Te/uplinii O/ovitreitffi
qu'ici au risque d'être changé en forteresse. Le Pogge le retrouvera au quinzième siècle décoré de ses deux obélisques.
Nous sommes arrivé à une partie de Rome difficile à décrire. Les grandes collines des Jardins (Pincio), du Quirinal^ du Viminal, du Cœlius et de l'Aventin, ont jeté les antiquaires dans des conjectures sans bornes. Cette partie de la ville, depuis longtemps abandonnée, quand les premières recherches archéologiques commencèrent, n'offrait pas aux investigateurs la ressource des noms corrompus, mais souvent expressifs, de monuments nouveaux élevés sur les anciens. Partout des ruines innommées. Voilà ce qu'a trouvé le Pogge au quinzième siècle. A l'exception des (( Thermes » , on ne sait presque rien sur ces cinq col lines. Nous allons y jeter un rapide coup d'œil.
Les ruines espacées sur la pente du Pincio sont pour la plupart des sépultures inconnues, parmi lesquelles on cite pourtant celles des « Domitius » . — Je crois que « le beau portique, oublié par la Fortune entre le Quirinal et le Champ de Mars», n'est autre que celui du Temple du Soleil ', près des Thermes de Constantin , dont les ruines s'appelaient alors les Comtantines. — Le Pogge remarque que leur architecture était très-différente de celle des autres Tliermes. 11 fut étonné d'y voir encore quatre statues : u deux debout et deux couchées. » — Depuis cette partie du (juirinal jusqu'au nord de la colline, rien que des débris sans nom. Citons en passant les ruines
1. Construit par Aur<^lien. Rien n'est moins rerlain; mais c'est le nom qu'on lui donne gént^ralement.
nombreuses des Jardins de Salliiste ', à l'exlréniilé du Pincio, et revenons aux Thermes de Dioclétien *, encore appelés du nom de leur fondateur. « On n'est pas sans s'étonner, dit le Pogge, qu'une telle masse d'édifices ait ser\i à un si vil usage^ ainsi que tant et de si hautes colonnes en marbre de genres si difTérents. » C'est sans doute pour les faire servir à un usage plus noble que les Papes les vendaient aux princes étrangers ^
Dans la vallée Quirinale et sur le Viminal, on a trouvé des substructions * [âu milieu des vignes) ' dont une profonde obscurité enveloppe l'origine.
Il y avait à Rome, au moyen âge, un lieu appelé « Jardin de la Tour de Néron » : était-ce la Tour de Mécène et les Esquilies? — Du faîte de ce monument, s'il existait alors, un horizon désolé s'offrait au spectateur. Depuis Rome jusqu'à Tibur, les aqueducs coupés, les vastes « Columbarium » des familles romaines — dont on ne sait pas les noms^ — les restes des villas antiques, les temples et les tombeaux ruinés jonchaient le sol de débris méconnaissables. Parmi eux, on nomme encore dans le Campo E^quilhio le château de l'Aqua Julia. l'arc de Gallien et plus loin le