‹ Arnaud de Villeneuve: Sa Vie et Ses ŒuvresChapitre 13 sur 42 · L. IT; contient vingt-deux chapitres dont douze con · texte numérisé non relu

L. IT; contient vingt-deux chapitres dont douze con

sacrés aux maladies des femmes, sept aux intoxications d’origine animale ou végétale, le reste à des lésions diverses commelesfistules, le cancer, l’anthrax.

. L. IV formé de trente-trois chapitres. Les quatre pre-

miers et les vingt derniers sont attribués à l'étude des fièvres. Le chapitre XIT est uniquement consacré à l'examen des urines, à la description des caractères principaux, à leurs réactifs. Le reste traite de la pleurésie, de la pneumonie, de la phtisie, des maladies du foie et des intestins, des abcès du cerveau et de la phrénésie (méningite).

Ce traité, le plus long et le plus complet de pathologie a été fort discuté : on l’attribue aussi à

Frebh MERS 6

un Arnaud de Naples (de Renzi). C’est un de ceux qui renferment, en dehors des doctrines, le plus de renseignements sur le siècle et sur les contemporains: les citations d'auteurs y abondent.

HIS TENEMENS

Mss : 3074 München.

Pages 170. Practica summaria seu regimen magistri Arnaldi ad instantiam Clementis summi pontificis. — Traité \ de thérapeutique contenant vingt-neuf chap. très courts de recettes brèves et précises, multiples contre tous les symptômes qui peuvent se présenter. Pas de théorie : rien que des applications de thérapeutique à des cas bien limités de pathologie. A Ia fin, deux lignes ne se rapportant pas au texte, semblent avoir été ajoutées par un copiste entiché d’astrologie.

Edopr'X NT Mss : 2848 München.

— 177. De modo præparandi cibos et potus infirmorum in ægritudine acuta. — Traité d'hygiène des malades. Arnaud y indique les délicates et habiles attentions que l’on doit avoir pour les malades : le moyen de leur faire accepter les médicaments qu’ils refusent et les aliments qui leur sont nécessaires.

Edpr.: XVII.

Mss : 230 Oxford.

— 180. Compendiumregimainisacutorum.— "Traité d'hygiène spéciale, bien inférieur aux autres et particulièrement au précédent : les divisions scolastiques y sont nombreuses, quelquefois même contradictoires; les régunes alimentaires y sont répartis en cinq groupes.

Ed.-pr. : XVIII.

Pages 182. Regimen sive concilium quarltanæ. — Ce traité d'hygiène affecte la forme d'une lettre : il est adressé à un pape, vraisemblablement Clément V et semble faire suite à un certain nombre de consultations écrites du même genre : c'est par conséquent de l'hygiène spéciale à un individu. On n’y trouve que très peu de formules thérapeutiques.

Edepr.s: XIX.

— 184. Concilium sive cura febris hecticæ. — Traité d'hygiène et de thérapeutique. C’est une lettre adressée à quelqu'un pour un tiers malade; un régime y est institué pour les quatre saisons de l’année, la maladie étant considérée comme chronique : l’auteur y joint quelques formules pour les poussées aiguës.

HÉRPEMELIXE |

— 186. Concilium sive regimen podagræ. — Traité de théra-

peutique : compilation de formules d’abord séparées, de médicaments sédatifs de la douleur. A la fin, en bloc, l’auteur donne une grande quantité de recettes empiriques.

Edope. XXI:

Mss, : 456 München.

— 188. De sterililate tam ex parte viri quam ex parte mulieris. — Pathologie et thérapeutique. Ce traité se divise en deux parties : la première de quatorze chap., signale les causes de stérilité venant de la femme, régime, hygiène du coït, maladies de l'utérus et donne pour chacune de ces affections un traitement. La deuxième de huit chapitres expose les causes émanées de l’homme : gonorrhée, priapisme, approximeron (Anaphrodisie), anomalies de constitution.

