Saint Silvestre in copife. (V. Gregorovius, IV, p. G
l. « La colonne d'Antonin et la petite église Saint-André, à côté, apparlonant au cloître de Saint-Silvestro, ont été aliénées depuis bien des années par bail à long terme, avec les offrandes apportées par les pèlerins sur le grand et le petit autel. Pour que cela ne se renouvelle jamais, nous maudissons par l'autorité du prince des aptMres, Pierre, par celle de saint lîtienne, saint Denys et saint Silvestre, et nous enchaînons avec le lien de l'excommunication, l'abbé et les moines, pour le cas où ils oseraient se permettre de donner à titre de location et de bénéfice la Colonne et l'Église. >* (Gregorovius, IV, p. 042.) — V. aux Pièces /ustifimtii'tts l'inscription (placée dans l'atrium du cloître) qui relate ce lait.
.■;. La colonne funéraire d'Antonin le Pieux, longtemps altandonnée, servit à réparer l'obélisque de Psamménit sur le mont Citorio.
loiiin, au sud du niont Citorio, formé tout entier des ruines de l'amphitliéàtre de Stalilius Taurus. — De l'autre côté de la petite colline, l'é^^lise Saint-Laurent in Liirinu nous indique la place d'un temple de Junon Lucine, mais rien que la place : aucun vestige du temple antique !
Passons entre le mont Citorio et le Tibie. Dans le nouveau Champ de Mars, non loin des églises de Santa Maria in Posterula et de Santa Maria in Canipo 31arzo, voici le Cirque d'Alexandre, comme on l'appelait au moyen âge. L'enceinte intérieure est encore libre : les Romains pourront bientôt, quand ils voudront oublier leurs misères, y contempler des jeux « fort différents des premiers ' » . Le stade est muet maintenant, à moins que quelque partie de ses ruines n'ait servi d'assise aux forteresses des Romains.
Un préfet de la ville, Chromatius, avait élevé, près du cirque , un palais célèbre à Rome : il tombe en ruines ; et l'auteur des Mirabilia peut, sans se compromettre, le décrire comme un temple, tout entier de verre -, de cristal et d'or ; car déjà de pauvres Juifs ont construit dans les décombres une pauvre synagogue. C'est là (dit le Rituel) qu'ils chantent leurs canliciues.
Signalons encore le mont Giordnno, dont on n'indique pas l'origine, et l'Arc de Théodose, (Iratien et Valentinien, en face le pont .Ëlius; et nous remonterons le Tibre jusqu'au iMausolée d'Auguste. Les abords en sont peu encombrés, et le tombeau a échappé jus-
1. Le Poir^e Tapiielle l'n i^mpl.icpiiu^iit pôiir recevoir \e popu/nir^.