‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 87 sur 176 · Construit 313 av. J.-C. par Appius Cascus · texte numérisé non relu

Construit 313 av. J.-C. par Appius Cascus

Q. Marcius Rex ', 114 av. J.-C. — Cel aqueduc portait l'eau sur le Quiriiial et jusqu'au sommet du Capitole. Il fut réparé par Agrippa. Auguste augmenta le volume de ses eaux, en y amenant celles d'une source peu éloignée sur un court aqueduc , appelé Aqua Augusta. — 4" L'Aqua Tepula^ dernier aqueduc de la République, construit en 127 av. J.-C, fut réparé par Agrippa, qui utilisa ses eaux et les réunit H celles de l'Aqua Julia. — 5° L'Aqua Crabra, destiné surtout à remplir FEuripe du Grand Cirque, existait déjà au commencement de l'Empire ; l'eau en était si mauvaise qu'Agrippa ne put l'utiliser. — 6" L'Aqua Julia, le plus étonnant des ouvrages entrepris par Agrippa pour embellir Rome. — Près de la porte Praîuestine, les trois conduites Marcia, Tepula cl Julia se réunissaient dans un vaste réservoir dont il reste encore des ruines. — 7*^ L'Aqua Virgo, œuvre d'Agrippa, destinée à alimenter ses bains. Elle descendait du Pincius dans le champ de Mars. — 8° L'Aqua Alsietina ou Augusta, au-delà du Tibre. On dit que cet aqueduc fut construit par Auguste pour ap|)rovisionner sa naumachie -.

Suétone rapporte qu'Auguste lit élargir et nettoyer le lit du Tibre, depuis longtemps obstrué par les ruines et rétréci par la chute des édifices. Il est probable que les ponts de la République furent réparés en même temps, et qu'on en construisit de nouveaux. Les historiens n'en parlent pas. Les noms suivants sont connus : P. Sublicius, .Emilius, Probi, Triuin-

). Le Séiial lui accorda environ deux niillions.

2. Smith parle encore de l'aqueduc Algentia. On ne sait par qui il lut construit, et s'il existait au temps d'Auguste.

phalis, Fahricius et Cestius; mais ce ne sont (jue (les noms. On ne peut en mettre un seul à sa place avec certitude. Le pont Cestius conduisait de l'île Tibérine sur la rive droite du fleuve; et quelques antiquaires croient que chaque pont moderne remplace un pont antique. Il y en aurait eu alors sept ou huit au commencement de l'Empire, presque tous d'un aspect monumental et ornés d'arcs décoratifs '.

On retrouve l'influence d'Auguste - dans la création des Bibliothèques publiques. C'est sous son règne qu' Asinius Pollion forma celle de l'Atrium de la Liberté. Auguste lui-même avait ouvert la B. Palatine , et fondé la B. Octavienne dans le portique d'Octavie.

il y avait encore dans Rome une foule d'édifices publics, qu'il serait trop long de décrire ici : Stades, Gymnases, collèges de prêtres, écoles de gladiateurs, écoles publiques, maisons et portiques des ambassadeurs (Villa publica et Grceco-Stasis), curies des pontifes (C. Calabra et C. Saliorum), palais des archives (Tabularium), Diribitorium, curies où le peuple s'assemblait les jours fériés pour les festins et les sacrifices, œraria, greniers publics, Ettiporàmij Macella, CarcereSy entre autres la noire prison d'Ancus ^ dont il reste des ruines , pour montrer que les maîtres du monde, qui prodiguaient aux Romains panem et circetises, ne leur épargnaient pas non plus l'horreur des supplices ; enfin beaucoup d'édifices, que l'organisation militaire, civile et religieuse de l'État, ou la

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