Metuendus princeps... » Gunt. Ligur. III
pourrait tenter de lui résister, et son caractère indomptable lui faisait voir partout des révoltes contre son pouvoir. C'est ainsi qu'il considérait la tentative des Romains. Pendant que ceux-ci se réveillaient au souvenir de l'antiquité républicaine, Frédéric, avide de puissance et de grandeur, voulait ressusciter la Rome impériale, et rêvait d'en être le César ^ Et comme il savait quel prestige avait toujours exercé sur les esprits depuis Cliarlemagne la cérémonie du couronnement, il voulait qu'à tous ses droits vînt se joindre encore le droit divin. Son intérêt l'obligeait donc à fermer les yeux sur les torts du Saint-Siège, et à faire un traité avec Eugène, qui allait d'ailleurs lui sacrifier l'alliance de Roger \
Le nouvel Empereur avait trouvé à la cour de son oncle un homme important et distingué ^ avec l'opinion duquel on comptait^ et qui, par malheur, était tout aussi despote que son maître. Il joignait à sa passion pour l'Empire et l'absolutisme* un grand dévouement à la cause du Pape. Nous parlons de Wibald,