‹ Arnauld de Brescia et les Romains du XIIe siècleChapitre 95 sur 176 · Le soTond fut élevé à (Jallien parmi particulier · texte numérisé non relu

Le soTond fut élevé à (Jallien parmi particulier

partir de Constantin jusqu'au douzième siècle', la destruction accomplit son œuvre ", sans que rien vienne l'entraver un seul moment.

Avant de parler des Barbares qui approchent, examinons les dégâts commis dans Rome par les clir«3liens auxquels Constantin donna toute licence ^ Son règne est célèbre par trois faits importants qui sonnèrent le signal de la décadence : la réorganisation administrative, qui entoura le pouvoir impérial d'une nuée de fonctionnaires^ hiérarchie ruineuse et formidable; la création de Constantinople; entinla religion chrétienne proclamée religion d'État. Cette révolution religieuse et politique à peine accomplie, les prêtres reçurent l'ordre de quitter les temples. Sacrificateurs, Pontifes, Augures, Vestales, — un peuple entier, — s'empressèrent d'abandonner le sacerdoce qui ne pouvait plus les faire vivre; et le Capitole désert se ferma pour la première fois. En même temps Constantin encouragea la construction des églises. Malheureusement le culte des dieux inspirait aux prêtres de la nouvelle religion une si profonde horreur \ (ju'ils aimaient mieux élever à la hâte et sans art leurs sanctuaires chrétiens, que de transformer les temples païens, ce qui les eût sauvés. Ils préféraient bâtir leurs

1. V. Gibl)on, Décad. iJe l'Einp. rom., ch. Lxxi. — Parmi les causes de ilesti'uctioii Gibbon plare justeineiit en première ligne les inondations, et les incendies si fréquents à Rome. (Incendie sous Claude, sous Néron, sous Titus, sous Uumitien, sous Commode, etc.)

i. C'eût l'ié une étude curieuse et instructive de prendre en particulier les édifices que nous avons cités, et, après les avoir vus s'élever dans Rome, de suivre leur décadence et leur ruine. Mais ce travail, pour lequel les documents manqueraient d'ailleurs, nous entraînerait trop loin. C'est un livre entier à. faire.

3, V. Gibbon, ch.LXXi.

Page 1