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CONTRE LES MEDISANS DE LA FRANCE

Françoys Villon

Si ton pays, que le Barbare enflamme, Tient hardiment contre l'envahisseur, Pour châtier la violence infâme Et consoler l'angoisse du penseur, C'est toi qui fus son plus grand défenseur! Reconnaissant nos fières origines Dans l'altitude où, brave, tu chemines, Notre vieux sang gaulois s'éveille en nous; Car tes Poilus font nos terres cousines Pour protéger la France de partout!

Puisque c'est toi que l'Univers acclame Dans les vivats qu'il accorde au vainqueur, Entends nos vœux: ils nous viennent de l'âme Et montent haut pour atteindre ton cœur. Tu refoulas les hordes du Traqueur Qui harcelait les libertés divines.

Il tombera le jour que tu devines, L'ardent joueur dont tu tiens le va-tout; Car les Poilus sortent de leurs ravines Pour protéger la France de partout!

L'Humanité prend ton nom pour dictame

Contre un César qui fut violateur.

Le Droit martyr, sur son gibet, réclame

Le glaive pur d'un régénérateur

Pour rétablir Tordre du Créateur

Et maîtriser les guerres assassines.

Demain déjà la paix que tu dessines

Remontera toutes les croix debout;

Car tes Poilus découvrent leurs poitrines

Pour protéger la France de partout!

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