Baronius, ann
2. Voici le titre de la lettre qu'il lui adressa après le concile de Sens : « Venerabili Domino et carissimo Patri, ma^jistro Guidoni, sancta' RoniauiL' Kcclesiœ Dei gratia Presbytero Cardiuali, Bernardus Clara^vallensis vocatus Abbas. »
3. « Il prècHera en toute sécurité et persuadera ce qu'il voudra, le familier et le commensal du légat apostolique. » Kt plus loin : « L'Eglise de Dieu pour la(|iiolle vous remplissez les fonctions de Légat. « (S. Bern., epist. 19ti.
pays de préférence à tout autre. On aime toujours à revoir plus tard les lieux où l'on a vécu. Puis les luttes scolastiques , qui préoccupaient les esprits, avaient de quoi l'intéresser, lui savant et théologien, lui surtout qui en connaissait les acteurs.
Cependant, s'il fut nommé légat en France, ce n'était là qu'une mission extraordinaire \ puisque le légat ordinaire -, Geoffroy-Cou-de-Cerf, évêque de Chartres, assistait au concile de Sens, et ne naourut qu'en l'année 11491
Baronius ne nous dit pas en quel mois de l'année 1140 Guido fut revêtu de cette nouvelle dignité; mais, puisque saint Bernard lui écrivit après le concile de. Sens en même temps qu'à tous les membres du sacré collège^, il est clair que Guido était encore en Italie vers la fin de l'année 1140 ^ C'est donc dans les derniers mois qu'il fut nommé ^ et peu après que, se rendant à son poste, il rencontra à Zurich ^ Arnauld qui, fuyant en vain la colère de saint Bernard, avait été forcé de se réfugier au milieu de la Suisse. On pourra nous objecter que Zurich n'est pas le plus court chemin pour aller en France ^ Mais voyager