Edpr AA Mss : 77 München, daté de 1387.

Pages 196. De Signis leprosorum.— Traité de pathologie : symptomatologie de la lèpre : les signes au nombre de vingt-trois se tirent de cinq sources : urines, pouls, examen du sang, voix et examen des membres. Les variétés de lèpre y suut classées par humeurs.

Ed pre XIVe Mss : 77 München.

197 Oxtord. Collège Saint Jean-Baptiste.

— 197. De amore heroïco. — Traité de pathologie nerveuse en forme de lettre adressée à un médecin de Sardaigne. Ce traité très curieux contient en quatre chapitres : les symptômes, l’origine, les complications et le traitement de la folie érotique. La marche qu’il assigne à cette affection, les complications qu'il y décrit, reproduisent exactement certaines formes aujourd’hui bien caractérisées de délire systématisé.

HORPE OCNN EE Mss : 17847. f° 104 B. N.

456 München.

— 200. De venenis. — Traité de thérapeutique et de toxicologie; un de ceux où l’on trouve le plus d'observations et de renseignements utiles. D'abord la description de toutes les thériaques connues, contrepoisons généraux : puis l'énumération des toxiques et la symptomatologie des empoisonnements : en troisième

lieu la posologie et les indications des différentes thériaques dans toutes les variétés d'empoisonnement. Les Arabes, Dioscoride et enfin Pline sont surtout

cités dans ce traite.

POMDER DUR EX Mss : 257 München.

’ages 216. De arte cognoscendi venena. — Traité que l’on peut rattacher à la thérapeutique : précautions à prendre pour ceux qui craignent d'être empoisonnés : préventifs et contrepoisons : le traité est court et sans grand intérêt.

Ed; pr: XXX.

Mss : 630 B. N.

456 mss. lat. München.

— 218. Contra calculum. — Ce traité de pathologie est un

des plus médicaux de l’auteur : les trois premiers chapitres sont consacrés à des considérations justes et élevées sur le rôle du médecin et sur la puissance de la médecine : les quatre suivants traitent de la lithiase rénale et vésicale, de ses causes, de sa thérapeutique. Le dernier chapitre formule un régime pour les calculeux. 11 semble adressé à un pape ou à un prélat (Benoit XI ?) Manque dans l’éd. princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

— 22%. Regimen curathivum el præservatlivum contra catarrhum. — Ce traité comprend en cinq chapitres des formules de médecine pratique ; le régime des tempéraments sujets aux rheumala s’y trouve formulé : variété des catarrhes aigus et chroniques {chauds et froids) ; traitement. Le traité se termine par une formule très religieuse qui peut faire croire qu’il a été écrit pour un membre du clergé.

Manque dans l'édition princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

Pages 230. De tremore cordis. — Traité de pathologie sans doute très original : les citations d'emprunt habituelles ne s'y voient pas et le ton est bien personnel, L'auteur y distingue des palpitations symptomatiques de lésions cardiaques, d’abcès (péricardite etendocardite ?) et d’autres, reflexes de lésions éloignées ou d’un état général morbide, Le traitement repose sur les évacuants, les diurétiques qui diminuent la pléthore des humeurs. Le régime est longuement étudié.

Manque dans l’édition princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

— 236. De epilepsia. —Traité de pathologie de vingt-six chapitres et deux suppléments. On y trouve développées les divisions ct les théories du De parte operativa et du Breviarium, A la fin, un régime préservatif de l’épilepsie pour les enfants.

Manque dans l'édition princeps.

Mss. 77 fonds latin München.

— 254. De esu carnium. — Défense du régime des Chartreux contre les Jacobites (frères prêcheurs). Les Chartreux se privaient de viandes ; les autres ordres ne suivaient pas le même régime et reprochaient à celui-là son abstinence qui, disaient-ils, était dangereux, surtout aux malades. Arnaud montre que l'usage de la viande n’est pas nécessaire, souvent nuisible ; que

; des centenaires ont véeu delégumes, et s'appuie sur-

| tout, dans cette querelle religieuse, sur les textes

à bibliques ; il traite durement les adversaires des

Chartreux, voyant dans leurs réclamations le seul 4 désir du bien-être matériel.

