V. Baronius de 114.J à
3. Un chroniqueur contemporain, Robert, ne dit que ces mots fort vagues : « Le Pape Eugène, de retour en Italie, lutte contre les Romains avec des alternatives de succès et de revers.» (Papa Eugenius, in Italiam regressus, cum Romanis vario eventu confligit.) — Ann. 1149.
4. « Viterbium veniens ibi per aliquod tempus raoram fecit. » (Ott. Fris. VU, 31.)
par les Romains à propos de la ruine de Tibur ', il lui fallut quitter Rome encore une fois et pour longtemps *. Othon ne donne pas le nom des villes qu'il honora de sa présence^; mais il est probable qu'il parcourut lentement l'Italie, se dirigeant vers la France où nous le retrouvons en 11 47. Louis le Jeune le reçut à Paris'*. Là Eugène exhorta les Français à la croisade , puis condamna des hérésies et présida des conciles. — Il assiste au concile de Reims ^ (1148). Il avait été précédemment à Ghàlons et à Cluny^ Ce fait est raconté par uu témoin oculaire ^ qui ajoute : « Après avoir salué ses frères, il s'en sépara, se rendit en Italie et parvint à Rome^ » Baronius fait remarquer lui-même qu'il n'entra pas dans la ville, mais resta dans les lieux voisins ^ Il s'était arrêté à Brescia, et de là, informé du schisme que tentait Arnauld, il écrivit à tout le clergé de Rome la lettre déjà citée (1148). 11 voulut se rapprocher de la ville où son autorité méconnue était d'autant plus nécessaire, mais non pas cependant
1. « A populo Romane pro excidio Tiburtinorum in tantum de die in diem sollicitatur... » (OU. Fris., VU, 31.)
2. A la vérité le Pape avait dans Rome des forteresses capables de le dé' tendre contre les Romains ; mais, outre qu'il fallait y arriver, il fallait en sortir. Cette sombre réclusion ne devait pas beaucoup tenter les Papes, habitués à la vie active.