‹ Armoricains et Bretons, étude anthropologiqueChapitre 39 sur 67 · LUE TT NME RES · texte numérisé non relu

LUE TT NME RES

Moyenne cantonale la plus forte: groupe Mauron-La Trinité- Porhoët, pour 53 sujets: 85,7. Moyenne cantonale la plus faible: Brest, pour 114 sujets, 79,1. L’écart entre les moyennes extrêmes est donc de 6,6 centièmes et dépasse une classe d'indices (en classitication quinaire).

N.B. — La classification utilisée ici est la suivante: hyperdoli-; chocéphales -x-70,9; dolicho- 71,0-75,9; méso- 76,0-80,9 ; brachy- S1,0-85,9; hyperbrachy- 86,0-x. On préconise avec raison de préférence 85,5 comme limite entre brachy- et hyperbrachycéphales, mais comme les classes ne sont pas alors d’étendue symétrique, au point de vue graphique, nous avons préféré nous en tenir à la subdivision moins perfectionnée et plus classique.

FIG. 21, — Carte de répartition des moyennes cantonales pour l'indice céphalique.

(Classe 1946-2, en carton classe 1945.)

Répartition géographique des moyennes cantonales (fig. 21). — La distribution de l’indice céphalique est des plus claires. Dans l’ensemble, les cantons orientaux et intérieurs sont plutôt brachycéphales, les cantons occidentaux et maritimes plutôt mésocéphales. L'indice moyen le plus fort se trouve tout à fait à l'Est et à l’intérieur ; les indices les plus bas sur le littoral, près de Dinan, dans le Trégor, le Léon, la presqu'île de Crozon, le Cap Sizun, la Cornouaille et la côte du Morbihan.

Éd

Bien entendu, il y à transition graduelle entre les deux ensembles. En plus, on observe, à partir de la zone de nette brachycéphalie, des sortes de proliférations; l’une pénètre dans le centre du Finistère, avec des avancées vers la mer, sur la baie de Morlaix. l'embouchure de l’Aulne, et surtout jusque dans le pays bigouden. où l'indice retrouve une valeur plus forte.

Sériations (fig. 22). — L’histogramme de l’ensemble des indices céphaliques des trois départements bas-bretons montre que la courbe de fréquence est bimodale. La population est donc formée de la juxtaposition et du mélange d’au moins deux éléments distincts : des mésocéphales, culminant en fréquence pour l’indice 80, et des brachycéphales, culminant à 82. La courbe du seul département du Finistère est À peu près semblable, tandis que daus les Côtes-du- Nord les deux modes sont plus séparés ; le mode mésocéphale y est toujours à 80, mais le mode brachycéphale est reporté à 83. Dans le Morbihan, il y a beaucoup moins de mésocéphales, et le mode brachycéphale s'étale de 82 à 83: Il y à lieu de remarquer que ces histogrammes, établis sur des nombres assez considérables d’observations, ont une pleine valeur statistique. Leurs raccords sur l’axe des abeisses ont une allure très régulière, où l’on peut les remplacer aisément par des courbes harmonieuses. De sorte que les paliers ou les remontées que l’on rencontre sur les parties ascendantes ont une valeur indicative, et ne sont pas l’effet du hasard de l’échantillonnage. Ils montrent l’existence de modes secondaires estompés par la quantité des autres individus, mais qui doivent correspondre à des types définis. On remarque ainsi un type mésocéphale vers 78 dans le Morbihan et les Côtes-du-Nord, et un type brachycéphale : vers 85 en Finistère et Morbihan, atténué dans les Côtes-du-Nord.

Etant donné que, pour un type racial mésocéphale, 80 est un indice moyen plutôt fort, et que, pour un type brachycéphale, 82-83 sont des indices moyens un peu faibles, on pourrait admettre que les caractéristiques des deux éléments étaient à l’origine des valeurs TS et 85, aujourd’hui reléguées à l’arrière-plan. Par un contact prolongé, un métissage graduel, il y aurait eu une influence réciproque, non pas au point de confondre les deux composantes, mais tout au moins ayant réussi à les rapprocher l’un de l’autre, de les abâtardir en quelque sorte, par un processus génétique quelconque.

Ce qu’il y à de certain, c’est que ces histogrammes bimodaux montrent l’opposition des deux types. Cette opposition est encoré plus nette si, au lieu de considérer une courbe englobant des régions aussi variées et hétéroclites qu’un département entier ou toute la Bretagne, on ne considère que les arrondissements. Selon leur composition, le profil de l’histogramme est très différent, l’un ou l’autre des modes pouvant être atténué, ou même disparaître complètement.

Exemples d’arrondissements bimodaux : 1) mésocéphales et brachycéphales en proportions sensiblement égales, comme pour les orands ensembles: Châteaulin (79; 82-83), Quimper (80; 82-83-84) :

152180 "8590 95 70 Dinan 80 85 9o 95% 75 6o Lorient VS D-SOMESS A0 O5

Finistère

Châätesvl/in

Guingamp

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