Manque dans l'édition princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

D het 4 CAP CRETE fl SAR 2 à) CEE ES, € WALES CR { S r Ch 0] t

Mss. : 4529 de Wien.

| 173 de Metz.

Désigné aussi par les catalogues anglais comme se trouvant dans la bibliothèque de Robert Burscough.

Pages 257. Recepta electuarii mirabilis præservantis ab epidemia. — Courttraité de thérapeutique ne contenant qu'une formule : l’électuaire en question se fait en extrayant du sang humain le sérum et en le distillant avec de la rosée, des aromates cet différentes

plantes.

Ed. pr. LV.

Mss. : (provençal) du Vatican.

— 9258. Deornatu mulierum. — Recettes de toilette, d’hy-

giène, de parfumerie ; quelques formules thérapeutiques spécialement pour les maladies de la peau. Plusieurs pages sont consacrées à des détails qui ne relèvent pas de la médecine et s'adressent à une clientèle féminine très spéciale.

Ed. pr. XXXIII.

— . De decoratione. — Mêmes recettes que le précédent, beaucoup plus court. Ce n’est sans doute qu’une compilation du premier traité.

Ed. pr. XXXV.

— 273. De dosibus theriacalibus. —

consacré à l’étude de la thériaque et des médica-

4 Al

lraité de thérapeutique

ments thériacaux ; l’action spéciale de la thériaque y 4 est décrite, différenciée de l’action alimentaire comme de l’action toxique, mais rapprochée des deux. | Edpr'°XXXIF

64 ARNAUB DE VILLENEUVE

Mss.:06969 10447, et0971 1072" B°N 7 411 München.

294 nouv. Collège Oxford {extraits.)

Pages 276. De conferentibus et nocentibus principalibus membris. — Memento de thérapeutique de vingt chapitres. Le traité est d’ailleurs incomplet : dans cette édition comme dans la première, il s'arrête (I. 280 c.) au milieu d’une phrase.

Ed. pr. : XXXVIII.

Mss. : 456 de München.

173 de Metz.

— 280. De physicis ligaturis tractalus translatus de Græco in latinum. (d’autres éditions portent « de Arabo in latinum » ). — Ce traité, sous forme de lettre, répond à la question suivante posée par le correspondant d'Arnaud : les incantations, talismans, conjurations peuvent-ils servir au médecin ? En est-il fait mention dans les livres anciens, grecs ou indiens (sic)? Le traité, très court, comprend un certain nombre de formules magiques, de recettes curieuses : l’auteur déclare ne pas les avoir expérimentées, mais ne pas vouloir les rejeter a priori. Ce traité est vraisemblablement une traduction de Luea ben Costa.

Ed'prr te

Mss. : 6971, f 72. — 16089, f 142. — 7337, PATA BIEN:

277 de l'Ecole médecine Montpellier (sous le nom de Rhazès.)

— 297. Tableau synoptique précédant le traité suivant sur les règles générales des fièvres et le résumant.

PORT IETNNTA

Pages 298. Traclatus de regulis generalibus febrium.— Traité de

pathologie. Les fièvres, dit-il dans ses vingt-cinq règles, peuvent se traiter par évacuation (saignée, vomissement, sueurs), par altération (modification des humeurs et par suite des symptômes), par réfection (c’est-à-dire par réparation de l'organisme iésé). Ces règles renferment beaucoup de règles d'hygiène, quelques formules et surtout une étude sur,les indications des médicaments.

Ed. pr. XLVII.

Ce traité a été fort discuté : l’auteur s'y dit un

disciple de Barthélemi et Arnaud n'a pas vraisem-

blablement été disciple de ce médecin.

Page 1