Ce très-saint homme » (dit Platina
2. Voltaire a dit de lui avec une profonde indifférence : ... « Arnauld de Brescia, pour fruit de ses sermons, fut brûlé à Rome sous Adrien IV : destinée ordinaire des Réformateurs qui ont plus d'indiscrétion que de j)uissance. » (E^sai sur les mœurs, chap. XLVii.) Deux illustres historiens, Michelet et Henri .Martin, lui ont rendu plus de justice. « Ktait-ce un sceptique que ce magnanime Arnaldo de Brescia, le compagnon fidèle, Vécmjer d'Ahélard, le Savonarola du douzième sièclç, que cet homme qui semble ignorer les besoins de la matière, qui parle d'un ton de prophète aux cardinaux de Rome, qui, appliquant à la politique la doctrine d'émancipation qu'il a reçue de son maiire, prêche aux cités d'Italie tout à la fois l'Évangile et la République, s'efforce d'arracher Rome et la péninsule au Pape et à l'Empereur, et meurt sur le bûcher en martyr de la liberté, après avoir vécu en tribun et en saint? » (Henri .Martin. Histoirec/e Fronce, t. ni, p. 323.)