‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 74 sur 176 · Pet. Clun., epist., Y · texte numérisé non relu

Pet. Clun., epist., Y

2. Il avait aussi rendu des services connue bibliothécaire, mais cola importait peu à des ignorants.

voulant poser aucune borne à leur folie, ajoutent un Patrice ' aux sénateurs^ qu'ils avaient auparavant institués, et, choisissant pour cette dignité Giordano, fils de Pierre de Léon, se soumettent tous à lui comme à un prince. Puis ils vont trouver le Pontife et réclament pour leur Patrice toutes les Régales ^ tant pour Rome que pour le dehors. Prétendant qu'à l'exemple des anciens Pontifes, il devait se contenter des dîmes et des offrandes, ils ne craignirent pas d'affliger chaque jour de plus en plus l'âme d'un juste... » *.

A partir de cette année 1144, les Romains commencèrent à compter de la rénovation du Sénat, et la vieille formule S. P. Q. R. ' reparut dans les actes publics. Pendant que les Romains bravaient ainsi sou autorité, Lucius avait encore à souffrir d'un démêlé avec Roger de Sicile. 11 voulut, à tout prix, dans ces circonstances difficiles, d'un ennemi se faire un allié; mais ils ne purent s'entendre tout à fait. Cependant ils conclurent à cette époque une trêve, dont les conditions sont rapportées dans la lettre des Romains au roi Conrad. Le Pape écrivit à ce sujet à Pierre le Vénérable, qui était venu à Rome le féliciter lors de son

1. Pour remplacer le iirclet nommé par le Pape. Voir pour le mot l'atricius Du Gange (éd. Henschel, V, 141).

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