INDICE FACIAL MORPHOLOGIQUE
L'indice facial total (à ne pas confondre avec l’indice du visage, ou indice facial physionomique des anciens auteurs) sera plus bas dans notre série qu’il ne devrait l’être, par suite de l’insuffisance de nos hauteurs de la face. C’est un point à ne pas oublier si l’on veut comparer les valeurs de notre série avec les travaux d’autres auteurs dans d’autres régions, selon des techniques différentes. La classification est la suivante: hypereuryprosopes x-78,9, euryprosopes 19,0-83,0, mésoprosopes 84,0-S7,9, leptoprosopes 8$,0-92,9, hyperleptoprosopes 93,0-x.
Moyennes
Moyenne générale des trois départements bas-bretons, pour 5.654 sujets, 84,0.
Département du Finistère............ 2.292: 84,7
Arrondissements: Brest ............. 550 84,6 Chätéäulin.r.#.,.. 433 84,3 MORE vtr. 466 85,1 CU D ie LE une T4T 84,6 Département des Côtes-du-Nord...... 1.424 83,6 Arrondissements : Dinan... ....….2.., 217 83,1 Guingampr.:.,4,…. 929 83,5 LAON LEUR à 174 84,1 OUAIS Re 238 83,5 Saint-Brieuc ...... 295 82,6 Département du Morbihan............ 1652 83,5 Arrondissements : Lorient ........... 397 84,4 PIDérmekEer re. ae, 294 82,1 POULE ee Laarite 437 83,0 Vannesrers:., ÉPRCAN 398 83,2
Moyenne cantonale la plus forte : groupe Landivisiau, Plouescat, Plouzévédé, pour 99 sujets, 86,6. Moyenne cantonale la plus faible : Cléguérec, pour 40 sujets, 81,6. L’ééart entre les indices moyens extrêmes est donc de 5,0 centièmes. Le fait qu’on n’a pas d’indices moyens leptoprosopes est évidemment dû à notre écart systématique.
Répartition géographique des moyennes cantonales (fig. 27). — La distribution montre une opposition très nette entre une région occidentale d'indice plus élevé (mésoprosope dans notre classification viciée) et une région continentale, d’indice plus bas (euryprosope). C’est à peine si quelques cantons sud-finistériens peuvent être légèrement « euryprosopes ». Les écarts statistiques sont responsables de quelques anomalies locales.
Sériations (fig. 28). — Pour l’ensemble de la série bas-bretonne, on à un histogramme à mode principal euryprosope (82), avee un replat secondaire mésoprosope (85-86). Pour le Finistère seul, le diagramme est beaucoup plus nettement bimodal (82; 86). Dans les Côtes-du-Nord, les deux modes sont dans le domaine euryprosope (80 ; 83). Dans le Morbihan, par contre, il y a un mode très détaché (82) et deux replats secondaires (79; 85). |
Si l’on considère les arrondissements isolés, on constate des structures variées dans les histogrammes. Il y à des formes bimodales, avec un sommet euryprosope, l’autre mésoprosope: ainsi dans les arrondissements de Quimper (82; 85), Guingamp, qui est même trimodal (80; 83; 87), Lannion (80; 84), Dinan (82; 86). Ce type est atténué à Pontivy, le mode euryprosope dominant nettement (81). Il y a des formes plurimodales euryprosopes, comme Saint-Brieuc (79 ; 82), ou atténuées : Loudéac (81; 84), Lorient (81; 84). Des histogrammes unimodaux euryprosopes se présentent à Morlaix (82) et à Ploërmel (82). Des diagrammes unimodaux mésoprosopes à Chàteaulin (86) et à Brest (86).
Ces répartitions sont conformes à ce que l’on pouvait prévoir. Le mode euryprosope le plus fréquênt est à 82, le mode mésoprosope le plus commun à 86, en accord avec les histogrammes généraux. La proportion des leptoprosopes est partout très faible. Même en tenant compte de notre erreur systématique, elle ne peut être considérable.
ES Na 27
F1G. 27. — Carte de répartition des moyennes cantonales pour l’indice facial total (morphologique).
(Classe 1946-2.) NT AIS e Nous . à tn à s - fair ; Comparaisons. — Nous ne pouvons malheureusement faire de
comparaisons avec les travaux antérieurs, et notamment avec l’enquête de R. Collignon sur les Côtes-du-Nord. Non seulement par suite dles différences de technique (cet auteur n’envisageait que l’indice du visage), mais aussi parce qu'aucune mesure ne fut prise, et seules quelques appréciations morphologiques furent notées.