V. Ampère et Smith
2. Nous oublions le P. Argonautanun, qui avait pris son nom d'une pein-lure célèbre.
3. Cet arc, qui n'existe plus, était destiné à perpétuer la mémoire d'un lait important et caractéristique, un triomphe après une guerre civile. Comme César avait triomphé après Pharsale, Octave triompha après Actium.
sommes folles pour les plaisirs du peuple, ait élevé de nouveaux cirques. L'immense cirque de Tarquin , dit Circus maximus . nouvellement agrandi par César , suffisait d'ailleurs. Il abritait facilement les nombreux spectateurs que le cirque Flaminius ne pouvait contenir '.
Auguste fit mieux que de construire un cirque, ce qui n'était pas nouveau : il creusa un lac dans les jardins de César , sur la rive droite du Tibre, au pied du Janicule , et l'entoura d'un amphithéâtre, semblable à ceux où l'on donnait les combats de gladiateurs. La Naumachie d'Auguste" était exclusivement réservée aux représentations de batailles navales. Un aqueduc construit exprès alimentait son vaste bassin.
C'est encore Auguste qui acheva l'amphithéâtre de Statilius Taurus^ à peine commencé par César; il lui plaisait de reprendre le projet du dictateur, et surtout d'étonner Rome par le^premier amphithéâtre en pierre qu'elle eût encore vu '*. Trois Théâtres célèbres s'élevaient alors dans le champ de Mars : l'un, celui de Pompée, avait été réparé par Auguste ; les deux autres furent construits sous son règne, le premier par Cornélius Balbus, et le second par Auguste lui-même, qui le dédia sous le nom de son neveu Marcellus. — De quelque côté qu'on jette les yeux, on trouve toujours
1 . Ou mentionne encore trois cirques, le cirque Palatin, sur ce uionl, le cir(|ue de Flore et le G. de Salluste. Ampère a cherché à démontrer que CCS deux derniers n'ont jamais existé que dans l'imagination des antiquaires.
2. César avait déjà donné une naumachie dans un lac creusé au champ de Mars. Mais les gradins étaient temporaireSé
3. 11 fut brûlé dans l'incendie de Rome sous Néron. 4i Suétone. Auguste, xxix.
la main et l'impulsion du maître. Les monuments sortent de terre, alin que tant d'édifices somptueux tassent oublier aux Romains leur servitude.
Les Thermes, qui prendront bientôt de si extravagantes proportions, commencent à offrir au peuple un luxe et un confortable inconnus sous la République. 11 y a déjà, outre une multitude de bains publics '. les Thermes de Caïus et Lucius sur l'Esquilin, construits par Julie ou par Auguste en l'honneur des fils d' Agrippa. Ce dernier avait élevé dans le champ de Mars des Thermes particuliers si vastes, qu'il put, on mourant, les léguer au peuple romain *.
De tous les grands travaux entrepris par Agrippa et encouragés par Auguste , les plus importants et les plus utiles furent : la construction de nouveaux aqueducs et la réparation de ceux de la République. Ici encore il faut nous contenter d'une sèche énumération : r L'Aqua Appia, le plus ancien aqueduc de la République % réparé en 144 par Marcius, portait l'eau jusqu'au sommet du Célius et de l'Aven tm. Il existait sans doute au temps d'Auguste; car on ne voit pas quelles eaux auraient pu approvisionner cette région de Rome. — 2° L'Anio vêtus, commencé en 273 par Curius Dentatus, s'éleva aux frais des victoires de Rome sur les Samnites. 11 portait l'eau au centre de la ville, passait sur l'Esquilin, et descendait dans les Carines. 3" L'Aqua Marcia, construit par
1. On raijporle qu'Agrippa construisit 1*0 bains public^; pendant son i^dilité. (G. Dezobry.)
2. V. le Df Smith. Thermx. On connaît la rt^putation îles bains paiiiculiers de Saliusie et de Mamurra.