J. J. Ampère : Histoire romaùie à Rome. — Paris
2. Notre cadre ne nous permet d'entrer dans aucune considération sur l'art. — V. Ampère, Hist. rom. à Rome, — Winckelmann; Histoire de l'nrt. — K. Beuli'; : Cameries sur l'art, un préjugé sur l'art romain.
jri'ec, transporté violeminont à Rome, h pureté et hi simplicité majostueiise de ses temples, de ses portiques et de ses statues. On peut dire : transporté violemment, car la conquête avait dépouillé les villes grecques des plus belles œuvres de la statuaire, de la céramique et de la peinture, et quelquefois même des pierres de leurs monumeiils, témoin les colonnes du temple de Jupiter Olympien h Athènes, dont Sylla lit décorer le nouveau portique du Capitole *. Mais les Romains n'étaient pas des Grecs ; et l'art divin, qu'ils croyaient avoir conquis avec la Grèce, devait bientôt dégénérer chez eux-. — Au fond, ils se souciaient peu de la pureté de la forme et de la simplicité antique. Ce qu'il leur fallait, c'était la lourde magnificence qu'apporta l'Empire avec lui. Ils aimaient surtout, comme leurs fils du douzième siècle \ les constructions colossales, les toits et les lambris dorés; et nous avons retrouvé sans étonnement Cb goût national presque barbare chez un chroniqueur du moyen âge, l'auteur inconnu des Mirabilia. Il est curieux de le voir décrire complaisamment des palais de cristal et d'or, ou se livrer à des récits fantastiques, quand il n'a devant lui que des édifices dépouillés même de leur revêtement de marbre. — Mais n'anticipons pas. Rome renferme