Ampère affirme (ju'il fut rasé par Aiirien
:». .le crftis i\n'im lui attribue .\ tort un circiue daus le cliaiiip Valiiari. C'iHait prulialilement celui île l»oiuitia, peut-être restauré par lui.
k Diocltlieri le lit probableuient disparaître |)our construire ses tliernies.
les deux Sepizonium; l'un, sur le Palatin, servait d'atrium au palais de Sévère, et l'annonçait à ses compatriotes africains entrant dans Rome par la porte Capène; l'autre, sur la voie Appienne, devait être son tombeau.
Caracalla élève un portique ', plusieurs temples d'isis; il agrandit encore le cirque Maxime, et commence ces Thermes luxueux, terminés par Héliogabale et Alexandre Sévère, dont les ruines ont laissé Ampère stupéfait d'admiration-. — Un cirque particulier, enfermé dans les jardins de Varius, près de l'amphithéâtre Castrense, a porté le nom d' Héliogabale. On lui attribue plusieurs temples du Soleil. — Son successeur construit l'aqua Alexandrina et répare le cirque de Domitien, qu'on appellera désormais « Cirque d'Alexandre » .
1. Décoré de peinlures représentant les exploits militaires de Sejjtime Sévère. (Ampère. Emp. Rom. à Rome, 11,280.)
2. C'est le lieu de dire que nous ne partageons pas l'opinion d'Ampère, qui croit que Rome n'a jamais été aussi magnifique qu'à cette époque. Sans doute, tous les Empereurs depuis Auguste ont élevé de nombreux monnments; mais on ne voit pas assez combien ils en ont fait disparaître, et le peu de souci qu'ils prenaient de ceux qui ne portaient pas leurs noms. L'eussent-ils voulu, il leur aurait été impossible d'entretenir tant d'édifices imblics : à l'exception du Grand Cirque et de Y Amphithéâtre Flavien, constamment réparés par les Empereurs, les monuments eurent pour la plupart beaucoup à souffrir de l'indifférence du maître régnant. H faut se garder de juger une ville par un seul édifice : les Thermes de Caracalla et la rue qui y conduisait ne prouvent rien sur le reste de Rome. Et puis le goût s'en allait. Au temps d'Auguste, on s'inquiétait au moins de la perspective, de la position d'un temple on d'un portique. — Qu'importe maintenant? Septime Sévère vient d'élever son arc de triomphe dans le Forum encombré, sans souci du temple de la Concorde, dont il masque les belles proportions. — .rajouterai que Caracalla dut sans doute beaucoup démolir, pour trouver l'emplacement de ses Thermes immenses. — Ampère oublie le grand incendie qui venait de détruire, sous Commode, le temple de la Pni.va\ec sa bibliothèque, la Bi/jliofhpt/np PdlotinOy 1p temple d'Apollon et une partie du Pnlalivm.
Avant les barbares, l'anarchie vient désoler Rome. Pendant trente-trois années d'un gouvernement sans nom, on élève encore deux arcs de triomphe, ceux de Gordien et de Gallion'.
Mais voici que Rome n'a plus besoin de monuments nouveaux. Aurélien n'aura pas trop de tout son règne pour dresser autour d'elle ses solides murailles. On lui attribue pourtant le temple du Soleil, dont on voit encore des ruines sur le Ouirinal, ainsi qu'un portique dans les jardins de Salluste. — Probus travaille aux murs commencés par Aurélien ; et Dioclétien, avant d'abdiquer l'empire, se hâte de couvrir le Quirinal de ses Thermes magnifiques. 11 élève aussi un arc de triomphe. — Maxence pose sur le sommet de la Velia les fondements de la basilique qui doit porter le nom de son successeur.
Avec Constantin la transformation des temples va commencer, et bientôt la ruine, qui suit toujours l'abandon. 11 laissa cependant, en quittant Rome, des monuments de son règne, ses Thermes, sa Basilique, son arc de triomphe, l'église élevée par Hélène près de l'amphithéâtre Castrense, l'église de Saint-Jean de Latran et le nouveau Palais — Domus Latercuws — qui devint plus tard celui des Papes.
Il faut nous arrêter ici. Rome d'ailleurs ne verra plus s'élever de monuments remarquables. C'est l'histoire de sa ruine que nous allons faire désormais.
Quelques historiens pensent que la décadence matérielle de Rome fut loin d'être aussi prompte que sa décadence morale; mais il nous paraît déuKuitré qu'à