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graphe suivant. En effet, ce dernier présente un grand nombre de caractères communs, associés différemment. De sorte que si nous rencontrons un individu répondant à peu près au type de Téviec, ! nous ne pouvons pas être sûrs que ce ne soit pas là le résultat d’un métissage. Un seul caractère, un peu particulier, pourrait peut être servir à diagnostiquer une ascendance téviecienne: la carène de Ja voûte, et plus spécialement celle du frontal.
F1G. 5. — Saint-Urnel en Plomeur, N° 48-2.
(aulois de type Archéomorphe, rappelant le type de TLéviec. Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/4. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
En fait, nous n’avons rencontré de telles indications que fort rarement. Une voûte en toit incipiente se dessine quelquefois chez certains dolichocéphales. Nous connaissons un seul exemple de carène frontale, peu marquée d’ailleurs, chez un sujet gaulois de la nécropole de Saint-Urnel (n° 48-2, fig. 5), dont les indices prin. cipaux saccorderaient d’assez loin avec la définition du type, et
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dont la taille est sous-moyenne, On croirait deviner une trace de carène chez certains de ses congénères et de ses contemporains (Kerné deuxième gisement, en Quiberon), mais ils s’éloignent plus du type par ailleurs.
De sorte qu’il est difficile d'éliminer complètement la possibilité d’une contribution des descendants des mésolithiques locaux au peu plement armoricain, mais les preuves en sont maigres. Au demeu rant, il faudrait savoir si le type de Téviec était celui de la totalité des hommes de l’époque. Nous avons de nombreux protohistoriques qui ont des affinités archéomorphes différentes, ils dérivent dont des hommes du Paléolithique supérieur, par l’intermédiaire de populations qui ne nous sont pas encore attestées sur place: il n'est pas exclu qu’une partie de leurs ancêtres ne soit immigrée.
2. C’est en grande abondance, par contre, que l’on retrouve des sujets cro-magnoides. Les anciens auteurs avaient déjà été frap pés de la ressemblance de quelques-uns des squelettes anciens d’Ar morique avec le type paléolithique dit de Cro-Magnon. C’est à lui que À. de Quatrefages compara (fide P. du Chatellier) le crâne néolithique de Pitévin-Kerdréal, en Plouhinec (Finistère). P. Broca rapprochait moins heureusement à la fois de ce type et des dolicho. céphales néolithiques du Sud de la France, les crânes de Mané Beker-Noz, en Quiberon, et de Penhouët, en Saint-Nazaire, Plus récemment les auteurs du Groupe finistérien d’études préhistoriques lui assignaient certains des squelettes de Saint-Urnel, en Plomeur. sans doute sur la suggestion de L. Capitan.
Le type parfait, par suite de la disjonction mendélienne des caractères lors des métissages, est évidemment impossible à trouver. mais sont nombreux les sujets réunissant un certain nombre de caractères principaux de cette antique race. Il faut ajouter que déjà les sujets paléolithiques sont beaucoup plus variables que lon ne croit parfois, offrant une gamme assez diverse, allant duüu type Cro-Magnon proprement dit à ceux de Combe-Capelle, Predmost et autres. Plusieurs de nos Cro-magnoïdes gaulois sont réellement très semblables à certains de leurs ancêtres ou cousins lointains.
En somme, c’est à l’élément cro-magnoïde sensu-lato que l'on est redevable des crânes allongés, à voûte souvent élevée, de grande capacité, mésocéphales ou dolichocéphales, de forme ovoïde (ou ovo. pentagonoïde), de morphologie gérontomorphe (endocrinologique ment, on pourrait dire du type hypophysaire), avec chignon occi. pital, une face moyenne ou plutôt large et basse, un nez moyen. des orbites bas et rectangulaires; la taille étant souvent mais non exclusivement forte, le fémur platymérique et le tibia platycnémique.
Pour l’ensemble de toute la série de nos squelettes préhisto, riques, le facteur déterminant de la largeur assez forte de la face (caractère qui n’est spécifique d’aucun des autres types que nous