‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 15 sur 176 · S. Bern., Épit · texte numérisé non relu

S. Bern., Épit

3. Arnauld accompagna son maître à Saint-Denys, et séjourna avec lui au Paraclet plusieurs années dans la plus étroite amitié. (U. Francke, p. 31.) Fessier {Abélanl et Héloïse) ne se borne pas à cette assertion. Il dit qu".\rnauld proposa à son maître d'aller trouver les sectaires dans le sud de la France, mais qu'Abélard repoussa cette proposition comme contraire ;1 sua caractère philosophii|uo. Il dit encore qu'Abélard s'échappa de Saint-Denys avec le secours d'Arnauld, i'!, (jnand le ParacUt lut fundé, conlia i\son ami la chaire de rhétoriciue i-t ilo grainniairc. (Voir 11. Traïuke, p. 31.)

nastère de saint Gildas, entouré d'ennemis au dedans et au dehors. Saint Bernard et saint Norbert ^ avaient l'œil ouvert depuis le Paraclet. Ses plus chers amis l'abandonnaient. H essayait de prouver dans cet écrit la pureté de ses intentions, et craignait plus que jamais de passer pour hérétique. Tout en un mot l'engageait à la prudence. Arnauld était un ami compromettant, et sans doute le clergé français prononçait déjà son nom avec une sainte horreur ^.

Quoi qu'il en soit, cet acte de dévouement rentre tout-à-fait dans le caractère du réformateur, qui ne redouta jamais ni la haine des moines ni la censure du clergé.

1. Priores gemuli quum per se minus valerent, quosdam adversum me novos apostolos, quibus mundus plurimum credebat, excitaverunt. Quorum aller regularium canonicorum vitam, aller monachorum se ressuscitasse gloriabaLur. {Hist. calam.)

2. Arnauld avait probablement commencé à prêcher en Lombardie.

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