‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 138 sur 176 · Il vient de censurer Ico mœurs du clergé · texte numérisé non relu

Il vient de censurer Ico mœurs du clergé

de Rome à la garde de l'Église, sans sa sentence et son consentement, et tué par les serviteurs du même Préfet pour une cause particulière (car le Préfet avait subi un grand échec de la part des Romains à l'occasion des doctrines du même Arnauld) ; si cela est vrai, certes ceux qui n'avaient pas empêché sa mort, en laissant en outre brûler la victime et jeter ses cendres dans le Tibre, ne craignirent pas de faire retomber sur la maison sacerdotale la responsabilité du sang versé. Ils avaient pourtant l'exemple de David qui, pour honorer Abner, fit faire de belles funérailles, et pleura devant sa victime pour écarter de sa maison et de son trône l'imputation d'un sang injustement répandu : mais c'est leur affaire. Cela ne nous regarde en rien, nous qui n'avons à souhaiter à notre Sainte- Mère l'Église romaine que ce qui est bon, juste et honnête. J'ai cru devoir dans ce passage insérer ces mots sur les doctrines et sur la mort d' Arnauld; car, si je ne veux pas qu'on pense que j'approuve des doctrines perverses, enfantées par un homme d'un enthousiasme probablement sincère, mais peu éclairé, je veux aussi qu'on sache que je n'approuve pas la mort dont il fut injustement frappé *. »

Ainsi parle un contemporain, homme respectable et d'une bonne foi qui n'est pas douteuse. En ajoutant son témoignage à tous ceux que nous avons déjà cités, l'impression qui reste sur cet homme de bien, c'est que l'Église elle-même l'aurait glorifié comme un réformateur des mœurs-, s'il avait voulu tenir un waive dra-

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