‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 81 sur 176 · Plin. Hist. nat., xxxvi · texte numérisé non relu

Plin. Hist. nat., xxxvi

2. Les artistes grecs fixés à Rome ne purent arrêter rette décadence inévitable. Ce qui l'accéléra, ce fut lo mélange souvent barbare du style grec et du style romain, si dilTérents !

3. Ceux-ci descendaient en droite ligne de ce Mummius, qui avait abandonné au grand-pére de Lucullus ses plus belles statues, parce qu'il n'y attachait pas d'importance, l'n jour qu'il envoyait A Rome plusieurs chel'sd'œuvre des maîtres, il avertit ceux qui devaient les accompagner que, en cas d'accident, lisseraient tenus de les remplacer. — Ce Irait est caractéristique. Combien do Romains ne voyaient, comme Mummius, dans un objet d'art que .sa valeur intrinsèque! fN'. Strabon, vni, 6, 23.''

encore des temples grecs, ses statues sont debout; Auguste peut jeter un cri d'admiration.

Au moment de la mort de César, la ville contenait déjà près de trois cents temples ', les uns consacrés aux dieux par les rois de Rome, les autres élevés pendant les guerres puniques et pendant celles des Gaules^, à l'occasion et aux frais d'une victoire; quelquesuns construits parles patriciens, sanctuaires de famille, qui recevaient les portraits de leurs ancêtres. Les plus belles statues delà Grèce, après avoir orné le triomphe des généraux, étaient venues successivement s'accumuler dans ces temples. ((Grâce à toutes les spoliations de la conquête^ dit Ampère ^ soit au profit de l'État, soit au profit des particuliers, Rome se remplit de statues grecques : Millier dit qu'on les comptait par cent mille. »

De tous les temples romains, le plus beau et le plus souvent décrit était celui de Jupiter au Capitole. Le dessin de François Piranesi * peut en donner l'idée. L'artiste, habitué à vivre au milieu des ruines de l'an-

1. Il Y a eu à Rome emiron quatre cents temples ou sanctuaires. A partir d'Auguste on suit très-bien leur construction et leur dédicace; et il est facile de voir que le plus grand nombre existait au commencement de l'empire. (V. le Dictionnaire des antiquités du D*^ Smith, trad. par M. Theil. Paris, FirminDidot, 1863.)

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