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distinguerons), semble bien dû à l’influence profonde de notre com posante cro-magnoïde dysharmonique. | | MR
Tout semble indiquer une grande fréquence relative de cette influence au Mégalithique, puis son estompage graduel, sauf chez certaines peuplades ou certaines tribus. C’est ainsi qu'à l’époque vauloise, on est frappé de la grande fréquence de ces Archéomorphes à Saint-Urnel, en Plomeur, où an deuxième gisement de Kerné, en Quiberon. à
FiG 6. — La Torche en Plomeur, Allée couverte, N° 3. Mégalithique de type Cro-Magnoïde.
Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/4. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
Parmi les crânes ou les squelettes les mieux conservés, les exemples parmi les plus frappants, pouvant servir à illustrer le type, sont en particulier :
les squelettes de la partie allée couverte du monument mégalithique complexe de La Torche, en Plomeur. Tel le n° 3 (fig. 6).
LH Que
moyennement dolichocéphale, à voûte moyennement élevée, à face
euryène, nez mésorhinien et orbites chamaeconches. La stature d’un de ses congénères est grande.
Des différents crânes du Bassin de Penhouët,
à Saint-Nazaire, le n° 1 (fig. T), étudié autrefois par vPe Broca
est typiquement
KF1G. 7. — Penhouët en Saint-Nazaire. Collection R. Kerviler, N° 1. Age du Bronze tardif ? Type Archéomorphe Cro-Magnoïde. Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/4.
Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
archéomorphe, avec arcades et chignon occipital prononcés. Franchement dolichocéphale, voûte moyennement élevée, face mésène (la chute des dents ne permet pas de bien mesurer la hauteur faciale
AD UCE
totale), leptorhinie, chamaeconchie. Le n° 3 (fig. 8) est très atténut au point de vue morphologique. Dolichocéphalie modérée, voûte movennement élevée, face mésène, mésorhinie et chamaeconchie. Où peut supposer que ces ossements sont de la fin de l’Age du. Bronze.
F1G. 8. — Penhouët en Saint-Nazaire. Collection R. Kerviler, N° 3. Age du Bronze tardif ? Type Archéomorphe Cro-Magnoïde. Dessins d’après photographies au téléohjectif, 1/4. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
Comme exemples gaulois, nous pouvons en prendre à la néero
pole de Saïnt-Urnel, en Plomeur. Le sujet n° IV-2 (fig. 9) a encore " un chignon occipital sensible. Faiblement mésocéphale, voûte moyen nement élevée, face euryène, mésorhinie, chamaeconchie. Sa stature est sous-moyenne par contre, mais il y a platymérie forte et méso
nu + À
cnémie très voisine de la platyenémie. Beaucoup plus atténué est le sujet n° 46-47 (fig. 10), mésocéphale, à voûte moyennement élevée,
face mésène, nez leptorhinien, orbites mésoconches, stature sur
moyenne. Nous pourrions aussi bien le ranger dans la catégorie des « Méditerranoïdes » que nous définirons plus loin.
F1G. 9. — Saint-Urnel en Plomeur, N° IV-2.
Gaulois de type Archéomorphe Cro-Magnoïde.
Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/1. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
Les affinités de notre type cro-magnoïde avec les types raciaux reconnus par les auteurs principaux, pour les races néolithiques et protohistoriques, ne sont pas très claires. En effet, dans la vieille classification française de G. Hervé, Ph. Salmon (142) et autres, il répond à peu près au type « dolichocéphale ancien » dit des « Ban ines Chaudes » (et des autres cavernes sépulcrales des Causses, des Cévennes et des Pyrénées), ou aux « petits dolichocéphales néoli
due
thiques », sauf qu'il est parfois beaucoup plus voisin du type authen-
tique de la race de Cro-Magnon, en particulier. par la taille. Ce
serait le type dit de « Brünn » dans la classification de C.-S, Coon 4 et peut-être le type « dolichocéphale nordique » de celle de W.
Scheidt.
F1G. 10. — Saint-Urnel en Plomeur, N° 46-67.
Gaulois de type Archéomorphe Cro-Magnoïde.
Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/4. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.
L'origine de ces individus n’est pas parfaitement claire. Comme nous avons vu, il n’est pas exclu qu'ils n’aient certaines relations avec des populations locales antérieures. Cependant il est probable que leur arrivée correspond à la période du peuplement réel de l'Armorique, c’est-à-dire au Mégalithique. Ils peuvent être venus
* The Races of Europe, New-York, 1939.
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