 66.8 1200 9 Platycnémiques % :..1.:. Pan 30 ï 2:
Mésocnémiques %, ........ 1? 38 30 16 Euryenémiquest 0-00 4 30 61 30
Le maximum et la médiane coïncident à 68, les valeurs extrêmes etant 53 et 83. L'évolution montré la décroissance du nombre des fibias platycnémiques et la tendance à l’eurycnémie, comme dans ‘oute population protohistorique.
Même en ne s’en tenant qu’à la décroissance rapide de la pla ivcnémie et de re platymérie, on constate que sur le squelette ces “aractères, encore fréquents à l’époque mégalithique, disparaissent rapidement, plus rapidement que sur le crâne ne s’estompent cer taines marques héritées des populations ancestrales.
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D'une manière générale, les insertions musculaires sont vigoureuses, les os bien bâtis. On sent qu'on à toujours affaire à des travailleurs musclés. L'étude de la pathologie et des anomalies fera l’objet de travaux spéciaux, mais nous noterons au passage que là fréquence des arthroses vertébrales, surtout chez les gaulois, confirme que ces hommes pratiquaient de rudes travaux d’agriculture.