‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 85 sur 176 · V. Aulhouy, Hicli., voc. Septa · texte numérisé non relu

V. Aulhouy, Hicli., voc. Septa

3. Construite en 179 av. J. C. par L. .Kmilius Lepidus et M. Fulvius Nobilior.

mentionne la B. Opimia, près du temple de la Concorde, et la B. Argentaria au pied du Clivus Argentarius, toutes deux aussi dans le Forum. Ont-elles porté d'autres noms? Les savants ne sont pas d'accord sur ce point; mais il est certain que la B. iËmilia et la B. Julia n'étaient pas les seules. Suétone dit : « Édile, César ne se borna pas à orner le Forum, le Comitium et les basiliques '. » Pour qu'il n'y en ait eu que deux au temps d'Auguste, il faudrait admettre qu'une seule était debout à la mort de César; et Suétone dit : « les Basiliques » .

C'est dans le vaste espace du champ de Mars , loin des rues étroites, escarpées, bordées de hautes maisons qu'enfermait autrefois l'enceinte de Servius, que les plus beaux monuments de Rome se pressaient au milieu de la verdure des promenades. On y comptait au moins dix portiques, tous célèbres. Les uns entouraient des temples, les autres regardaient un champ de course : celui-ci servait d'abri à l'entrée ou à la sortie des théâtres, celui-là de bibliothèque. — Notre cadre ne nous permet que de les citer : Les deux Portiques de Pompée ", dont l'un était une véritable galerie de tableaux. — Le P. d' Agrippa. — Le P. de Philippe, construit par le beau-père d'Auguste, orné d'œuvres d'art admirables. — Les deux P. Minucia. — L'ancien P. Metellus , relevé par Auguste sous le nom de P. Octaviée, et décoré avec une magnificence extrême. — Un second portique du même

1, Suétuue. J . César, X.

2. V. Ampère. Uist. rom. à Rome, IV, p. 304. — A l'exception de ceuxci et peut-être des P. Europœ et Minucia, tous ces édifices s'élevèrent corame par enchantement bOus le règne d'Auguste.

nom : P. Octavia, qui est encore l'œuvi'c d'Auguste et de ses amis. — Le P. Polac , bâli par la sœur d'Agrippa, dans le « campus Agrippiv » , sur la pente du Pincius. — Le P. Europae ', également dans le « campus Agrippi^c» . - — Ajoutons à ces portiques le P. Livicc et le P. Lucii , sur l'Esquilin, près des Thermes de Caius et de Lucius, élevés tous deux par Auguste , le premier sous le nom de sa femme , le second sous celui de son petit-tils '. Il y avait encore dans les Thermes, les Gymnases, les Villas €t les maisons particulières, un nombre considérable de portiques, innommés et oubliés.

Les Arcs de triomphe, monuments tout à fait romains, étaient aussi rares au temps d'Auguste, que les portiques, édifices grecs, étaient nombreux. Sans doute l'usage de les construire en bois et de les décorer seulement pour le triomphe, n'était pas encore complètement perdu à Rome ; car les auteurs ne font mention que de l'Arc de Fabius, au commencement de la voie Sacrée, et de celui d'Auguste ^ dans le Forum Romain, près du temple de César. L'Arc de Drusus, à l'entrée de la voie Appia, appartient à cette époque, ainsi que l'arc élevé, d'après un sénatus-consulte, entre l'Aventin et la rive du Tibre, par P. Lentulus Scipion et T. Quinctius.

On ne voit pas qu'Auguste, qui savait dépenser des

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