‹ Arrière-saisonChapitre 12 sur 18 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

V I ENS ! Je t'aime ! Rentrons. La promenade est faite. La claire nuit de Juin vient d'allumer ses feux; Le clocher du gros bourg, où nous logeons tous deux, Se rapproche, et la lune en argenté le faîte.

Regagnons lentement l'auberge, où l'on apprête La chambre et le grand lit aux draps frais. Je te veux! Et, pour qu'en cheminant je baise tes cheveux, Sur mon épaule heureuse abandonne ta tète.

Mets un de tes chers bras au cou de ton ami ;

Traversons, enlacés, le village endormi ;

Et, comme nous voulons, dans la campagne verte,

Dès l'aurore, demain, reprendre notre vol, Nous laisserons, ce soir, la fenêtre entr'ouverte. Pour être réveillés au chant du rossignol !

REVE ELEURI

A chère, tu cueillais, en riant aux échos, Des gerbes de bleuets et de coquelicots. O journée en plein air, adorable et trop brève!, Et, dans le large lit d'auberge où j'ai dormi En sentant, près du mien, battre ton cœur ami. Pendant toute la nuit, j'ai vu des fleurs en rêve.

Page 1