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LES TYPES RACIAUX DE L’ARMORIQUE PREHISTORIQUE

Un peu comme les zoologistes et les botanistes systématiciens « diviseurs » qui manquent rarement au plaisir de dédier une espèce réputée nouvelle à leurs amis ou protecteurs, avec leur propre nom derrière, — un peu comme ces systématiciens, mais abusant de la variabilité humaine, quasi infinie comme celle de toutes les espèces cultivées où domestiquées, les anthropologistes, qui ont étudié des groupements humains protohistoriques, se sont rarement refusé le plaisir d’instituer un type racial nouveau, quand ce n’est pas une

classification nouvelle de tout l’ensemble des races considérées. Il en résulte un encombrement et une complication inutiles, toutes ces tentatives étant contradictoires et non raccordables, de sorte que personne ne s’y reconnaît plus. La multiplication dés variétés anthropologiques pourrait aller loin, car si l’on veut de toutes forces chercher des différences, il n’y à qu’à reconnaître par définition un type par individu.

Inversement, les sceptiques prétendent qu’à partir du Néolithique tous les types humains se trouvent mélangés à tel point qu’il est impossible de s’y retrouver, et que ce n’est pas la peine de faire de l’anthropologie. Une critique plus pertinente des anciennes conceptions des races, qui négligeaient les données de la génétique, est de rappeler que du fait des disjonctions mendéliennes indépendantes, les individus présentent une mosaïque de caractères le plus souvent assez disparates, et que c’est sur une proportion extrêmement faible que l’on peut trouver des associations rappelant les diagnoses raciales, qui sont soit théoriques, soit basées sur des moyennes.

Il est une seule position raisonnable, celle de reconnaître un nombre limité de types nettement caractérisés, choisis parmi ceux les plus généralement reconnus, mais qui seraient des types idéaux, et pour le reste, ne pas s'étonner outre mesure des variations individuelles, familiales, géographiques, par métissage ou autres, qui font qu’un matériel étudié ne correspond jamais rigoureusement au type standard. C’est ainsi qu’il ne convient pas, en général, de dire que tel ou tel sujet est de telle ou telle race, mais simplement qu’il a plutôt des affinités vers tels ou tels types, à tels ou tels points de vue. C’est pourquoi il est impossible de chiffrer Jes composantes raciales d’une population.

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